jeudi 29 janvier 2009

L'Esprit Josiane, c'est quoi?


J'aimerais faire un point sur l'esprit Josiane, le "Josiane Spirit", pourrait-on oser. Oui, car elle intervient souvent maintenant, dans la rubrique du même nom, et finalement, on la connait peu. Penchons-nous donc sur la personnalité de Josiane, sur son cadre de vie, ses habitudes.
Josiane, c'est un peu notre face cachée, notre côté obscur. Nous sommes toutes un peu une Josiane.
Josiane est abonnée à toute la presse féminine. "Hell", "Jeûnez-jolies", "Femme Actuaire" figurent sur sa table de chevet. Josiane a souvent 3 kilos en trop. Surtout quand dans ces magazines on lui explique comment les perdre.
Nous, au contraire, on est toujours au top de la mode, on s'habille en Maje, Zadig & Voltaire, Comptoir des cotonniers ou H&M. Mais, le matin, il nous arrive de faire notre Josiane. Et on met un vieux short et un t-shirt, parce qu'on n'a pas la pêche. Comme Josiane, on a parfois fait des fashion faux-pas; Dans notre jeunesse, il nous est arrivé de porter des kickers. Josiane, quelquefois, elle déconne grave. Une fois, elle a claqué 150€ chez "Infini'tif" pour en ressortir avec des mèches platines. (Josiane, au naturel, elle est plutôt châtain foncé). Le pire, c'est quand, pour séduire, elle a associé cette mise en plis à un jean taille-basse, avé le string qui dépasse, et la french manucure.
Nous, on est toujours au top, bien évidemment, et on aime bien se moquer des Josiane. N'empêche, heureusement qu'elle est là. C'est un peu notre "plus moche que nous", notre beauty-baromètre, qui nous rassure et nous met en valeur.
Nous, on est toujours super futées, ça va sans dire. On lit tout ce qu'il faut lire en ce moment, on mate les bons films d'auteurs et on connait tous les bons plans des soldes de créateurs.
Josiane, elle a beau regarder Denisot tous les soirs sur Canal, elle sait toujours pas qui est Charlie Winston et elle n'en croit pas un mot quand les prêtresses de la fashion week annoncent que le jogging va revenir en force la saison prochaine.
Josiane, elle pense qu'il faut pas mettre de talons aiguilles parce que c'est pas confortable.
Nous, on connaît la recette du Mojito par coeur, mais pas celle du pot-au-feu, c'est trop ringard.
Nos références humoristiques, c'est Woody Allen, Desproges et Damien Jean. Josiane, elle, c'est plutôt "Bigard Bourre Bercy".
Josiane, elle travaille à 3/4 temps, et elle va chercher ses mômes entre midi et deux pour leur faire des nouilles. Nous, on mange pas des nouilles, mais des De Cecco al dente, et on a notre carrière à faire, merde, on n'est pas des esclaves. On a un seul enfant, voire zéro.
Josiane, elle fait la grève. Nous on n'a pas le temps, on bosse.
Josiane, elle porte des sacs à dos en simili-cuir, et connaît le prix du kilo de pommes de terre. Nous, on ne jure que par nos maxi-bags, et on se fait livrer des sushis.
Josiane, elle pose des questions con. Nous, on se pose des questions psy, c'est différent.
Josiane, elle économise une année de salaire pour aller aux Baléares, alors que l'endroit hype où aller, maintenant, c'est évidemment la fête des voisins du quartier!
Josiane, elle est nombreuse, elle est partout.
Eh bien, les filles (et les gars d'ailleurs, vous êtes tous un peu un Gérard, au fond), moi je dis, réveillons un peu la Josiane qui sommeille en nous! Josiane, c'est notre catharsis, notre "purge des passions", oui, mais pas seulement.
Qu'une chose soit claire, donc, mes lecteurs. Il n'est pas question de se Josianifier, hein. J'exige de vous la perfection, et je sais que l'excellence fait partie de vos qualités premières, ça va sans dire. (Sinon vous ne liriez pas ce blog!). Mais pourtant, si vous vous penchez un peu sur l'animal, vous vous rendrez compte que Josiane, elle a du bon sens, et les pieds sur terre, aussi. Josiane, c'est la Liberté! Stop aux diktats!
Et si nous décidions de laisser libre cours à la Josiane qui sommeille en nous?
C'est pour ça que j'ai créé une rubrique en son honneur - En Votre honneur -
Allez, envoyez-moi vos questions de Josiane, ne vous cachez plus, exprimez-vous enfin. Lâchez-prise, comme dirait Gérard Miller. La vie simple à bien des atours!
Vous avez besoin de conseils esthétiques? d'une play-list pour la communion de votre neveu? de conseils politiques (Martine Aubry, c'est juste Sophie Marceau avec 20 kilos de plus, au fond). Ecrivez-moi! Je vous répondrai, avec joie et talent!
J'attends vos questions, témoignages Josianesques et commentaires, avec impatience.
Et vous, quelle a été votre expérience Josianesque?

mercredi 28 janvier 2009

Malavita


Mes lecteurs, il faut absolument que je vous fasse part de mon coup de coeur littéraire du mois de janvier.
(oui, Josiane est en grève, elle accompagne son époux à Bastille aujourd'hui, j'y peux rien. Mais la rubrique est toujours active, et elle reviendra très vite. Posez-moi encore vos questions! vous trouverez la rubrique en haut à droite de ce blog).
Ce n'est pas Ritournelle de la faim, que j'ai trouvé très bien écrit, mais qui ne m'a pas particulièrement émue (JMG Le Clezio).
Le roman qui m'a captivée, c'est Malavita, de Tonino Benacquista, chez Gallimard.
Une famille d'américains débarque à Cholong-sur-Avre, au fin fond de la Normandie. Ces ritals d'origine se planquent dans ce coin reculé. Motif: le père est un repenti. Il bénéficie d'une protection solide, en échange de son changement de vie. New-York n'est plus qu'un lointain souvenir, et la petite famille doit donc s'adapter, encore une fois, à un tout nouveau cadre de vie, en masquant bien leur réelle identité.
L'auteur ne se prive pas de se moquer des éternels clichés sur les différences américains-français. Mais il est aussi un parfait observateur des comportements, des travers et des finesses psychologiques des hommes. Il s'en inspire, lucide et ironique, pour imaginer des personnages drôles, ambivalents, réalistes car décrits dans leur vie quotidienne. Exemple: le mari, cadre dynamique, qui n'a jamais trompé sa femme, "sauf extra-territorialement, ce qui ne compte pas". Le petit américain, au bout du monde, qui tombe amoureux d'une Playmate de mai 1972 rien qu'en apercevant un vieux magazine de l'époque. Les enfants du collège de Cholong-sur-Avre, qui publient dans la Gazette de l'école une grille de mots croisés s'avérant être truffée de réponses complètement pornographiques. Un homme du village, les deux bras dans le plâtre, qui redécouvre le plaisir physique avec son épouse, lorsqu'il doit supplier celle-ci, à cause d'une maladie de peau, de lui gratter le périnée. Ou bien les "seniors" d'une prison américaine, qui consacrent la durée de leur peine à étudier, passer des diplômes, devenir spécialistes en médecine chinoise ou en droit pénal, simplement dans l'espoir de voir réduite leur peine de 150 à 140 ans... pour bonne conduite. Et les bonnes âmes, toujours prêtes à donner et à participer aux associations caritatives, mais pour des raisons pas toujours pures. Et bien d'autres personnages encore...
L'imaginaire de l'auteur est hilarant, parfois cynique, souvent décalé et très ironique. Les sujets soulevés ici sont ceux qui m'intéressent particulièrement: La culpabilité, la morale, l'apparente bonne conduite, le pardon, les remords, la nostalgie, la repentance, la chance et l'injustice. Le repenti, notre personnage principal, a commis des atrocités, mais on s'attache à lui, car en changeant de pays il est censé avoir quitté son passé.
Ce bouquin me fait penser à "Crimes et délits" de Woody Allen, ou au plus récent "Match Point". Ces films, surtout le premier, dont l'humour me paraît littéralement génial, montrent à merveille la torture psychologique, les remords terribles dont une personne, plus qu'une autre, peut être victime, par sa propre faute.

Voici un petit extrait de Malavita, que je trouve absolument jubilatoire:
"Plus on lui en demandait, plus Maggie fournissait, et lorsqu'elle faiblissait, que l'idée même de charité commençait à s'émousser, le cruel rappel des ses années passées venait l'aiguillonner, et le remords la faisait avancer comme une pique dans les reins du condamné. Mais peu lui importait l'origine de son altruisme, seul comptait le résultat, pas plus qu'elle ne cherchait à connaître les raisons profondes qui poussaient les autres bénévoles à se mobiliser pour des inconnus. Au tout début de son exercice, elle avait été curieuse des motivations de chacun et avait repéré divers archétypes. Elle avait rencontré des angoissés qui se consacraient aux autres afin de se débarasser d'eux-mêmes. Il y avait aussi des malheureux qui donnaient faute de n'avoir jamais reçu et, à l'inverse, des nantis mal assumés ou des oisifs fatigués de leur inertie. Il y avait les croyants qui, auréolés de leur sens du sacrifice, allaient au devant des malheureux, en se regardant de trois-quarts dans le miroir de la béatification; ceux-là avaient la gueule de l'emploi, le sourire bienveillant mais compassé, les bras ouverts comme des vallées de larmes, les yeux tristes d'avoir vu tant de misère. On trouvait aussi le progressiste à l'écoute d'autrui, par souci de bonne conscience; le simple fait de tendre la main vers les déshérités lui procurait un incomparable bien-être intellectuel. D'autres espéraient racheter, d'un coup, tous leurs torts. D'autres encore se contredisaient eux-mêmes et cessaient de justifier leur cynisme par la décadence généralisée. Sans oublier ceux qui, sans s'en rendre compte, passaient enfin à l'âge adulte.
Aujourd'hui, Maggie se foutait bien de savoir lequel ressentait une véritable empathie pour le malheur de l'autre, lequel voyait monter en lui un réel sentiment d'indignation face à l'injustice, lequel sentait vibrer dans son coeur le diapason de la solidarité, lequel saignait aux blessures du monde. Le geste primait l'intention, et la fraternité faisait feu de tout bois. A Cholong, l'apostolat devenait à la mode, de toutes nouvelles vocations s'étaient manifestées. On allait bientôt manquer de nécessiteux.
"

Alors, ça vous donne envie?

Voir: Malavita, Tonino Benacquista, éditions Gallimard.

mardi 27 janvier 2009

Neuf Nine Nove Nueve


Ma fille, dans quelques jours tu auras neuf mois. (Permettez-moi, mes lecteurs, d'être un peu premier degré, c'est tellement rare). Neuf mois tout rond, rond comme un gros ventre. En 18 mois tu es passée de l'état de petite cellule ridicule, à celui d'un bébé de 9 kilos. Cette petite cellule aura fait du chemin; petite Sarde Parisienne.
Ta première dent est en train de pousser. C'est bête, une dent. Tout le monde, sans exception, sur cette planète, a des dents. C'est comme de dire "ma fille a des os" ou "ma fille a des yeux - un nez - une bouche". Eh bien, pourtant, c'est émouvant! Une fois qu'elle sera là, ta quenotte, tu auras franchi une étape. Une de plus. Ces neuf mois seront passés à toute vitesse. Tellement vite par rapport à ceux de la grossesse, interminables! Neuf mois de bonheur à te voir évoluer... D'abord tout le temps en train de dormir, tu t'es mise à observer ce qui se passait autour de toi. Nous te servions de cocon au début, pour petit à petit t'aider à découvrir les objets, les sons, les sourires, les caresses. Des heures passées à essayer de t'endormir, à calmer tes colères, des nuits entières à se réveiller au rythme de tes pleurs, (Un RDV important au boulot le lendemain?.. ça t'était bien égal)... Pour finalement te regarder, béatement, une fois que tu t'étais enfin assoupie, avec l'envie de te réveiller, juste pour t'embrasser encore une fois. Les tétées toutes les trois heures, nuit et jour, pendant deux mois. Mes pleurs d'épuisement, parfois, au milieu de la nuit, accompagnaient les tiens. Mais aussi les flashs, les moments de lucidité, nombreux: "Wouaouh. C'est NOTRE bébé. C'est nous qui l'avons fait! C'est complètement magique. Allez, on vérifie une dernière fois qu'elle respire, et on se recouche, il est quand même cinq heures du matin". Puis le passage au biberon, à la fois libérateur pour moi, et déchirant, violent. Tu m'appartenais moins. Je n'étais plus unique, puisque n'importe qui pouvait désormais te nourrir. Comment allai-je me distinguer? Et puis c'est passé, j'ai pu retrouver, moi aussi, un peu d'indépendance. Et dire qu'aux Etats-Unis une femme vient de mettre au monde 8 bébés. Moi, j'étais débordée (ok, je n'étais pas une pro de l'organisation à la base. Mais je progresse!) Parfois je me disais même: C'est pas pour rien qu'on est deux pour s'occuper d'un enfant, mais franchement si on était 4 ou 5 dans un couple ça serait encore plus simple!
Maintenant je tiens tes mains dans les miennes, et tu te mets debout. Tu te regardes dans le miroir, tu ris aux éclats, tu grimaces, et tu nous cherches dans le reflet, pour te rassurer. Tu fais des kilomètres à quatre pattes, tu touches à tout, ce qui t'intéresse, c'est ce qui est interdit! Arracher ta veilleuse, déchirer les feuilles d'impôts de ta mère (bon, c'est vrai, je pourrais ranger), agiter ta cuillère pleine de carottes devant les murs blancs, griffer mes paupières ou me tirer les cils et les cheveux. Tu prends toute la place, tout notre temps (Et dire que cette américaine... bref). Tu commences à comprendre que nous sommes tes parents, ceux qui t'aiment le plus au monde. Tu as déjà ta vie, ta vie-privée, même. Tu joues toute seule, tu chantonnes dans ta poussette, tu parles au pigeons et aux autres enfants. On tâtonne, on se trompe, on apprend au fur et à mesure. Tu tombes sur ton tapis, tu hésites: pleurer ou rire? Je n'ai aucune idée de ce que tu seras dans trois mois, et je me prends à t'imaginer, dans vingt ans, à passer une soirée avec tes parents au coin du feu. Qu'est-ce que tu vas penser de moi? J'aimerais pouvoir répondre à toutes tes questions, et aussi t'aider à t'en poser encore plus ensuite. J'aimerais te protéger, et je vois déjà que ta vie t'appartient. Nous sommes là pour t'accompagner. Je ne supporte plus les faits divers. Personne ne doit jamais faire de mal à mon enfant. J'essaie de déléguer, de lâcher-prise, de faire confiance aux autres. J'y arrive souvent.
J'avais envie de figer ces neuf mois, aujourd'hui, en écrivant. L'humour est venu moins facilement. J'aime bien me moquer de ma fille quand elle fait des trucs bizarres, mais c'est elle la star, aujourd'hui!

PS: bon, quand même, l'être exquis qui partage ma vie m'a soufflé un titre génial pour l'Equipe: "Normalaudou!"

dimanche 25 janvier 2009

Lundi: ça m'énerve!


Oui, c'est lundi. C'est une très bonne raison de faire la tronche. Vous êtes là, devant votre ordinateur, à siroter un café médiocre, en somnolant encore pendant que la machine s'allume. Vous ronchonnez intérieurement. Décidément, ce week-end est passé bien trop vite et vous ne vous êtes pas assez reposé, promis cette semaine, vous vous couchez à 21heures au moins une fois (ah!). Vous vous sentez bien seul, c'est horrible, en fait. Et puis ce chef qui va vous prendre la tête aujourd'hui, ou ces élèves dont l'état psychiatrique ne se sera pas du tout arrangé pendant le week-end... Et ce banquier qui vous prend le chou à se rappeler toujours à votre bon souvenir, ou bien ce maître de stage qui vous assure que, non, un stage ne doit pas être rémunéré, vous devez payer pour bosser, petits étudiants merdeux, sinon c'est pas efficace (un peu comme une méthode psychanalytique, finalement), et ce collègue qui va encore vous gonfler à vous raconter à quelle étape du jeu World of Warcraft il est arrivé samedi soir avec ses potes, et cette dame de la crèche qui va vous appeler pour vous dire de revenir chercher la chair de votre chair sous prétexte qu'elle a 37.2°C... Non, vraiment, plus vous pensez à tous ces êtres peu ragoûtants qui peuplent de près ou de loin votre territoire, plus vous constatez que cette semaine va très mal commencer.
Eh bien, mes chéris, heureusement que je suis là! Mais oui, vous allez voir, on va un peu changer de point de vue: Afin de prendre un peu de recul, et de mesurer tout le potentiel comique de cette situation, je vous propose de vous livrer à un petit exercice: Aujourd'hui, le thème va être: Exorcisons nos angoisses du lundi matin grâce aux commentaires enflammés! (On va s'amuser comme des petits fous! J'en trépigne d'excitation rien que d'y penser! clap clap clap!)
Déposez ici vos témoignages, vos cris de détresse, les trucs qui vous pourrissent vos débuts de semaine, (n'oubliez pas votre pseudo, il ne serait pas toujours judicieux de signer sous son vrai nom!)
Vous vous rendrez compte que nous sommes tous dans la même situation misérable, le lundi c'est complètement nul, même pour ceux qui ont une vie géniale! C'est pas beau, finalement, cette communion sur le Web, cette rencontre d'idées noires, cette union du lundi matin désespéré? Si, c'est beau (Je réponds pour vous, vu votre état complètement larvesque).
Marre du chef qui se croit hyper cultivé parcequ'il a lu tous les S.A.S? Marre de ce programme du bac à faire bouffer à vos nigauds? Marre de ce pèse-personne qui a sûrement été saboté pendant la nuit par le diable (Geneviève de Fontenay, par exemple)? Marre de ce mois de janvier qui se résumerait par "grand froid et indigestion de galettes des Rois"? Marre des tomates de supermarché qui ont un goût complètement débile en hiver (ben oui, on a le droit de vouloir manger des légumes pas de saison, on est en démocratie!); Faîtes le nous savoir: exprimez-vous!
Le bureau des plaintes est ouvert!

samedi 24 janvier 2009

Chris Esquerre, mon idole.


Vous savez (ou pas) que je tuerais pour boire une grenadine en vrai avec Chris Esquerre. Ce jouvenceau n'a ni le regard vif, ni la chevelure brillante. Ni l'habit de la star, ni la gouaille d'un gars de la télé. Ni le sourire agressif d'un killer, ni la voix caramel d'un doubleur de bande-annonce. Il n'a pas grand chose, en apparence, donc. Rien pour faire rêver ces dames. Sauf... qu'il a un talent monstre, un humour complètement barré, absolument décalé, qui ne sert à rien pour certains, donc, mais qui me met dans une humeur hallucinante dès qu'il apparaît: il me fait rire! rire! rire! Tous ces passages sur Canal sont, pour moi, cultes!
Rien que pour vous faire plaisir, un petit extrait d'une de ses revues de presse et... le bien connu "Keys of success"... qui me mettent littéralement en joie.
Chrissou, tu es le meilleur.

vendredi 23 janvier 2009

Prochainement en gare Saint Lazare?

Bonjour mes chatons! Parceque c'est vendredi, juste une petite video qui vous mettra du rose aux joues avant le week-end. Cliquez ici!

mercredi 21 janvier 2009

La rubrique de Josiane (2ème édition)


Bonjour mes lecteurs!
Jeudi dernier, je ne sais par quelle magie j'ai eu l'idée de lancer la rubrique de Josiane. Elle a eu son petit succès, la Josiane, et je ne suis pas mécontente de la retrouver. On va dire que voilà; maintenant, donc, le jeudi c'est la fête des lecteurs. Car vous êtes tous, au fond, une Josiane.
Envoyez-moi vos questions, je me ferai une joie de vous aider à réussir votre vie. Bien souvent, Josiane a les clés, je la guide simplement vers la bonne serrure.

La semaine dernière, Céline nous avait aimablement fait part de son problème, que je résumerais ainsi:
1- Marine, j'ai une vie plutôt agréable et je gagne bien ma vie. Seulement voilà: Je considère que mon temps de travail prend trop de place sur mes loisirs. Comment pourrai-je travailler un peu moins, tout en gagnant autant? Je vous précise que je suis prof.
Céline, tout d'abord, bienvenue! Ca change des Josiane de la semaine dernière, c'est la preuve que mes lecteurs se diversifient et osent s'exprimer! Tu as une chance, Céline, c'est que l'Education Nationale est un monde magique, et tu exerces un des plus beaux métiers du monde. Encourager les futures élites de notre pays, les faire pousser telles de petites plantes vertes, et leur servir de tuteur, pour le restant de leurs jours, alors qu'on sait que c'est pas facile à dresser ces gueux-là...C'est beau. Tu mérites, donc, quelques applaudissements. L'autre avantage que t'apporte ton employeur, M. Darcos, est que tu peux un peu dévier de ta mission première, personne n'y verra de réel changement (Tes ingrats auront le bac à la fin, globalement), et tu toucheras le même chèque à la fin du mois.
Vois ici une opportunité, une ouverture, une possibilité de t'épanouir! Tu veux plus de loisirs et moins de travail? Remplace ton travail par du plaisir! Invente des petits supplices, inflige à tes nains des gages, fais de tes 50 minutes de cours, un rêve! Le mot Travail a pour origine latine le mot Torture. Pourquoi ne pas retourner cet héritage à ton avantage? Par exemple, tu pourrais demander à tes élèves de venir en classe déguisés en génies! Tu peux même demander à l'un d'eux de mimer René Coty pendant ses séances de travail. Tu verras, ils se décarcasseront pour remplir leur tâche (et d'abord, pour comprendre la consigne), et tout ce temps perdu t'évitera de repartir chez toi le soir avec des valises de copies minables à corriger. Bref, ce sera le bonheur, ils n'auront pas appris beaucoup moins, et toi tu te seras tellement plus amusée! Je t'embrasse et te souhaite une bonne dernière ligne droite avant les grandes vacances, placée, bien sûr, sous le signe du plaisir!

2- Chère Marine, voilà ma situation: J'ai une vie exceptionnellement réussie. J'ai un travail qui me prend pas mal de temps, et qui me rapporte un max de thunes (je travaille dans le monde de l'argent). Mon mari est exquis, touche de gros bonus (même cette année, le bougre) et me rapporte lui aussi un max de thunes. J'ai la maison sur la côte, l'Audi et le duplex au Trocadéro. Starck est mon voisin, je l'ai choisi pour re-designer tout un étage. Rien qu'avec les intérêts, on peut partir à Courch' tout l'hiver et à Saint Barth les 6 mois restants. Mon problème est le suivant: avec une vie si parfaite, j'ai peur que mon fils, plus tard, ne retrouve jamais le bonheur total qu'il connaît actuellement. En plus, il veut faire l'acteur et vivre dans un deux-pièces! Je l'envoie chez le psy, en prévention, mais je doute que ces types là puissent tout régler (pourtant je mets le prix!). Que faire? Josiane
Bonjour Josiane, c'est mignon de t'intéresser à mon blog. Je comprends que la vie soit difficile pour ton fils. Etre né avec tout est loin d'être enviable, et la vie de bohême à laquelle il se prépare n'augure rien de bon pour son futur compte en banque. As-tu pensé à l'assurance-vie? C'est un placement sûr pour ce type de personnalité. Ces jeunes prennent tant de risques... autant rester sage sur l'essentiel! Une chance, il est fils unique, et vous n'êtes plus si jeunes. Il retrouvera donc, dans deux ou trois décennies au maximum, toute la douceur de sa vie actuelle (voire plus, tu me parlais toi-même des intérêts!). Ne t'inquiète donc pas trop pour lui. Quant à ses lubies de spiritualité, de quête de sens et et de frugalité... Je te rassure, tout ça passera, il se recentrera vite vers ce qui est essentiel.

3- Ma chère Marine, je rêve d'être une star américaine. Or, je chante plutôt faux, je ne me maquille pas, porte les mêmes jeans depuis dix ans et vis en région. Que faire? Josiane.
Bonjour Josiane, bienvenue! Tout d'abord, l'apparence: arrête le maquillage au Monsavon! Prends ton courage (et ta trousse à maquillage) à deux mains, et plonge la tête dedans, comme ça, d'un coup. Secoue un peu, sors ta tête de la trousse et regarde toi dans le miroir: une vraie palette d'artiste peintre! Tu es prête à monter sur scène! Pour ce qui est du chant, ne te stresse pas trop avec ça, tes fans seront tellement obnubilés par ta prestance que leur oreille s'atrophiera peu à peu. Quant à la vie en région... ça ce sera plus délicat, il faudra voir avec le France 3 local pour ta promo aux States. Voilà, je pense que tu réunis maintenant tous les bagages essentiels pour réussir outre-Atlantique. N'hésite pas à te lancer et donne-nous de tes nouvelles!

Mes lecteurs, j'attends avec impatience vos futures questions, mais aussi vos conseils à ceux à qui je n'aurais pas parfaitement répondu. Vous constatez ici que je donne toute ma plume pour sauver des vies... Alors, ne restez pas sur le bord du bassin, bien au sec, mais mettez votre bonnet en latex et plongez dans la piscine du bonheur!

"Répondre aux enfants" pour les Nuls


Ma fille est encore loin d'avoir un an, mais je pense déjà aux mois et années qui vont venir. Pour l'instant, les seuls mots qu'elle prononce sont "kou", "teu", "ta-ta", "tchi", "beuha" et "chirurgie" (oui, ce matin, au réveil, j'ai vraiment cru entendre "chirurgie"! Bon, son père, lui, a plutôt cru entendre "kesskecé". Tiens, ça c'est une preuve de plus que les cerveaux des hommes ne sont pas si parfaits qu'ils le souhaiteraient. Si c'était vraiment le cas, l'homme en question aurait entendu "chirurgie", tout simplement. Sujet d'un futur petit billet?)
Bref, elle ne dit pas encore grand-chose, mais ça ne nous empêche pas d'être tout à fait émerveillés. Et là, ce matin, dans mon lit, avec ma fille dans les bras, qui était en train de me gratter l'oeil gauche (ben oui, c'est drôle, une paupière), j'ai eu une sorte de flash, de mise en perspective, de projection dans le futur; ma fille, bientôt, allait parler, et plus, elle allait me poser des questions!
Et là, pression, stress, angoisse: est-ce que je vais réussir à lui répondre? est-ce que j'aurai réponse à tout? Si non, arriverai-je à bluffer, à user lâchement d'une réthorique minable pour lui faire changer de sujet, à l'orienter plutôt vers une discussion sur son biberon rose plutôt que de répondre à une question du type "Peux tu me dire quels étaient tous les présidents de la république française, et chronologiquement, maman?".
Ah, parceque pour inventer des histoires complètement farfelues, avec des forêts magiques peuplées de milliers de nains volants, tous prénommés Gérard et dont la passion première serait - après aller sauver des princesses, bien sûr - de s'aligner tous ensemble sur l'herbe pour se mettre à peindre de l'impressionnisme, en se dandinant à la manière de Boy George, je réponds présente, ça c'est sûr. Mais pour toutes les questions d'Histoire, de Géo, pire, de physique-chimie (pitié, ma fille, va voir ton père pour ces questions-là, j'aurai piscine), il va falloir sérieusement que je me replonge dans les plus complets des ouvrages.
Il n'existerait pas un "Répondre aux enfants pour les nuls"? Ca m'aiderait beaucoup, en fait. Par exemple, répondre à la question "c'est quoi un consul, maman?" (Heuh, dans consul il y a "sul", ah ah ah!), ou bien: "Maman, quelle est la différence entre l'accessoire et le principal?" (Tape dans Google, ma chérie).
"Et maman, c'est quoi les noms des îles qui composent le Japon?" (Heuh, Shiseido, je crois, mais pour les 3 autres je sèche).
"Dieu et Dieudonné, c'est pareil?" (Note de l'auteur: Bertrand Delanoë vient de censurer la réponse à cette question).
"Maman, pourquoi la dame blonde de la télé, qui a une forme bizarre, elle nous demande tout le temps de maroufler et dégager les angles?" (Mais, ma puce, pour avoir un plafond bleu et marron, comme tout le monde!)
Voilà. Je sais que j'ai encore quelques mois devant moi pour me remettre à niveau. Je crois cependant que je vais aller m'acheter toute la presse people et féminine du coin pour commencer. Je vais d'abord réviser le thème style, mode et élégance naturelle: A l'éventuelle future question de ma fille: "Michelle Obama a-t-elle eu raison de choisir le vert anis pour son manteau de l'investiture?", j'aurai peut-être une chance de pouvoir lui répondre du tac-au-tac!

(à bientôt mes lecteurs... et, qui sait, demain, peut-être que La rubrique de Josiane fera une nouvelle apparition!)

mardi 20 janvier 2009

Barack, Today is YOUR day!


Et dire que cette photo sera le portrait officiel! Mon Barack, tu nous fais rêver, merci d'exister. 'Xcuse my french accent but tu es vraiment dreamesque.
Je vais édifier un petit autel à ta gloire, dans mon salon. Sur un petit napperon brodé, je poserai délicatement ta photo, entouré de Michelle et des filles. Pas loin, David Axelrod et Rahm Emanuel, te regarderont, inspirés. Quelques bougies et loupiotes multicolores viendront mettre en valeur ton sourire. La Holy Bible, la compil de Steevie Wonder et les mugs à ton effigie viendront compléter le tableau.
Barack, crois-moi, cette ferveur est totalement objective... Nous savons que tu es notre sauveur, que tous les problèmes seront résolus grâce à toi. La crise économique, les méchants traders, le conflit Israëlo-Palestinien, la pollution, le RER D (et tant qu'on y est, pourquoi pas aussi la ligne 13), Patrick Sabatier... tous ces soucis, dans quelques mois, ne seront plus qu'un lointain et mauvais souvenir. Pourquoi? mais because, now, you are the President, man! Ta campagne est terminée maintenant... alors bon courage, bonne chance, et ne nous déçois pas! (Kisses)

lundi 19 janvier 2009

Merci Babillages!


Merci à Capucine, qui a fait un petit billet super sympa sur son blog, à propos d'Une Chambre à Moi!
Pour le lire, cliquez ici !

samedi 17 janvier 2009

C'est la crise... à l'Equipe


Bonjour mes lecteurs du dimanche!
Quelle ne fut pas ma stupeur lorsque, ce matin, l'homme qui partage ma vie s'écria: "De derrière Defago!".
Vous ne comprenez pas bien? Je vous explique. L'homme parfait qui partage ma vie, donc, dispose d'une somme de qualités rarement égalée. Sauf que, voilà, il a une petite manie désagréable: il est un peu journaliste sportif sur les bords. Il aime tellement le sport, d'ailleurs, que L'équipe.fr fait partie des favoris de notre PC, entre des blogs de fille et le site de ma banque.
Souvent donc, le matin, peu après le doux son du logo Windows (ah, quel talent, les designers de marque sonore!), j'ai droit à une petite revue de presse sportive. Elle est souvent impromptue et sauvage, parceque, entendons-nous bien, à choisir, je préfèrerais largement entendre le bruissement des feuilles sur mon balcon, voire parfois le bruit du périph, tellement cette science me parait impénétrable et inintéressante.
M'enfin, vous le savez toutes (et tous?) devant votre clavier... Vivre avec un homme, c'est aussi, dans 90% des cas, vivre avec les chatoyantes couleurs Rouge, Blanc, de... l'Equipe.fr !
Et le mieux, dans tout ça, c'est les titres. Même mon homme, qui sait pourtant faire preuve du plus pitoyable des premiers degrés lorsqu'il s'agit de sport ("Quoi, tu sais pas que le dernier champion du monde de cyclisme sur route français, c'est Laurent Brochard?" ou "Oh, bah, Tony Vairelles, c'était un joueur qu'avait du coeur et qui mouillait l' maillot!") reconnait que, à l'Equipe, c'est la crise. Ceux qui s'occupent des titres sont complètement à la ramasse. Même moi, pauvre âme au fond du trou, irrécupérable sportivement parlant, me suis aperçue qu'il y avait quelquechose qui clochait à l'Equipe. Déjà, "L'Or Manaudou" m'avait mis la puce à l'oreille. Je crois qu'à la rédaction, il y a un sérieux problème, et qu'ils essaient, par tous les moyens d'attirer notre attention, une sorte de langage codé, de morse, si vous préférez. Je suis sûre qu'ils veulent nous dire un truc, c'est pas possible. Regardez, lorsque vous lisez un titre comme "Steegmans (un cycliste, pour les incultes) sort de sa boîte à Gand"... Vous trouvez que tout est normal? Ou bien "Le Lyon est mort ce soir"... ou pire, cet automne, "Le Veau d'Or" (à propos d'Amaury Leveaux), ou bien "La clé Deschamps", rapport au footballeur du même nom. Ne parlons même pas de "Il claque la porte", concernant la démission de notre cher secrétaire d'Etat aux Sports, ou bien du "Never Forget" pour la victoire de Guy F. à la coupe Davis. Non, vraiment, il faudrait être aveugle pour ne pas voir que ces types ont un problème. c'est limite de la non-assistance à personne en danger de les laisser continuer à écrire en liberté!
Pour mon homme, et donc pour moi, par ricochet (dois-je rappeler aux innocentes âmes que l'actualité sportive a des effets excessivement importants sur la vie quotidienne d'un couple?), le titre de ce matin fut la goutte d'eau qui fit déborder le vase. Défago, un vague skieur alpin (et suisse, aussi), se voit bassement utilisé par les pauvres stagiaires "titres" de l'Equipe. A croire qu'ils auront de meilleurs tickets resto s'ils trouvent le pire des jeux de mots. "De derrière Défago", sera indéniablement synonyme de grosse prime cette semaine!
J'attends impatiemment le "Armstrong décroche la lune", le "Cornet de glace" de l'été prochain... ou pourquoi pas, le "Cissé n'est pas tromper!"
(Journalistes de l'Equipe, je vous ai à l'oeil, n'allez pas me piquer ces titres dans six mois, hein?)

Note de l'auteur: Pour la réalisation de cet article d'assez mauvaise foi, je le reconnais, je tiens à remercier, primo, l'Equipe, sans qui je n'aurais pas eu toute cette imagination, deuxio, mon homme, qui m'a soutenue et documentée, dans l'ombre, pour ce billet.

mercredi 14 janvier 2009

La rubrique de Josiane


Aujourd’hui, mes lecteurs, j’ouvre une nouvelle rubrique : si vous avez des questions que vous n’osez pas poser, eh bien, c’est maintenant ou jamais, car, moi, je vous apporterai LA réponse que vous attendez depuis toujours. Conseils en style, en cuisine, en stratégie d’entreprise ou en choix de vie, faites appel à moi, je serai votre gourou du quotidien, votre consultante en vie réussie (oui, rien que ça).
Par exemple, pour ma plus grande joie, plusieurs lectrices, bizarrement toutes prénommées Josiane jusqu’à présent (hasard ou coïncidence ?), m’ont gentiment envoyé par mail leurs petites interrogations.
Je suis donc toute fière de vous montrer de quoi je suis capable pour résoudre vos questions existentielles :

1 – « Chère Marine, j’aime à la folie, à la fois ton blog, et ta personne toute entière. Mon mari rentre à 20h tous les soirs. Il allume la télé, c’est sa manière à lui de décompresser, après sa dure journée de travail (il est cheminot à Saint Lazare). Il me dit souvent : « Tu me parles si tu veux, Josiane, mais uniquement pendant la pub, d’accord ? » Le pauvre, je comprends qu’il ait besoin de souffler. Mais le problème c’est qu’il ne regarde que France Télévisions (il est contre tout ce qui est privatisé). Que faire ?
Ma chère Josiane, sois patiente, dans deux mois France Télévisions n’aura plus un kopeck. La publicité fera donc son grand retour, et tu auras tout loisir de discuter avec ton cher et tendre. En attendant, eh bien, trouve une autre occupation. Les hommes, tu sais, n’ont pas autant besoin que les femmes de « faire le point » à tout bout de champ. Laisse-lui un peu son jardin secret, il en a sûrement bien besoin après ses dures journées de négociation avec sa direction. Reprise ses chaussettes, par exemple.

2- « Bonjour, je lis assidûment votre blog qui me passionne. Mon problème est le suivant : Ma belle-mère vient dîner chez nous tous les samedi soirs. Or, j’aimerais beaucoup qu’elle vienne plus souvent. Que faire ? Josiane. »
Ma chère Josiane, je sais que c’est dur, mais tout couple doit passer par cette phase : Il ne faut pas hésiter à exprimer ce que l’on ressent à sa belle-famille. Ne te bloque pas avec l’idée d’une supposée mauvaise réaction de la part de ta belle-mère. Tu es une adulte, et même si tu es en couple avec son fils adoré, cela ne doit pas t’empêcher d’être claire sur tes désirs. Impose-toi, exprime toi en femme responsable et sûre de ses choix, elle n’en sera que plus à l’écoute.

3- « Depuis ma grossesse, je suis passée d’un gros 36 (taille pantalon) à un petit 38. Que faire ? Josiane.
Josiane, je crains que tu ne te sois trompée de rubrique. Je ne remplacerai jamais un vrai psychologue, et ce sujet est bien trop sérieux pour que je me risque à une réponse approximative. Je t’envoie, en tous cas, plein d’ondes positives, et espère sincèrement que tu trouveras une issue à ce problème.

4 – Bonjour chère Marine. Outre le fait que je trouve ton blog formidable, je suis un fanatique de l’Histoire de France. Je connais ma Gaule par cœur et J’ai fait une thèse sur « Mérovée par temps gris ». J’ai enregistré toutes les émissions culturelles de Patrick de Carolis, connais toutes les paroles de la chanson de geste, et suis un fervent collectionneur de tout ce qui a trait aux vignettes représentant des chevaliers. Que faire ? Josian., alias Roland de R. »
Bonjour mon cher Josian. En effet, ta situation est délicate. Je te recommande, pour y remédier, d’aller te détendre au Spa Nuxe de la rue Montorgueil pour commencer (est-il utile de te conseiller de laisser ton armure à l’entrée ?), puis d’aller goûter les derniers nés des macarons de Pierre Hermé. Ensuite, rien ne t’empêche d’aller souffler un peu au Printemps (ne manque pas la Coupole, au dernier étage du grand magasin, c’est exquis). Quitte ta monture et prend le métro, ensuite, pour te rendre Rive Gauche. Une petite expo, un détour au Jardin du Luxembourg, et un arrêt au stock Maje de Mouton-Duvernet participeront à te redonner de la bonne-humeur. N’oublie pas de regarder, au passage, les jeunes filles de la rue de la Gaité. Tu pourras, je crois, par la suite, dire que tu es, l’espace d’une journée, devenu un homme intéressant. Donne-nous de tes nouvelles !

5- « Chère Marine. Je suis de gauche, mais voilà : je déteste la culture et j’ai du mal avec les pauvres. Que faire ? Josiane.
Tout d’abord, je tiens à remercier mes lecteurs, de tous bords. Bienvenue donc, à toi particulièrement, Josiane. Malgré tous mes talents, je crois que nous avons atteint là, mon niveau d’incompétence (car on en a tous un, oui, c’est le principe de Peter). Je rebondirai donc sur ce « blanc » pour vous laisser la porte ouverte, à vous, lecteurs. Peut-être que certaines questions surgissent en vous à cet instant précis ! Si c’est le cas, saisissez votre plus belle plume et envoyez-moi un mail. Si l’un d’entre vous à une réponse à apporter à Josiane, faites m’en part, je me ferai un plaisir d’enrichir ma rubrique. See you !

Le premier jour...


Il y a quelques jours, une amie très chère a accouché. Je suis passée par là il y a huit mois maintenant, je me rappelle ce moment parfaitement, et en même temps j'ai l'impression de ne pas l'avoir vraiment vécu. J'étais dans un état second, dans un lieu inhabituel, où je ne faisais que passer. La joie de mon amie me rappelle celle que j'ai ressentie il y a huit mois. En même temps, toute une sorte d'émotions, de sensations, reviennent.
J'adorais me rendre à la maternité. Les visites y étaient fréquentes, elle devenait petit à petit un lieu chéri, à part, hors du temps.
C'est une usine mystérieuse où toutes les femmes, tous les mois de leur grossesse, se retrouvent régulièrement, chacune observant et enviant celles dont le ventre est plus rebondi, et narguant presque les minces « débutantes ». Un jour, les plus grosses montent au premier étage, et redescendent 3 jours après, métamorphosées, bardées d’une espèce de diplôme auquel les autres se préparent pendant neuf mois. Elles se dirigent vers la sortie, avec leur poussette flambant neuve, abritant fièrement leur petit, sous l’admiration des parturientes, envieuses, assises sagement dans la salle d’attente près du hall d’entrée.
Mon amie, demain, va sortir de là avec son bébé dans les bras, et la vraie vie va commencer. Elle va rentrer chez elle, s'installer, et découvrir, jour après jour, son enfant. Le parcours sera semé de quelques embûches, mais, pour le peu que je connais de la maternité, je suis certaine que ça vaut le coup!
M, je te souhaite donc le meilleur pour cette année qui commence, et aussi pour toutes les autres. Tu es passée dans un autre monde, maintenant, et je suis heureuse de partager ça avec toi! Ce moment est unique... à très bientôt!

lundi 12 janvier 2009

Rachida-a-a-a a a-aaaaaaaaaaah!


Vous savez quoi? Rachida Dati a accouché! Oui, oui, première nouvelle, je sais! Et le pire, vous savez, le pire? Elle n'a pris que 5 jours de congé maternité!
et puis elle est toute belle, toute mince, toute performante sur ses talons aiguilles.
Même pas une semaine avant, on la coupait en deux sur le billard, et là elle nous réforme la justice! Et puis plein de femmes se disent: mais si elle, elle y arrive, alors pourquoi nous on est si crevées, encore toutes grosses, le tee-shirts plein de crachouillis, avec les valises, toujours pas défaites, dans le couloir, alors qu'on a accouché il y a déjà un mois? Pourquoi on est encore en train de chercher une nounou, de parler à notre boss au téléphone, tout en bâillonnant notre merveille, posée sur notre épaule, pour qu'elle ne crie pas dans le combiné, alors que Rachida, elle a déjà une super-nanny au bout de 5 jours?
Calmez-vous les filles, c'est vous qui êtes normales, et puis, rien à craindre, il n'y aura pas de jurisprudence "Rachida", nos congés mat', on les garde! Les femmes ministres n'ont pas les mêmes droits que nous, et rien n'est prévu pour elles en cas de maternité.
Donc, ok, vous n'avez toujours pas retrouvé forme humaine, et votre humeur est loin d'être "sex on the beach et bikini", mais c'est elle qui est à plaindre, pas vous! Elle n'avait peut-être pas tant le choix que ça, Rachida, et puis, finalement, quel qu'ait été son choix, elle aurait été critiquée. Primo, parce qu'une jeune maman se fait toujours critiquer sur sa façon de faire, ça c'est un principe. Et deuxio, parce que c'est une femme, et qu'une femme, ça se fait toujours critiquer aussi.
Et puis, bon, finalement, c'est peut-être son choix, en fin de compte. On n'est pas toutes faites sur le même modèle, certaines femmes veulent rester à la maison longtemps, et d'autres se remettre au travail tout de suite. J'ai envie de dire: Free Rachida! Free Zohra! et Lâchez-nous un peu maintenant avec tout ça!
(Et puis, au fond, peut-être qu'elle n'a carrément pas accouché du tout, et que tout ça, c'était une grossesse nerveuse pour cause de stress à la justice. ben oui, vous l'avez vu le bébé, vous? moi non. Et le père? Non plus. Elle a peut-être pris 5 jours de vacances, en fait, si on recoupe tout ça. Bon je m'égare...)

dimanche 11 janvier 2009

J'avoue, je ne suis pas très fan...



Le Slam. Est-ce qu'on peut un peu critiquer cet art, et surtout, et ce qu'on peut émettre quelques réserves sur le slammeur en lui-même? Allez, j'ose.
Donc voilà, depuis que j'entends du slam, je me demande quoi en penser. D'accord, ce sont des mecs sympas qui s'expriment, et puis ils parlent de leur enfance, de leur quartier, de leurs madeleines de Proust. C'est donc sensé être émouvant. Grand Corps Malade, par exemple - que je suis loin de détester, attention - il a des poèmes-chansons que je trouve plutôt intéressants (j'ai même acheté son premier album!) Mais en même-temps, je ne peux pas m'empêcher d'écouter les textes (puisque c'est bien ce qui est important dans le slam), et c'est là que ça bloque.
Les slammeurs parlent sans-cesse d'écriture, de poésie, de goût des mots. Ok, je pense qu'il ne faut surtout pas faire d'élitisme, que la langue française évolue et que tout le monde doit pouvoir s'exprimer, avec les moyens qu'il a (regardez, moi-même je m'exprime!) Mais quand-même, j'ai l'impression qu'on crie au chef-d'oeuvre alors que les textes ressemblent souvent à des rédactions de 3ème. Vous savez, quand on fait rimer "vraiment" avec "nan", et "Philosophe grec" avec "mec". Bon, en même temps, vous me direz, les chansons de variét', Pascal Obispo, et tous ses potes, là, ils ne nous donnent pas forcément de la meilleure qualité. Et puis le rap, ça n'a pas vraiment d'intérêt au niveau "grandeur littéraire", et pourtant j'aime ça.
Eh bien en fait, elle est là, la différence: Certains slammeurs (les médiatiques, je veux dire, ceux qu'on voit partout à la télé) se la pètent vraiment trop, en fait, et s'érigent en donneurs de leçons, c'est tout simplement ridicule. J'exclus Grand Corps Malade du lot. En fait, celui que j'ai vraiment du mal à supporter, c'est Abd Al Malik. Parcequ'il a le pianiste de Brel, et qu'il participe à plein de festivals de jazz, il s'aime bien. Et surtout, il manque terriblement d'humour et de recul sur lui-même! Qu'est ce qu'il est premier degré! Moi, quand j'entends un type comme lui dire: "Mes frères, il ne faut pas faire le mal, car c'est pas bien", ou "Avant, j'étais un vrai délinquant, maintenant je prêche la bonne parole car elle m'a sauvé", je craque. Le pire, c'était hier, chez Ardisson: "Non, le froid, ça ne me dérange pas, je suis Alsacien, je suis habitué. Ce qui est dur, c'est pour ces pauvres SDF". Là, je me dis qu'Abd Al Malik, c'est la Miss France du Slam.
Enfoncer des portes ouvertes avec le front décidé, faire des bons sentiments à longueur de plateaux télé, le doigt levé, et expliquer aux gens pourquoi ils ne sont pas sur la bonne voie, c'est sa mission de slammeur. Un donneur de leçons, un sage qui croit connaître la Vérité... et qui nous pond une chanson intitulée "C'est du lourd", et bien moi je me sens toute gênée après ça.
Voilà mes lecteurs, c'était mon cri du coeur du jour!
Donnez-moi vos avis, envoyez moi vos textes, sur tous les sujets qui vous tiennent à coeur!

samedi 10 janvier 2009

Point sur notre relation blogueuse-lecteurs


Bonjour mes lecteurs!

Je suis ravie, car d'après mes statistiques, il y a de plus en plus de visiteurs sur mon modeste blogounet. Je sais qu'il a réveillé en certains l'envie de m'envoyer des textes, et vous hésitez de moins en moins à laisser des commentaires.
Cependant, j'aimerais vous demander une petite faveur: s'il vous plaît, lorsque vous laissez un commentaire, trouvez un pseudonyme! (Faut-il vous donner des exemples? "Gentleman farmer", "cocker-des-îles", "fil dentaire"...). Bref, soyez créatifs, et gardez par la suite toujours le même pseudo!
Car si tout le monde met son commentaire sous l'identité "anonyme", comprenez-bien qu'un jour sur ce blog il y aura des dizaines de commentaires, tous signés "anonyme"! Ca enlève, du coup, tout l'intérêt de votre intervention!
J'ajouterai ensuite que tous les avis peuvent, et doivent s'exprimer, et je ferai preuve de la plus grande des tolérances à leur égard. Mais surtout, veillez à ne pas être hors-sujet, et à ne pas manquer de respect aux autres blogueurs.
Voilà, sur ce petit rappel, je vous dis à très vite, pour plein d'autres interventions plus passionnantes les unes que les autres!
Merci mes chatons.

vendredi 9 janvier 2009

La parole aux lecteurs!

Bonjour tout le monde, aujourd'hui, un texte de Céline:

J’attends un enfant. Ou plus exactement, j’attends qu’un enfant se décide à venir grandir en moi. On n’est pas préparé à l’absence d’enfant et à tous ces sentiments qui vous assaillent quand les mois passent sans que les petites bandelettes du test de grossesse n’affichent le + tant espéré. L’incertitude : puis-je en avoir ? Les doutes : pourquoi cela prend-il autant de temps ? L’inquiétude : mon corps peut-il abriter un petit nous ? L’angoisse : et si aucun traitement ne fonctionnait ?
Mais pire que l’attente, c’est l’incompréhension des autres. Entre ceux, bien pensants, pas vraiment concernés, qui soit n’ont pas d’enfant, soit on en eu un en claquant des doigts et ceux dont l’indélicatesse n’a d’égale que la curiosité mal placée, cela donne le florilège suivant :
« Arrête d’y penser, ça viendra tout seul ! », « De toutes façons, tu es trop stressée, ça marchera quand vous serez en vacances » « Tu y penses trop, mets-toi la tête dans le boulot et tu seras enceinte en un rien de temps ! » « C’est dans la tête ! » « Tu veux l’adresse de mon gynéco, nan parce que mon gynéco, il est vachement bien ! » « Allo ! Salut ça va ? T’es enceinte ? » « La sœur de la collègue de ma cousine a eu la même chose que toi » « Machine, c’est quand elle a adopté un petit Chinois qu’elle s’est retrouvée enceinte » « Pour ma belle-sœur, ça a mis 10 ans, sans qu’on comprenne pourquoi » « Tu ovules bien ? » « Tu devrais voir un psy » « Et ta glaire, t’as regardé si elle était bonne ta glaire ? Il faut qu’elle soit comme un blanc d’œuf. » « Ca vient forcément de ton mari, il bosse trop » « Tu veux du vin ou je te sers un jus de fruit ? Ah, du vin ? T’es pas enceinte alors ? » « Tu me donnes les résultats du spermogramme de ton mari ? » « Ah c’est marrant que vous y arriviez pas, moi, ma copine elle est tombé enceinte alors qu’elle prenait la pilule » « En mars, vous aurez la lune en Jupiter, ce qui est très propice à la naissance de jumeaux » « C’est bizarre parce que, dans la famille, y a pas de problème de fertilité » « T’as vu un magnétiseur ? » « Vous devriez attendre 3 ans avant de vous inquiéter » « Vous plaisantez ma p’tite dame, au bout d’un an d’essais infructueux, on passe aux examens ! » « Et si on vous refaisait une hystéroscopie ? » « C’est un manque de progestérone » « C’est psychologique » « Mais vous faites l’amour au moins ? » « Est-ce que les testicules de monsieur sont bien froids ? » « Mais vous êtes encore jeune ! » « On vous a fait un dosage des oestradiols à J2 ? » « Profitez-en ! Quand vous aurez des enfants, plus de grasses mat’ ! » « Mais qu’est-ce que vous attendez pour vous y mettre ? » « Les enfants, ça vient bien assez tôt ! » « De toutes façons, vu comme tu es partie à fond dans cette histoire de bébé, j’étais sûre que tu aurais des problèmes » « Ah oui tiens, vous avez l’utérus contractile ! Ca fait mal ? » « Bon, on va faire une batterie de tests. Je vous revois dans 2 mois mais d’ici là, je suis sûre que vous aurez une bonne nouvelle à m’annoncer ! » « Vous savez comment ça marche, un test de grossesse ? (au bout du 15ème acheté dans la même pharmacie….) » « Tout ça, c’est dans la tête ! »

Oui, c’est dans ma tête, tous les jours. Je ne sais pas si enlever le bébé de ma tête le fera venir dans mon ventre. Si on peut arrêter de désirer avoir un enfant. Si on peut accepter de ne jamais en avoir. Tout ce que je sais, c’est que j’attends un enfant.

mercredi 7 janvier 2009

Jobs funky et cosmétiques bio (oui, je sais, aucun rapport)


Bonjour mes lecteurs

L’autre jour, en discutant avec une amie, on s’est fait cette réflexion :

On déborde d’idées, d’envies, de créativité, mais certaines sont bien trop abstraites, et mises bout à bout, ça ne correspond pas particulièrement à un métier. La somme de toutes ces ambitions pourrait ressembler à ça :

Jeune femme recherche CDI, disponible dès aujourd’hui. Compétences proposées à l’employeur :

Prélassage devant « Sous le soleil » et testing qualité des maillots de bain « toucher peau de pêche ». Lecture de beaux livres de photographie, philosophie ou poésie avec un œil critique et fin. Analyse de l’impact de la presse people sur nos grands-mères. Suivi, sur tableau Excel, du chiffre d’Affaires d’un magasin type avant et après notre passage en période de soldes, et force de proposition pour améliorer la rentabilité dudit magasin (notes de frais appréciées). Anglais bilingue avec interviews de stars (contre le remboursement de l’aller-retour Paris- CDG/LAX en première, pour deux personnes – on n’est pas des esclaves !- , plaid en cachemire et coupes de Champagne inclus). Horaires raisonnables souhaités pour maintenir notre talent en éveil (un gros 21h par semaine serait idéal). Grand sens de la psychologie et de l’écoute, particulièrement autour d’un verre sur une terrasse bondée. Frappe sur claviers AZERTY ou QWERTY, avec ongles fraichement manucurés. Organisations de soirées, incentives et autres remotivations des troupes, toujours dans un esprit « happy productivity ». Très bon sens des priorités et du rythme. Optimiste et enthousiaste, malgré une jeunesse pas toujours facile (opération à cœur ouvert sur notre hamster empaillé, remplacement du logo Prada par « Prado » sur notre sac préféré pour cause de crise, etc).

J’estime que les entreprises manquent cruellement d’imagination, et crise ou pas, elles auront toujours besoin de filles comme nous, des winneuses, des pom-pom girls du marketing, des vahinés du service financier. Il va donc falloir réformer tout ça et instaurer un quota d’offres d’emploi taillées à notre mesure, enfin.

Pour cela, j’interpelle donc le pdg de Cadremploi.fr , qui me lit sûrement à l’heure actuelle, je n’en doute pas, et tous ses petits copains. Soyez chou, les gars !

Bon, et pour finir :

J’aimerais vous parler d’une société, qu’a créée une ancienne camarade de classe (ouh la la , ça remonte à loin, c’était du temps où le téléphone portable n’existait pas !…), ingénieur chimiste. Elle crée des cosmétiques biologiques et naturels, en utilisant des tas de produits issus de la nature de notre chère Côte d’Azur. Allez vite visiter son site de vente en ligne, vous y découvrirez tous ses baumes, crèmes, huiles de massage, au citron, à l’huile d’olive, d’amande douce… pour tous ! (une bonne idée de cadeau « made in Côte d’Azur », qui change de l’éternelle nappe provençale ou des sachets de lavande !) http://www.cosmetique-biologique-a-menton.com/ (Ah, la solidarité du sud…)


lundi 5 janvier 2009

Le truc énervant du jour: travailler et faire garder bébé!


Alors Voilà. Je ne m'étais pas vraiment révoltée depuis quelques jours, ce qui devenait de plus en plus douteux. Donc ça vient, c'est pour maintenant; Raaaaargh! je pousse mon cri!

On parle depuis quelque temps d'allonger le congé maternité, de deux semaines, pour faire un total de 12 semaines après la naissance au lieu de 10. Soit. Dans un monde idéal où les caisses de l'Etat seraient pleines et où les chèvres seraient bien gardées, ce serait vraiment sympa. Deux semaines de plus, l'employeur n'y verrait pas une grande différence, et les femmes auraient un peu plus de temps pour s'occuper de leur bébé, qui a beaucoup besoin de sa mère.
Sauf que là, les caisses de l'Etat ne sont pas pleines à craquer, et qu'à choisir, je trouve qu'il y a quelque chose de plus important à régler: Les modes de garde!
C'est à se poser la question: Pourquoi les pouvoirs publics choisiraient-ils de dépenser des sommes folles pour rallonger le congé maternité, alors qu'il y a un besoin énorme de moyens pour développer les crèches, favoriser les modes de garde en tous genre?
Que souhaite-t-on? Renvoyer un peu plus longtemps les femmes à la maison, ou au contraire tout faire pour faciliter leur retour dans le monde du travail? Pour une femme, avoir la possibilité, la liberté de reprendre une activité professionnelle, me parait bien plus important que de rester 14 jours de plus à la maison.
Autour de moi je ne vois que ça: des jeunes mères, qui prennent un congé parental, où "profitent" de quelques mois de chômage pour s'occuper de leur bébé. On croit que c'est un choix? Que nenni! Pour la plupart d'entre elles, rester à la maison est une concession, un sacrifice, une obligation... Tout simplement parce que souvent, on se retrouve, quelques jours avant de reprendre le travail, sans personne pour garder notre bébé... et parfois certaines sont obligées de refuser une offre d'emploi, et donc de rester encore un peu au chômage, tout simplement parcequ'elles n'ont trouvé aucun moyen de laisser leur enfant!
Alors, bien sûr, tout le monde est dans ce cas là, et tout le monde bricole. Et finalement tout le monde y arrive à peu près. Mais au prix d'un stress et de questions existentielles quotidiennes, qui ne devraient pas être aussi forts dans notre pays!
Oui, je sais, on pourrait me répondre: "On ne fait pas d'enfants quand on n'a pas les moyens!" ou "Etre pauvre, évidemment, c'est plus dur qu'être riche".
N'empêche que l'Etat, avec ses multiples "congés parentaux", "libre choix d'activité", etc, masque finalement les vrais chiffres du chômage! Et pousser les femmes à rester un peu plus à la maison contribue à ce que la courbe du chômage augmente moins vite.
Alors, oui, certaines femmes font le choix de rester à la maison pour s'occuper de leurs enfants, et celles-là ont bien raison de profiter de cette chance, mais les autres, qui aimeraient être aidées, doivent être entendues.
Tout ça paraîtra sûrement un peu candide, notamment à mes lecteurs qui sont déjà passés par là. On pourrait même me dire que je suis à peine tombée du nid...
Sûrement. Mais les embûches que je rencontre quotidiennement, (ainsi que des millions de jeunes parents, femmes en première ligne) sont, pour moi, toutes nouvelles, et ce sujet, essentiel, ne me paraît pas être traité comme il se doit.
On pousse les français à faire des enfants, et ils en font d'ailleurs. Je ne sais pas exactement comment cela se passe dans les autres pays d'Europe. J'entends souvent qu'on n'est pas les plus mal lotis en France, mais ce n'est pas une raison pour se contenter de ça.
Je ne supporte pas qu'une femme doive revoir ses ambitions (mêmes petites!) à la baisse, même si, oui, je sais, que les concessions ça fait partie de la vie, et que c'est ça, en fait, grandir. Je peux d'autant moins me résigner que cette situation est inégalitaire!
Voilà pour cette petite réaction à chaud... Si je ne me révoltais plus... je ne serais plus vraiment moi! Des avis?

dimanche 4 janvier 2009

Un trait d'union

Aujourd'hui, je mets en ligne le texte que M. m'a -enfin!- envoyé:


Tu es le fruit d'une relation sincère, charnelle autant qu'intellectuelle, qui a vu le jour un soir de décembre sur le parquet lustré d'un dancing parisien.

"Mi libertad", "Siete Vidas", "Simon, el gran varon", que d'hymnes évocateurs d'évasion ayant accompagné la lueur qui jadis commençait à briller dans nos yeux!
Car telle est notre philosophie de vie, notre quête, ou l'idéal d'une existence plurielle, ouverte, qui aurait pour seul objectif la félicité.

Quand tu ouvriras les yeux, ces deux regards posés sur toi incarneront l'universalité du monde. Alors saisis ce dédale de couleurs, approprie-toi ces cultures et, forte de cette expérience, tu t'ouvriras naturellement à l'autre, à celui que tu ne connais pas mais que tu auras toujours envie de découvrir.

Notre seule ambition est de te communiquer cette liberté de conscience, cette curiosité sans cesse attisée. Puis tu trouveras seule, à tâtons, le chemin du bonheur.

Tu n'atteindras cet absolu que dans l'affirmation de ta singularité. Que cette transcendance, que tu recevras comme un cadeau, soit une force. Qu'elle t'aide à ne jamais céder aux sirènes des préjugés, qu'elle aiguise tes facultés d'adaptation et de permette de garder une hauteur de vue.

"El mundo es un panuelo" alors cours vite le découvrir!
Car tu es et tu resteras, un pont entre deux rives.

samedi 3 janvier 2009

J'avoue, j'ai aimé!


Bon, pour les fêtes, je me suis offert une petite parenthèse livresque. Je voulais quelquechose de léger, de pétillant, de frais et de pas trop compliqué, à digérer en quelques secondes entre la dinde et le foie gras du lendemain. Vu que le Champagne, j'ai déjà donné, j'ai donc choisi dans ma bibliothèque, parmi les quelques nouveautés littéraires récemment acquises, le dernier bébé de Lauren Weisberger (l'auteur du Diable s'habille en Prada); Sexe, diamants et plus si affinités.
De la pure littérature de poulettes, (chick lit, c'est comme ça qu'on dit), qui n'est pas censée révolutionner nos vies, mais qui fait quand même du bien quand on la lit: L'histoire de trois filles, New-Yorkaises, plus ou moins superficielles, à la Sex and the City, qui vont au Starbucks Coffee et qui rêvent, soit d'un gros solitaire à se mettre au bout du doigt, soit de coucher avec des stars, soit de traînasser dans leur superbe loft, habillées de cachemire quatre fils.
Des filles un peu imbuvables, mais un peu comme nous aussi, donc. (Qui n'a pas rêvé des trois propositions ci-dessus?).
Premières pages: je trouve la traduction un peu poussive, pas assez naturelle, mais bon, cette sensation passe assez vite. Ok, l'histoire n'est pas hyper romanesque, mais ça se lit comme un scenario de film. Une recette facile, ça c'est sûr. Mais finalement, les personnages sont de mieux en mieux décrits et on finit par vraiment s'y attacher. L'histoire est bien construite, et moins légère qu'il n'y parait. Bref, le suspense est là, et j'ai eu hâte de le terminer pour en découvrir la fin!
Donc, pour résumer: livre facile à lire, pour les girls (quoique, il faudrait peut-être que je le teste sur un panel masculin de mon choix, ça pourrait peut-être en intéresser un!), et qui donne la pêche et du rose aux joues! Les filles, je vous le conseille!
En cette période de crise, ma p'tite dame... y a pas mieux!
(Bon, là je viens de commencer Ritournelle de la Faim, le prix Nobel... Pour commencer 2009, c'est un tout autre genre. Je vous raconterai)

vendredi 2 janvier 2009

Bonne année!

Avec la nouvelle année, je retrouve ma chère connexion internet. J'en profite donc pour vous souhaiter une année 2009 de rêve! Une crise économique pas si grosse que ça finalement, une Carla qui passe enfin aux talons aiguilles, plein de projets, de l'argent pour les réaliser, des mercredi après-midi travaux manuels avec le fils de Jamel et Melissa, le bruit des cigales au réveil, des forfaits de téléphone portable gratuits, des galettes des rois à une calorie, une santé parfaite, des boucs d'oreille, une extinction de voix pour Geneviève de Fontenay, de l'amour et une piscine à débordement, une journée portes ouvertes chez Zadig et Voltaire, et la joie de voir vos envies les plus folles se réaliser!

Mes bonnes résolutions, entre autres cette année, seront d'être plus stricte avec mon bébé pour qu'il fasse enfin ses siestes, de partir plusieurs jours en amoureux à nouveau, d'écrire sur mon blog au moins une fois tous les 2 jours pour qu'il soit, enfin, connu dans le monde entier et qu'il fasse de moi une femme riche, d'inviter mes amis dans mon nouveau petit nid douillet et d'être là pour ceux (celles, surtout!) qui auront besoin de parler, même à distance, de perdre 3 kg et d'organiser un dîner avec Chris Esquerre, mon idole.

J'attends vos mails, vos commentaires, et vos textes. (M, si tu m'entends!)
Au passage, si vous voulez rester anonymes, enregistrez-vous sous un pseudo, ce sera plus sympa.

à très bientôt...