mardi 31 mars 2009

OrelSan... ou le respect.

On verra comment tu fais la belle avec une jambe cassée. J'vais t'mettre en cloque sale pute et t'avorter à l'opinel. On verra comment tu suces quand je te déboiterai la mâchoire. Je vais te maritrintigner. Tu n'es juste qu'une truie, tu mérites ta place à l'abattoir.

L'auteur de cette prose gagne sa vie avec ça, pire, il a fait son trou dans le milieu puisqu'il est invité au Printemps de Bourges. Il s'appelle Orelsan, et je crois qu'il défend le... respect.

Du Rose dans le Gris donne des détails sur ce type et Annsuffitcommeça en a fait un billet.


lundi 30 mars 2009

Les fiches-cuisine de Tante Mildred: aujourd'hui, la Daube Provençale


Aujourd'hui, vous allez découvrir une nouvelle rubrique... de recettes! (Il ne manque plus que les conseils mode dans ce blog, et vous allez bientôt pouvoir jeter votre Elle!) Mildred, la tante d'outre-manche, fantasque, farfelue et qui, derrière ses airs de ne pas y toucher, ses bas de contention et son tablier vichy, rêve d'entrer dans une soirée gay à la Loco et fantasme, seule, la nuit, sur Franck Michaël, son idéal masculin, vous guidera dans la réalisation de plats inratables et sublimes. Notre perfide albionne, aujourd'hui, va vous présenter une recette familiale, chère au coeur de l'équipe d'Une Chambre à Moi, transmise de mère en fille depuis une génération: La daube de boeuf provençale!

Bonjour mes chats, c'est votre tante Mildred, le marmi-thon des coeurs et la déesse du cupcake à la myrtille, qui vous écrit. Laissez-moi vous livrer mes petits secrets gastonomiques, mes trucs en plus (soit-dit-en passant, si j'ai gardé mon John-David, comte du Sussex, depuis tant d'années, c'est que j'ai su ajouter du beurre dans les épinards, si vous voyez ce que je veux dire, les jouvencelles)

Pour 4 personnes (ou pour 15 moines Tibétains, ou pour un seul homme, menaçant, qui aurait frappé à votre porte après être sorti de prison, en vous ordonnant: "Fais-moi une daube, salope!" grrrrrr -frisson de tante Mildred-).

Préparation: 20 min. Cuisson: Trèèèèèès long, comptez une demi-journée!

Ingrédients:
Au moins 1 kg de viande à braiser (gîte, paleron, joue... de boeuf)
quelques tranches de bacon
de l'ail
un oignon
au moins 4 carottes
une boîte de tomates pelées ou de pulpe de tomate
une bouteille de vin rouge, un Côte de Provence si possible, pas trop cher, hein!
huile d'olive, sel, poivre, bouquet d'herbes de provence.
Pour l'accompagnement:
servir la daube avec des bonnes pâtes (Barilla, ou les meilleures: De Cecco), ou bien de la polenta. Prévoir une petite poêlée de champignons, et du parmesan.

Les préliminaires:
Donc: c'est très simple: Munissez-vous de votre plus beau tablier. Enduisez-vous tout le corps d'huile d'olive, et mettez-en aussi un peu dans la marmite. La daube est un plat qui se respecte, j'exige de vous que vous soyez le plus beau/ belle pour la préparer (épilation nickel, un soupçon de blush pour la bonne mine). Vous pouvez rester nu sous le tablier, tout dépend de sa longueur (au tablier).

Le feu de l'action:
Prenez une planche, saisissez de vos belles mains hydratées au beurre de karité un gros couteau de cuisine:
Les carottes, sensuelles, vous attendent, alanguies sur le plan de travail. Pelez-les délicatement, et, d'un coup sec, coupez les en morceaux grossiers.
Faites de même avec l'oignon. L'ail. Et, enfin, attaquez-vous à la star de la journée: votre viande. Coupez-la, elle aussi, avec amour mais fermeté (c'est qui qui commande ici? C'est vous), en grossiers morceaux. Vous pouvez lui faire un petit clin d'oeil pour l'attendrir, mais pas plus. Tranchez le bacon en petites tranches mignonnes.
Une fois le carnage derrière vous, foutez tout ce petit monde dans la marmite souillée d'huile, afin de les faire sauter tous ensemble 5 minutes. Ne rougissez pas, vous êtes nu, mais vos carottes et votre oignon en ont vu d'autres.
Ensuite, videz le contenu de la bouteille de vin rouge dans la marmite, pour les désaltérer un peu et passer à la vitesse supérieure.
Ajoutez la même dose d'eau. Incorporez la pulpe de tomate, les herbes, le sel.
Voilà, le plus gros du travail est fait. Remuez-de temps en temps, et ajoutez un peu d'eau si nécessaire, mais c'est tout.

Le calme après la tempête:
Vous avez maintenant devant vous au moins 4 heures, pendant lesquelles votre daube va gigoter dans son jus (thermostat 5 ou 6). Ca vous laisse le temps de lire un ou deux Barbara Cartland, de traverser Paris à pied (mais ça c'est un peu con, parce qu'après il faudra rentrer), de faire un peu de broderie, ou de refaire la toiture. Etre nu est un état d'esprit, mais si pendant ces quatre heures vous avez un peu froid, et que l'émission de Laurent Romejko est finie, revêtez une petite culotte en daim pour retrouver vos esprits.

La soirée continue, à 4:
Une fois vos convives bien installés chez vous, décontractés et disponibles, après un petit apéritif dont vous avez sûrement le secret, servez-leur cette bonne daube, accompagnée, donc, de polenta légèrement grillée ou de pâtes, ainsi que d'une poëlée de mushrooms. Laissez-les saupoudrer à l'envi le tout de parmesan.

Pour le reste, je fais confiance à votre talent d'hôte, et à votre imagination, mes chéris. Les filles, n'oubliez pas que vos devoirs conjugaux ne s'arrêtent pas à la porte de la cuisine. Une daube réussie émoustille souvent un mari. Votre John-David pourrait vous le faire savoir, une fois vos invités repartis. Aussi, n'hésitez pas à vous repoudrer le nez et à rafraîchir un peu votre toilette, au cours de la soirée. La rançon du succès?

Vous me remercierez plus tard. Une bise de tante Mildred.

vendredi 27 mars 2009

Josiane lit dans les astres


Josiane, elle sait faire plein de choses: poser des questions, mais aussi, parfois, y répondre. Faire des commentaires sportifs, donner des conseils de vie, vous livrer ses meilleures recettes ou lire dans les étoiles. La nuit dernière le ciel était plutôt dégagé, elle va donc pouvoir vous délivrer sa météo du coeur aujourd'hui:

Bélier: Cette semaine, vous allez rater une occasion. Ouvrez l'oeil!

Taureau: Pour une fois, commencez votre régime dimanche au lieu de lundi, feignasse!

Gémeaux : Vous vous comportez comme une lopette ces temps-ci, cette semaine ne dérogera pas à la règle.

Cancer: N'oubliez pas de rapporter du pain, cette fois-ci!

Lion: L'être aimé va en prendre pour son grade. Côté amitié, n'ouliez pas que se laver régulièrement contribue à améliorer les relations sociales. Côté forme: Rien à signaler, à part peut-être de légères nausées le dimanche au réveil, quelques furoncles autour de la bouche et une désquamation du cuir chevelu, sûrement due à la fin de l'hiver, ne vous inquiétez pas.

Vierge: Vous vous posez beaucoup de questions en ce moment, c'est normal, vous êtes à un tournant de votre vie. Un engagement, un déménagement, un nouveau travail, une évolution professionnelle, un deuil, une naissance passée ou future...contribuent à faire de vous une personne entière, sensible, toujours en éveil et en rébellion contre les injustices. Continuez d'évoluer, vous en sortirez mûri.

Balance: Je n'ai jamais pu m'encadrer les balances.

Scorpion: Vous avez un rapport difficile avec l'autorité, surtout quand votre chef vous insulte, vous crache à la figure et vous balance sa calculette à la gueule en vous traitant de petite merde. Remettez-vous en question, veillez à ne pas trop tendre le bâton pour vous faire battre, vous risqueriez d'en payer le prix fort.

Sagittaire: Les pharmacies proposent de bonnes solutions anti-poux, qui n'ont jamais tué personne. Des témoins de Jehovah pourraient sonner à votre porte cette semaine. Pourquoi ne pas essayer de les renvoyer avec douceur, cette fois-ci, plutôt que de les pousser dans l'escalier comme l'année dernière?

Capricorne: Massez-vous le ventre dans le sens des aiguilles d'une montre, la constipation n'est pas une fatalité.

Verseau: Vérifiez-bien les dates de péremption des produits que vous trouvez sur Internet (aliments, cosmétiques, hommes parfaits mais, bizarrement, célibataires et violents). Vous vous attirez toujours des ennuis, vous méritez mieux pourtant, et vous le savez. Arrêtez de rêver, oubliez les contes de fées de votre enfance, regardez les choses en face, sans pour autant être aigri. Réglez enfin vos comptes avec votre mère. Je délivre des conseils et séances coaching en estime de soi, à des tarifs préférentiels pour les lecteurs d'Une Chambre à Moi. Si vous êtes intéressés, envoyez un mail à la responsable qui transmettra.

Poissons: Vous n'êtes pas né de la dernière pluie, et vous le savez. Prenez-donc vos responsabilités, cessez d'être une victime et allez de l'avant.

Mamika fait du ski dans les escaliers


Aujourd'hui, petite pause "photo". Allez voir sur le site de Sacha Goldberger, et cliquez sur la série "Mamika".
Le photographe a décidé de prendre en photo sa grand-mère, afin de la sortir de sa dépression, en la mettant en quelque sorte sur le devant de la scène. Ca a fait un bien fou au modèle, et les photos sont complètement barrées, j'adore! Le résultat est comique, tout en nous faisant réfléchir sur la vieillesse, et Alzheimer... Bref je trouve les photos excellentes, non?

jeudi 26 mars 2009

On le perd! On le perd! Sérum salé, vite!


En regardant Dr House, en me laissant porter par le talent des jeunes médecins Cameron, Chase, Foreman, et en les admirant trouver les diagnostics à tous les symptômes... je me suis dit, bête comme tout: Ils sont quand-même super forts, les gars. Et puis, soudain, j'ai eu une lueur d'esprit: Mais Marine, t'es grave, c'est pas des vrais médecins, c'est des acteurs hollywoodiens. Cameron, là, qui a l'air toute mimi et toute intelligente, en fait, elle a du coucher avec une vingtaine de producteurs pour finalement enlever ses prothèses mammaires pour le rôle. Le Chase blondinet, là, il est surement complètement junkie, et son unique passion c'est forcément la collection de bouteilles de Champ' transformées en lampes ou visiter le mini-Paris à Las Vegas. Le Foreman, aussi, ça ne doit être qu'un rebut de la société du spectacle, refusé dans toutes les autres séries et qui finalement a été pris au casting, en accompagnant son cousin qui postulait pour le rôle (ils disent tous ça). Quant à Drhouse, ben, il apprend tout son texte en phonétique vu qu'en vrai, il comprend même pas la différence entre le Doliprane et le Forlax.
Et là, en réalisant que tout ça n'était que du carton-pâte, que le diplôme de docteur en médecine des gars dans la télé, il avait été photocopié dans les couloirs de l'hosto d'en face, et que si un jour je me retrouvais devant eux, me tordant de douleur et suffoquant suite à une intoxication à la daube de boeuf provençale, ils me laisseraient me vider de mon sang sur le trottoir, pour finalement me regarder clamser comme une fille de peu.
Hier soir, j'ai été super décue. Mais encore plus pour eux, finalement. Le rôle qu'ils jouent est encore plus prestigieux que leur situation d'acteur de soap. Et là, je les ai vus, et je les ai plaints.

A la maison, à table, j'entendais toujours plein d'anecdotes médicales, de prouesses et de trucs complètement farfelus qui arrivaient aux patients, ou de choses carrément peu racontables, chaque jour, et c'était ma petite série à moi, j'adorais! Alors, pour me replonger là-dedans, et pour de vrai cette fois, je me réfugie, en maudissant ces petits arnaqueurs de TF1 qui savent même pas foutre un pansement sur un figurant, sur le site des anecdotes des étudiants en médecine.
On revit, non?

mardi 24 mars 2009

Plus que 3 mois avant le maillot.

(en photo: la belle Jocelyn Wildenstein, très représentée sur le site Awfulplasticsurgery.com )

L'heure est grave. Je viens de jeter un coup d'oeil en haut, à droite, sur mon blog. Et je vois que la rubrique "beauté, bien-être, apparence et poudre au yeux" est pathétiquement vide.
"Quoaaa, Mariiiiine, t'as un blog de fiiiiille et t'es même pas foutue de donner des conseils beauté dignes de ce nom?". Telle fut ma (presque) première pensée du matin. (Les hommes, ne partez pas, ça peut aussi vous concerner, soyez lucides, pour une fois).
Cette rubrique va donc, à mon avis, bientôt s'enrichir puisque j'ai décidé, grâce à mon talent de splendide modèle à la silhouette sculpturale, et au charme à la fois naturel et sophistiqué, de vous livrer mes petits secrets, vous faire partager mes trucs et astuces, pour faire tomber comme une mouche le prochain livreur de pizzas qui franchira votre porte, ou la petite poulette bien carrossée qui vous fait de l'oeil au service courrier.)

Oui. Moi. Je vous enseignerai les techniques ancestrales de l'étalage de la cire chaude, comme une reine. Je ferai de vos visages des oeuvres d'art. Je vous démontrerai que pratiquer 1500 abdominaux et 158 contractions du périnée tous les matins en donnant de biberon à ma fille, c'est un jeu d'enfant, car, pour moi, il est très important d'être mère et de rester une femme canon, une vraie. Avec un bonheur non-feint, tout en engloutissant une raclette ou une choucroute au beurre, je vous montrerai que je ne prends pas un gramme, grâce à la VOLONTE, et à une certaine morphologie dont les fées m'ont généreusement fait don à la naissance. Je vous montrerai, que, telle la fleur de lotus qui pousse dans la vase, rien n'est jamais perdu, et qu'un physique "difficile" peut, avec le travail, et, surtout, la MOTIVATION, devenir un physique juste "particulier". Je vous apprendrai à aimer vos péninsules, vos péniches, vos pétards et vos paluches. Je vous redonnerai confiance en vous, en ces temps de crise, d'extrême compétition, de la course à la performance, de la dictature du jeunisme, et ce, gratuitement.
Après mon brushing, il est souvent d'usage que je rejette les cheveux en arrière, d'un coup sec, avec un rire cristalin et les yeux vers le ciel, afin de retonifier mon cuir-chevelu, et de séduire mon séchoir en lui montrant la blancheur éclatante de mon cou. Ca, aussi, je vous l'apprendrai.

Pour que vous puissiez bénéficier de mes conseils, donc, j'aurais besoin, d'abord, de recueillir vos questions, vos rêves cachés, vos doutes quant à la faisabilité de vos projets.
Je m'appliquerai ensuite, avec mes mains bronzées, fines et douces comme le pétale de rose, à rédiger des réponses concrètes et utiles, dans un prochain billet.
J'attends vos questions dans l' espace "commentaires" prévu à cet effet .
Bien cordialement, Votre dévouée.

lundi 23 mars 2009

La minute Benoit XVI

(photo extraite du film Magdalene Sisters, à voir absolument, d'ailleurs!)

Bonjours mes frères! Aujourd'hui, vous avez de la chance, puisque j'ai décidé que ce serait le quart d'heure "Benoît XVI", une sorte de rubrique fourre-tout de tous les trucs sympa qui se font chez les intégristes, catho-tradi misogynes, et j'en passe. Il vous suffit de peu pour vous mettre dans l'ambiance, même pas besoin d'aimer votre prochain, c'est dire!
Enfilez un Loden vert-bouteille, soyez incollables sur le dogme, parfumez-vous de quelques gouttes d'eau bénite, saupoudrez dans les cheveux des gynécologues que vous croiserez une pincée de poudre de chevelure rousse de sorcière, disposez quelques ex-voto punaisés au dessus de votre PC, brandissez le sceptre de la Vérité, organisez, samedi prochain dans votre jardin, un autodafé de capotes... armez-vous enfin d'un sourire menaçant, et vous entrerez dans le trip "forever with Benedictus", avec une facilité désarmante.

Une amie m'a envoyé cet "Authentique extrait d’un manuel scolaire catholique d’ÉCONOMIE DOMESTIQUE POUR LES FEMMES, publié en 1960".
Je ne saurais dire si c'est de l'info ou de l'intox, mais j'ai déjà lu des textes similaires dans les archives de mes grands-parents. (J'ai notamment dans ma bibliothèque un cahier d'exercices et de morale datant de 1905, édifiant, je vous en ferai lire un extrait un jour.) M'enfin, de toutes façons, de telles injonctions ne me paraissent pas absurdes, ayant longtemps fréquenté l'école catholique (je ne m'en plains, pas, hein, détrompez-vous, j'y ai appris plein de choses!). Lisez le Cantique des Cantiques, ou d'autres psaumes bien de l'époque, si vous n'y voyez pas une soumission sexuelle des bonnes-soeurs au mari idéal qu'est Dieu, faites-moi signe.
Bref, si Josiane m'avait interrogée sur la question: "Marine, je sais entretenir mon parquet comme pas deux, mais en ce qui concerne l'entretien de ma foi, sans parler de celui, encore plus difficile, de mon mari, parfois, j'ai du mal à garder le cap. Comment aimer mon prochain tout en gardant mon homme? Comment être fidèle à Dieu et rester une bonne épouse?", je n'aurais pas répondu autre chose:
Faîtes en sorte que le souper soit prêt
Préparez les choses à l’avance, le soir précédent s’il le faut, afin qu’un délicieux repas l’attende à son retour du travail. C’est une façon de lui faire savoir que vous avez pensé à luiet vous souciez de ses besoins. La plupart des hommes ont faim lorsqu’ils rentrent à la maison et la perspective d’un bon repas (particulièrement leur plat favori) fait partie de la nécessaire chaleur d’un accueil.
Soyez prête
Prenez quinze minutes pour vous reposer afin d’être détendue lorsqu’il rentre. Retouchez votre maquillage, mettez un ruban dans vos cheveux et soyez fraîche et avenante. Il a passé la journée en compagnie de gens surchargés de soucis et de travail. Soyez enjouée et un peu plus intéressante que ces derniers. Sa dure journée a besoin d’être égayée et c’est un de vos devoirs de faire en sorte qu’elle le soit.
Rangez le désordre
Faites un dernier tour des principales pièces de la maison juste avant que votre mari ne rentre.
Rassemblez les livres scolaires, les jouets, les papiers, etc. et passez ensuite un coup de chiffons à poussière sur les tables.
Pendant les mois les plus froids de l’année
Il vous faura préparer et allumer le feu dans la cheminée, auprès duquel il puisse se détendre. Votre mari aura le sentiment d’avoir atteint un havre de repos et d’ordre et cela vous rendra également
heureuse. En définitive veiller à son confort vous procurera une immense satisfaction personnelle.
Réduisez tous les bruits au minimum
Au moment de son arrivée, éliminez tout bruit de machine à laver, séchoir à linge ou aspirateur.
Essayez d’encourager les enfants à être calmes. Soyez heureuse de le voir. Accueillez-le avec un chaleureux sourire et montrez de la sincérité dans votre désir de lui plaire.
Écoutez-le
Il se peut que vous ayez une douzaine de choses importantes à lui dire, mais son arrivée à la maison n’est pas le moment opportun. Laissez-le parler d’abord, souvenez-vous que
ses sujets de conversation sont plus importants que les vôtres. Faîtes en sorte que la soirée lui appartienne.
Ne vous plaignez jamais s’il rentre tard à la maison
On sort pour dîner ou pour aller dans d’autres lieux de divertissement sans vous.
Au contraire, essayez de faire en sorte que votre foyer soit un havre de paix, d’ordre et de tranquilité où votre mari puisse détendre son corps et son esprit.
Ne l’accueillez pas avec vos plaintes et vos problèmes
Ne vous plaignez pas s’il est en retard à la maison pour le souper ou même s’il reste dehors toute la nuit. Considérez cela comme mineur, comparé à ce qu’il a pu endurer pendant la journée. Installez-le confortablement. Proposez-lui de se détendredans une chaise confortable ou d’aller s’étendre dans la chambre à coucher. Préparezlui une boisson fraîche ou chaude. Arrangez l’oreiller et proposez-lui d’enlever ses souliers. Parlez d’une voix douce, apaisante et plaisante. Ne lui posez pas de questions sur ce qu’il a fait et ne remettez jamais en cause son jugement ou son intégrité. Souvenez-vous qu’il est le maître du foyer et qu’en tant que tel, il exercera toujours sa volonté avec justice et honnêteté.
Lorsqu’il a fini de souper, débarrassez la table et faites rapidement la vaisselle
Si votre mari se propose de vous aider, déclinez son offre car il risquerait de se sentir obligé de la répéter par la suite et après une longue journée de labeur, il n’a nul besoin de travail supplémentaire. Encourager votre mari à se livrer à ses passe-temps favoris et à se consacrer à ses centres d’intérêt et montrez-vous intéressée sans toutefois donner l’impression d’empiéter sur son domaine. Si vous avez des petits passetemps vous-même, faites en sorte de ne pas l’ennuyer en lui parlant, car les centres d’intérêts des femmes sont souvent assez insignifiants comparés à ceux des hommes.
A la fin de la soirée
Rangez la maison afin qu’elle soit prête pour le lendemain matin et pensez à préparer son petit déjeuner à l’avance. Le petit déjeuner de votre mari est essentiel s’il doit faire face au monde extérieur de manière positive. Une fois que vous êtes tous les deux retirés dans la chambre à coucher, préparez-vous à vous mettre au lit aussi promptement que possible.
Bien que l’hygiène féminine
soit d’une grande importance, votre mari fatigué, ne saurait faire la queue devant la salle de bain, comme il aurait à le faire pour prendre son train. Cependant, assurez-vous d’être à votre meilleur avantage en allant vous coucher. Essayez d’avoir une apparence qui soit avenante sans être aguicheuse.
Si vous devez vous appliquer de la crème pour le visage ou mettre des bigoudis, attendez son sommeil, car cela pourrait le choquer de s’endormir sur un tel spectacle.
En ce qui concerne les relations intimes avec votre mari
Il est important de vous rappeler vos voeux de mariage et en particulier votre obligation de lui obéir. S’il estime qu’il a besoin de dormir immédiatement, qu’il en soit ainsi. En
toute chose, soyez guidée par les désirs de votre mari en ne faites en aucune façon pression sur lui pour provoquer ou stimuler une relation intime.
Si votre mari suggère l’accouplement
Acceptez alors avec humilité tout en gardant à l’esprit que le plaisir d’un homme est plus important que celui d’une femme, lorsqu’il atteint l’orgasme, un petit gémissement de votre part l’encouragera et sera tout à fait suffisant pour indiquer toute forme de plaisir que vous ayez pu avoir.
Si votre mari suggère une quelconque des pratiques moins courantes
Montrez-vous obéissante et résignée, mais indiquez votre éventuel manque d’enthousiasme en gardant le silence. Il est probable que votre mari s’endormira alors rapidement ; ajustez vos vêtements, rafraîchissez-vous et appliquez votre crème de nuit et vos produits de soin pour les cheveux.
Vous pouvez alors remonter le réveil
Afin d’être debout peu de temps avant lui le matin. Cela vous permettra de tenir sa tasse de thé du matin à sa disposition lorsqu’il se réveillera.

vendredi 20 mars 2009

La Brigade des Nurses


Bon, les gens.
Je vais vous laisser, ce week-end, méditer sur ce petit sketch de Florence Foresti, sur... la grossesse! Je crois qu'on a toutes, nous les mères, à 90%, vécu ce qu'elle raconte. Je l'adore, elle est parfaite. C'est vrai, ça, il y a comme un mystère entourant ces neuf mois, et une idéalisation complètement excessive des nausées et du phénomène de prise de poids, j'en avais d'ailleurs fait un billet. Il y a juste une chose, chez moi, qui diffère de Florence: malgré toutes ces joyeusetés physiquement éprouvantes, je persiste à dire que ok, l'accouchement, c'est pas terrible comme expérience physique, mais si je pense à relier l'évènement à la naissance de ma fille, tout de suite, ça a une autre gueule. Et là, je peux dire que ça a été un des plus beaux jours de ma vie. C'est mon côté optimiste, ça. Et vous, qu'en pensez-vous?

Etudiants en solde!


Je me souviens, quand j'étais jeune diplômée et en stage... il y avait un truc que je trouvais hallucinant lorsque je regardais un peu les offres d'emploi destinées aux jeunes sans expérience: la moitié était en fait... des offres de stage! Tous les postes d'assistants machin ou truc, et même des postes à part entière, étaient donc rémunérés bien moins que le SMIC, et évidemment échappaient totalement au droit du travail (pas de vacances, pas de préavis de rupture du contrat, aucun droit pour le stagiaire, corvéable à merci pour quelques tickets-resto).
Eh ben là, je vois le "Challenges" de cette semaine: Julie Coudry, la nana sympa à la casquette, présidente de la Manu, fait plein de choses bien pour rapprocher un peu la fac des entreprises. Résultat: Plein d'offres de stage! à la pelle!
Alors, oui, c'est bien de faire un stage pendant ses études pour se frotter au monde du travail, et d'ailleurs c'est plus facile de dire ça quand on est sorti de l'engrenage. Mais quand les entreprises usent et abusent de ce "contrat", et remplacent carrément de vrais postes par des stages, juste pour contourner le code du travail et avoir de la main d'oeuvre gratos à portée de main, ça devient carrément gerbant (voir Génération Précaire) Lorsqu'on voit que dans des cabinets de ressources humaines, on est parfois recruté par des stagiaires, ou que des postes de commerciaux sont occupés par des étudiants à 380 € par mois, alors qu'ils génèrent un chiffre d'affaires conséquent, il y a de quoi se poser des questions.
Le stagiaire qui ose demander à être rémunéré, ou à ce que son contrat, 3 fois renouvelé, soit requalifié en CDD, est regardé comme un petit morveux qui se prend pour Paris Hilton. "Quoi, déjà qu'on lui offre l'opportunité de travailler, il va pas en plus demander à être payé, ce p'tit con!".
Alors ok, c'est pas si simple, ce n'est pas en supprimant les stages qu'on créera tout de suite plein d'emplois. Mais en attendant, on a vraiment l'impression que les jeunes diplômés doivent passer par cette case obligatoire, "pour leur bien", depuis quelques années.
Ben oui, en fait, si vous êtes stagiaire, votre employeur est là pour vous ouvrir les yeux: Non, on n'a pas tout tout-cuit, petits jeunes de merde, il faut se bouger et même si vous avez un loyer à payer, c'est pas ses affaires. Travailler, il faut vous le mettre dans la tête, ça doit devenir une activité normale de la vie, comme respirer ou manger. A-t-on jamais vu quelqu'un se faire payer pour faire ses besoins ou dormir 8 heures par nuit? Ben voilà, cqfd. Comme pour une démarche psychanalytique, il va falloir dépenser; votre boss vous guidera vers l'ascension sociale, mais à condition que vous soyiez désintéressés. C'est tellement vulgaire, de parler argent, voyez-ça avec sa secrétaire! Et en attendant, au taf!

jeudi 19 mars 2009

La maison n'accepte pas l'échec


Aujourd'hui, c'est un peu la fête; et si on mettait notre journée sous le signe du couscous boulettes? C'est décidé donc, ce jeudi sera bling-bling ou ne sera pas.
Nous (l'Homme parfait qui transcende mon quotidien et moi, donc) qui étions de fervents adeptes des salles obscures, au moins deux fois par mois devant le grand-écran, et qui connaissions l'actualité ciné sur le bout des doigts, qui étudiions les différentes critiques, et faisions des analyses enflammées après chaque séance devant une crêpe à Montparnasse, donc, n'avons plus mis un pied dans une salle de ciné depuis... un an pile!
Le dernier film que j'ai vu, donc, c'était "Il y a longtemps que je t'aime", avec Kristin Scott Thomas et Elsa Zilberstein. C'était à Opéra, un dimanche pluvieux, mon ventre d'un volume époustouflant m'avait permis, pas peu fière, de resquiller l'immense file d'attente. C'était il y a trop longtemps, donc. Depuis que notre fille est née, le poste "cinéma" est carrément passé aux oubliettes. Jusqu'à présent, on avait toujours préféré faire garder la fille parfaite que nous avions mise au monde (vous ai-je dit qu'elle courrait déjà des sprints, qu'elle retombait toujours sur ses jambes après ses salto et qu'elle voyait la nuit? Elle est parfaite, notre petite) pour aller au resto et voir nos amis plutôt que pour aller au cinéma.
Et donc aujourd'hui, on s'est dit: On va profiter de la grève pour laisser notre fille chez sa nounou, et nous, lâchement, on va aller s'éclater comme des enfants toute la journée: au programme: très bon resto à midi, et séance ciné.... On a bien envie d'aller voir Coco, même si ça n'a pas l'air d'être un grand film, et que le scenario, à défaut d'être construit, est plus, paraît-il, une succession de jeux de mots. Mais les chalalas du Sentier nous manquent, et on se mettrait bien en mode falafel, Rolex et carte gold. On va être doublement indignes, donc, puisqu'au lieu de défiler avec la CGT on va se la jouer très perso, et qu'en plus notre fille croit qu'on va aller sauver le monde, ou rencontrer de très gros clients, alors que pas du tout, et je dirais même, bien au contraire.
Eh, j'ai un doute... et si on allait voir Harvey Milk, ou Slumdog Millionnaire? Ca faisait longtemps qu'on n'avait pas eu l'embarras du choix, et d'avoir tous ces films de retard, ça fout le vertige! Non, mais définitivement, j'ai très envie d'une bar-mitzvah aujourd'hui. 3ème arrondissement revival!
Je reste à votre entière disposition, et "evenou chalom alerem"!

mercredi 18 mars 2009

De l'utilité des frères et soeurs


Ca sert à quoi des frères et soeurs? Je crois que c'est une question qu'on se pose souvent; quand on est l'aîné, ou quand on est parent d'un seul enfant. Pourquoi ne suis-je pas resté enfant unique? Faut-il faire un deuxième? Aura-t-on assez d'amour pour un autre bébé, qu'on ne connait pas encore, alors qu'on est fou du premier? Comment faire pour être juste? Pourquoi se poser cette question alors qu'on sait qu'on ne le sera jamais, justes?

Avoir des frères et soeurs, c'est plein d'ennuis: D'abord, le partage. Le partage de l'héritage, le partage du temps que nous donnent les parents, le partage des jouets, du gateau, de l'attention. Le partage de l'égo.
C'est un budget: Souhaiter les anniversaires des uns et des autres, claquer du forfait pour prendre des nouvelles, et puis Noël, les billets de train à réserver...
Et puis c'est des soucis: Il faut subir les comparaisons, de la part de nos propres parents, ou des autres; "oh, elle ressemble à sa soeur!", "oh, mon dernier, c'est le plus calme", "oh, les votres, qu'est ce qu'ils réussissent bien!", et les jalousies: "pourquoi moi, qui suis l'aînée, ai-je la même autorisation de minuit, que ma soeur qui a deux ans de moins, si on fait un calcul proportionnel elle devrait rentrer à 23h11 et moi à minuit, merde!". Et puis les injustices, les portes qui claquent, se faire engueuler à la place du frère qui, lâchement, se cache dans les jupes de notre mère en lui faisant un grand sourire... ce sont de vrais traumatismes!
C'est des drames, des disputes, des bagarres, des insultes, des conflits.

Mais avoir des frères et soeurs, c'est aussi deux ou trois trucs pas mal: C'est ne pas avoir toute la pression parentale sur les épaules, c'est pouvoir la partager. Ce sont des jeux et des univers tellement prenants, que les amis, à côté, longtemps, font pâle figure. C'est l'idée qu'on peut ne pas s'appeler pendant un mois et que la complicité est là, quoiqu'il arrive. C'est petit à petit avoir chacun sa vie, son jardin secret et ses relations, tout en n'oubliant jamais notre lien. C'est le réconfort; le partage, cette fois, des soucis, des douleurs, des peines familiales. C'est aussi le partage du bonheur.
Et surtout, avoir des frères et soeurs, c'est avoir la chance, plus tard, de pouvoir partager ses souvenirs. Avoir quelqu'un qui sache d'où l'on vient, qui ait vécu les mêmes évènements que nous, et qui puisse en témoigner, de près ou de loin, toute la vie. C'est ne pas rester totalement seul avec notre mémoire, une fois que notre vie est derrière nous.
Donner des frères et soeurs à quelqu'un, c'est en même temps imposer à l'enfant une personne qu'il n'a jamais souhaitée, mais c'est aussi lui faire un très beau cadeau. Selon moi, c'est un moyen de prolonger sa vie, de la démultiplier, et de lui donner encore plus de sens.

mardi 17 mars 2009

Message à caractère informatif en période de crise


Bon, mes chats. En cette période de crise (je pense qu'on n'a jamais autant utilisé l'expression "période de crise" depuis six mois), j'aimerais vous faire part de quelques petites informations, glanées ça et là, dans la presse ou à la radio, qui pourraient, non pas vous faire changer d'avis, mais au moins déclencher chez vous un rictus de soulagement d'être "bleu blanc rouge, françois le français".

Saviez-vous que la France arrive deuxième dans le classement des pays les plus attractifs pour les investisseurs? Comment qu'elle fait, la France? C'est un classement de deux pays au total? Elle s'est fait un trip "fille de joie de la place Péreire", mis du rouge à lèvres et revêtu un décolleté que la morale réprouverait pour séduire les investisseurs? Non! C'est BFM qui l'a dit, donc c'est vrai. La France, en fait, on croit que c'est tout pourri comme truc, mais en fait c'est génial comme pays!
Ensuite, eh ben Total, par exemple. Il est de bon ton de hurler à la mort que chez Total, c'est des méchants tueurs de mouettes à coup de marées noires. Bon, pour le coup les journalistes ils réagissent trop à chaud, sans avoir vraiment tort, mais bon. Ils nous ont un peu fait à nouveau le coup de "La fille du RER" (emballement médiatique sans vérification de l'info...) , parce que, si on se renseigne mieux, on voit que Total, ils s'en mettent plein les fouilles, ok, mais ils ne vont pas "supprimmer" 555 postes, mais seulement faire des reclassements. Alors, ils sont un peu nuls en comm' chez Total mais avoir une boite comme ça chez nous, au sommet du CAC 40, c'est plus une fierté qu'une honte, non? Ou pas.
En plus, savez-vous que nous, les françaises, sommes un modèle pour toutes les ricaines qu'arrivent pas à fermer leur jean taille 100? Un bouquin à notre gloire est sorti il y a quelques années, French women don't get fat, c'est chauvin bien comme il faut, ça nous brosse dans le sens du poil, bref, un parfait livre pour la "période de crise". Et je ne vous en dit pas plus sur l'admiration sans bornes que nous vouent les femmes du monde entier, concernant le fait que nous travaillons, faisons 2 enfants, sommes sexy et sylées du matin au soir, tout ça en chantonnant. (et même que la vaisselle se fait toute seule, c'est des petits oiseaux qui s'en occupent, en piaillant, pendant qu'on traînasse sur le canapé en attendant que ce soit fini, c'est trop mignon. C'est prouvé en cliquant ici)

Voilà. Bon, je ne vais pas me lancer dans une propagande patriotique, parce que c'est quand-même plus marrant de critiquer et d'être contestataire que de rester positif, surtout en cette "crisis period", mais j'ai voulu faire s'exprimer mon côté Juppé, aujourd'hui.
Alors, si vous avez d'autres bonnes nouvelles concernant la France, n'hésitez pas à m'envoyer un petit commentaire ci-dessous, comme ça, on pourra tous se réjouir d'être français, on s'aimera, on se congratulera, on s'enroulera dans le drapeau tricolore, tels de petits nems, en faisant une ronde (même si c'est compliqué, déguisé en nem) en disant: on est géniaux! Notre avenir est radieux! Allons tous trinquer à la santé de notre quotidien prometteur!
Cordialement.

lundi 16 mars 2009

Retour au Bled


Globalement, je suis quelqu'un d'assez souple, anti-maniaque, et loin d'être perfectionniste. Mais c'est marrant, il y a des domaines, assez limités, dans lesquels j'excelle en matière de "gardienne du temple". Un fantasme "Christine Boutin", l'héritage de mon grand-père Général de l'armée de terre et décoré de la légion d'honneur (d'ailleurs, j'aurais pu l'intégrer, cette école de la légion d'honneur, on se disait avec ma cousine que ça aurait pu être marrant), bref, j'en sais rien. Derrière mes airs de fille libre et dans le vent, bien au dessus des contraintes matérielles et des règles de bienséance (mouarf!) se cache parfois une sous-préfète de province un peu à cheval sur les convenances. Voilà donc ma faiblesse:
J'aime par dessus tout lire des textes bien écrits, sans fautes d'orthographe. Comme tout le monde, je me disais. Je ne suis pas Proust, ni Flaubert, je ne prétends pas avoir le style de qui que ce soit, mais j'ai quand-même, et pas pour rien, bouffé du Bled pendant deux ans avec la même instit' en CM1 et CM2. Elle était insupportable à bien des égards, cette mademoiselle Annino, elle m'aura traumatisée pendant toute la fin de mon primaire avec ses règles à l'ancienne et ses punitions corporelles (ah, le coup de règle sur les doigts... la craie qu'elle faisait sadiquement crisser sur le tableau noir, ou les ongles enfoncés dans le lobe de nos frêles oreilles...) mais elle m'aura au moins transmis ça: savoir écrire correctement! (avec la danse classique, ça fait une bonne dose de discipline). Donc, ce petit texte du jour pour hurler mon désespoir. A la télé, sur internet, il y a, pour résumer, quatre choses qui me scient en deux de douleur (oui, pas moins!):
D'abord, le style télégraphique ou SMS, ce n'est pas parcequ'on a moins de 30 ans kon é obliG 2 parlé kom sa. Ca me fout en l'air, c'est complètement illisible, je dirais même presque angoissant.
Ensuite, eh bien la chère règle de l'impératif est de plus en plus ignorée: non, on n'écrit pas "respires", "apportes" ou "vas" lorqu'on donne un ordre à quelqu'un. Pas de "S" dans ces cas-là!!! On dit donc "respire", "apporte", "va"... etc.
Continuons avec cette expression: "une espèce de fille". Eh bien, même si on remplace la fille par le garçon, on ne dit pas "un espèce de garçon", mais toujours "une espèce de garçon"! oui, "espèce", c'est féminin!
Et pour finir, pourquoi dire "au jour d'aujourd'hui" alors qu'"aujourd'hui" suffit? (hui, d'ailleurs, veut dire " aujourd'hui").
Voilà. Je suis de nature fragile, vous voyez, puisque ces 4 erreurs suffisent à me mettre hors de moi. Et pourtant, le reste du temps, je vais bien, je suis cool et bordélique, c'est dire! Donc si vous ne voulez pas réveiller la vieille branche bien-comme-il-faut qui sommeille en moi, en tailleur beige à épaulettes, et en escarpins hôtesse de l'air, vous savez ce qu'il vous reste à faire! (même si mes lecteurs, dans leurs commentaires, ne m'ont jamais fait ce coup-là)
Et vous, sous vos airs de rockeurs ou de poètes échevelés, je suis sûre que vous avez un petit côté commandant en chef... non?

dimanche 15 mars 2009

Madame rêve


Cette chanson.... magnifique. Quel homme, ce Bashung! Gégé devrait en prendre de la graine.

Madame rêve d'atomiseurs
Et de cylindres si longs
Qu'ils sont les seuls
Qui la remplissent de bonheur
Madame rêve d'artifices
Des formes oblongues
Et de totems qui la punissent

Rêve d'archipels
De vagues perpétuelles
Sismiques et sensuelles

D'un amour qui la flingue
D'une fusée qui l'épingle
Au ciel
Au ciel

On est loin des amours de loin
On est loin des amours de loin
On est loin

Madame rêve ad libitum
Comme si c'était tout comme
Dans les prières
Qui emprisonnent et vous libèrent
Madame rêve d'apesanteur
Des heures des heures
De voltige à plusieurs

Rêve de fougères
De foudres et de guerres
A faire et à refaire

D'un amour qui la flingue
D'une fusée qui l'épingle
Au ciel
Au ciel

On est loin des amours de loin
On est loin des amours de loin
On est loin

Madame rêve
Au ciel
Madame rêve
Au ciel
Madame rêve

samedi 14 mars 2009

Avis de recherche: Graeme Allwright

Petite, j'entendais ce chanteur à la maison, mon père avait les vinyles de Graeme Allwright, et, dès que le diamant glissait sur le disque, je me plongeais dans la fin des années 70, sur l'île de la Réunion où j'ai fait mes premiers pas, dans l'ambiance communautaire avec les potes en petits shorts, cheveux longs, leurs copines blondes en robes évanescentes, les balades en Mehari et les Pink Floyd pas loin.
Ma chanson préférée reste de loin "Joue, joue, joue", dont je ne saisissais pas encore tout le sens à l'époque mais dont la mélodie à la guitare me fascinait (là par exemple sur Deezer, vous pouvez le trouver). Mais toutes les autres étaient aussi parfaites, comme les petites boites, par exemple.
Seulement voilà. Je n'arrive pas à mettre la main sur un CD! J'en avais commandé un sur fnac.com, mais on m'a remboursée en me disant que cet album n'était finalement plus en vente!
Depuis des années, j'aimerais l'avoir, il représente pleins de souvenirs d'enfance, et je ne sais pas comment le trouver... Si quelqu'un a un plan, ou un avis sur la question (ou quelque chose à dire, de quelque intérêt que ce soit, vous savez bien que j'adore vous lire!) qu'il n'hésite pas à me laisser un commentaire!
Merci mes chous.

vendredi 13 mars 2009

Mes lecteurs à la loupe

Bon. L'heure est grave. J'ai fait une petite analyse des résultats du sondage (dans la colonne à gauche) et je vois que la gente masculine n'est pas hyper représentée. Alors, oui, je sais que mes sujets sont plutôt féminins, et c'est bien normal qu'il y ait plein de nanas sur ce blog, mais bon, quand-même, j'ai pas créé la rubrique "Vous avez dit Sport? (rubrique spéciale hommes)" pour les chiens! Alors là je mets une petite photo sympa et un brin racoleuse, en espérant rameuter de la testostérone sur ce blog. Ou alors, les hommes sont plus timides et osent moins cliquer sur le sondage? j'ai du mal à y croire. Les gars, si vous me laissiez quelques commentaires aujourd'hui, tiens... parlez-moi de vous, de votre sensibilité, de vos rêves, de vos colères, de votre cholestérol... je sais pas moi. Soyez créatifs!

jeudi 12 mars 2009

Merci au blog "Maman Travaille"!

Bienvenue aux lecteurs de "Maman Travaille"! Marlène a fait une petite présentation de mon blog sur le sien... je suis ravie! Pour voir le chef-d'oeuvre, cliquez-ici!
Et puis, si vous aimez mon blog, n'hésitez pas à rejoindre mon groupe sur Facebook!

Josiane kiffe les footballeurs du XV de France


Bonjour mes lecteurs! Si vous êtes un homme, vous allez peut-être vous intéresser à mon blog aujourd'hui. Et si vous êtes une femme, nul doute que vous en sortirez grandie, et beaucoup plus au fait de l'actualité du protège-tibia, après lecture de cet article: Hier soir, Josiane a gentiment décidé de se la jouer "journaliste sportive embarquée", pour vous lecteurs. Pour ce faire, elle a trouvé une petite place sur le canapé et, bien méticuleusement, a pris des notes, pour votre plaisir bien sûr!

"Hier soir donc c'était le match que Gégé il me disait que, au niveau politique ou philosophique, ben, non, connasse, l'enjeu n'était pas énorme, mais qu'au niveau football français mondial, c'était super important. En bonne journaliste sportive, j'ai quitté, ni une ni deux, l'activité qui m'occupait (cette profession exige quelques sacrifices), c'est-à dire maroufler du papier-peint dans ma cuisine (oui, à 21h, si je veux!), pour venir aux nouvelles et vous en faire un compte-rendu aussi vulgarisé que possible: Ben alors le XV de France, donc, il rencontrait le "mes que un club" espagnol ou portuguais, enfin, je ne sais plus trop, vers la péninsule ibérique, comme ils disent les présentateurs. Et donc les gars, ils ont couru, couru, sur l'herbe fraîchement coupée, c'était trop beau, ça me faisait rêver, plus je les voyais se battre pour gagner ce ballon plus je m'imaginais être ce ballon. Bref. Heureusement qu'il y a eu une pub, ça m'a permis de me calmer, de débarasser et d'aller dégager les angles. Et pile là, Gégé il me parle de corner! Eh là, je me dis, non mais quand même c'est beau l'amour, Gégé il a deviné ce que j'étais allée faire dans la cuisine alors qu'il n'y a pas souvent mis les pieds depuis notre mariage en 1991.
Ensuite, eh ben, tout ce qui devait s'ensuivre s'est ensuivi: les joueurs ils ont continué à courir, à mettre des buts, ou pas, apparemment Gégé il était pas hyper zen, moi je lui ai dit en ricanant qu'il avait juste choisi la mauvaise équipe au début, il avait qu'à être pour les Barçais c'était quand même plus glam', que d'être pour des loosers. Enfin, donc, le résultat, c'était un truc comme 5,2, apparemment c'est pas une super note mais moi si j'avais eu une note pareille à "Un dîner presque parfait" j'aurais pas non plus trouvé ça si minable! Bref Gégé c'est un homme exigeant. Moi j'ai essayé de le consoler en lui disant que, bon, les résultats au foot c'est toujours un peu pareil, ça tourne toujours autour de 2-1, 1-1, 1-0 ou des trucs du genre... mais là j'ai vu de la haine dans ses yeux alors je suis allée mettre ma chemise de nuit "Connétable" (c'est Gégé qui bosse là-bas et il m'a dit que c'était la marque qui m'allait le mieux). J'ai donc pas eu le temps de pousser l'enquête plus loin, d'interroger le voisinage, demander leur avis aux spécialistes, sur la défaite, ou sur Guy Roux, sur l'hymne de la Champions League (j'adore la musique classique) ou sur qui c'est qui est meilleur en gastronomie, les français, hein, pas les espagnols.
Mais j'espère avoir au mieux retranscrit ce match, pour ceux qui l'auraient malencontreusement loupé, et éventuellement anticipé vos questions.
Sur ce, je vous dit à bientôt, love love love, et j'espère que vous me suivrez lors de mes prochaines interventions. La prochaine fois se sera peut-être le curling ou des sports un peu "ménagers", ça me parle, ces trucs là."

mercredi 11 mars 2009

Ils nous ont fait la totale


C'est un fait divers comme un autre: une petite fille de 9 ans, au Brésil, violée par son beau-père depuis l'âge de 6 ans, qui tombe enceinte (de jumeaux) et qui va donc décider d'avorter.
Seulement l'Eglise catholique a décidé de s'en mêler, et là elle a joué à fond le "aime-ton-prochain": "Bouh! c'est grave! nous approuvons l'excommunication dans un tel cas!"
Qu'est-ce qui est grave? Ben, mes brebis, que cette petite fille ait avorté, bien sûr! Et l'excommunication préconisée par l'Eglise: elle est pour la mère et la fille (ainsi que l'équipe médicale), bien sûr! Oui, le beau-père pourra continuer à aller bouffer son hostie tranquillement tous les dimanche, on vous rassure. L'archevêque de Recife, qui a ordonné l'excommunication des traînées (pour un acte légal, rappelons-le), prétend que "le viol est moins grave que l'avortement". Je pense que s'il avait pu envoyer la petite sorcière au bûcher, il ne se serait pas privé, le justicier. Bon, et puis c'est vrai quoi, la petite aura la vie éternelle au paradis, de toutes façons, elle peut bien payer un peu pour ce qu'elle a commis!
Benoît XVI, apparemment, ce jour-là, avait piscine, puisqu'il n'a pas contredit l'agneau de Dieu en question. (article de 20 Minutes)
Tiens, moi qui dois aller à l'église dimanche prochain (et c'est pas super souvent que ça m'arrive), ça tombe à pic.
Bon, l'avantage avec ces faits-divers, dans un sens, c'est de nous faire voir notre vie du bon côté, finalement. En cherchant un peu, ça nous donnerait presque des ailes; on a envie de se mettre dans une colère folle, ça c'est sûr, mais aussi de pousser un "ouf" de soulagement égoïste et de sautiller partout en chantonnant. Finalement, on a un sacré bol de vivre en France.
Et de nous en faire prendre conscience, en temps de crise, finalement c'est super chrétien de leur part, aux curés Brésiliens.

(sur ce sujet, lire aussi les blogs Nectar du Net, ou Maman Travaille)

lundi 9 mars 2009

Entretien (d'embauche) avec un vampire


Toute à l'heure, j'ai passé un entretien d'embauche. A la question "Vous êtes mariée? vous avez des enfants?" J'ai cru bon répondre la vérité. "Votre bébé a dix mois! Mais c'est tôt, pour travailler, non? Je n'ai rien contre les femmes qui font des enfants, au contraire, il n'y a rien de plus beau, ma femme m'en a fait trois. Mais elle a arrêté de travailler. Ici, il n'y a pas d'horaires, et je ne veux pas avoir à gérer de problèmes de nounous ou d'enfants malades. Toutes les femmes qui sont tombées enceintes ici ont choisi de s'arrêter jusqu'à ce qu'ils rentrent à l'école. Et puis celle qui a choisi de revenir après son congé maternité, elle est en train de se faire licencier pour non-atteinte de ses résultats. Vous serez entourée d'hommes de votre âge, mais sans enfants, qui eux ne verront aucun inconvénient à être en réunion à 21h. Vous devrez bosser deux fois plus si vous voulez y arriver. Et si je vous embauche, pas question de faire un 2ème enfant dans la foulée, c'est un investissement que je fais! Toujours intéressée?"
Sur les 40 minutes d'entretien, cet homme en a consacré dix à me dire que mon profil était intéressant, et trente à me demander comment je ferai pour être efficace au travail en étant jeune maman. Car LA question, l'éternelle petite musique qui revient, c'est "Et qui va garder les enfants?" Le pire, c'est qu'il était sympa ce type, juste "lucide", comme il disait.

Je suis un peu perdue. Je ne sais plus trop comment voir les choses. Est-ce que j'ai fait l'erreur, pendant mes 26 premières années de vie, de considérer que les femmes et les hommes sont sensiblement à égalité? Est-ce que ma condition de femelle doit éternellement revenir sur le tapis? Est-ce que je dois accepter qu'un recruteur me voie avant tout comme un inquiétant utérus sur pattes, plutôt que comme une candidate à un job? Est-ce que je dois admettre que les femmes ne peuvent pas exercer n'importe quel boulot, simplement parce qu'elle sont femmes? Ou bien est-ce que je dois continuer à me battre, et à prouver deux fois plus, tout le temps? Est-ce que les femmes qui tiennent bon, qui triment et qui justifient sans cesse qu'elles méritent leur place sont, au fond, heureuses et épanouies? Qu'est-ce que je veux, moi?
Au lendemain de la "Journée Internationale des Droits de la Femme", je suis carrément mélancolique.

dimanche 8 mars 2009

Bonne journée les femmes!


"Allez, bravo, ok, c'est génial d'être une femme, tout ça, les belles gambettes réaparaissent avec les beaux jours, vous les femmes, vous donnez la vie, et tout le tintouin, c'est beau, et puis il ne faut jamais frapper une femme, même pas avec une rose (Marie-Claire), bref, vous êtes des saintes, nous les hommes on est si petits à côté de vous, on vous mérite pas. Bon, Josiane, qu'est-ce qu'on mange? Oh non, tu vas pas encore nous faire des courgettes. Et puis aujourd'hui, journée de la femme ou pas, je regarde la Coupe Davis. Faîtes chier, les nanas, toujours un truc qui va pas, toujours mal au bide et à râler. On a besoin de tranquilité, nous, les hommes, en rentrant du boulot on a aut' chose à faire qu'à vous entendre radoter sur vos histoires de pisseuses. C'est pire ailleurs, hein, alors vous plaignez-pas. Et puis qui c'est qui va garder les gosses? je travaille, moi, merde! Au fait, pars-pas les mains vides, ramène moi une bière."
(C'était une parole de Gégé, expert ès femmes et désir féminin, intervenu spécialement aujourd'hui sur ce blog en votre honneur.)

samedi 7 mars 2009

La jeune maman et son statut de "divinité"


Il y a pas mal de choses auxquelles je pense à propos de la grossesse et de la maternité, avec quelques mois de recul. Une notamment me surprend encore: c'est le fait que la maternité, et le statut de jeune mère, soient si "sacralisés". La grossesse est un moment magique, c'est certain, et un chamboulement énorme dans sa vie et dans sa façon de voir les choses, qui doit être respecté. Mais pourquoi, au XXIème siècle, cette situation est-elle toujours entourée de mystère, fantasmée et mystifiée? Pourquoi, malgré tous les livres existants, les sites internet, et les cours de préparation à l'accouchement, a -t-on toujours l'impression, quand on est enceinte pour la première fois, de ne connaître aucune des informations vraiment nécessaires et essentielles, comme si un voile de mystère devait forcément masquer ce qui allait vraiment nous arriver? Pour nous protéger? Je ne suis pas sûre, puisqu'aux cours de préparation, on n'a pas été épargnée par les détails techniques et médicaux de l'affaire, les litres de sang, les risques d'y rester, ou que ça ne se passe pas comme prévu.
Non, moi, ce qui m'a manqué, ce n'était pas les détails techniques, matériels, ou d'organisation (combien de bodies acheter pour la maternité, au bout de combien de contractions doit-on s'y rendre, etc...). Moi, j'avais besoin de parler de mes peurs, de mes angoisses, et entendre celles qui étaient passées par là avant moi me dire qu'elles avaient eu des doutes, elles aussi. Au lieu de ça, on ne voit que des photos de femmes enceintes, souriantes telles des madones, au teint frais, en robe pastel, au plus haut de leur épanouissement, avec cette phrase, récurrente: "Tu verras, ce n'est que du bonheur, tout ce qui est difficile, on l'oublie!".
Le résultat, c'est qu'on va de surprise en surprise. Déjà, une grossesse, c'est tout sauf un moment de grâce. Les examens tous les mois, l'attente de résultats sanguins plus ou moins inquiétants, les complications parfois, ou, à 6 mois, le corps qui décide, soudainement, de créer des anticorps contre le foetus. Les angoisses commencent dès les premières semaines!
Et puis l'accouchement: Pourquoi personne ne m'a réellement expliqué ce qu'était la douleur des contractions? On m'avait dit "tu auras mal au ventre". Or les douleurs, (j'ai vraiment compris le sens du mot douleur à 26 ans!) se situaient plus au niveau des reins, dans le bas du coccyx, avec une sensation assez effrayante de devoir expulser 4 kg, sans avoir la moindre idée de la façon de s'y prendre.
Et la peur d'accoucher: Celles qui y sont passées, n'avez vous pas, vers le troisième trimestre, eu cette angoisse terrible de la douleur, que ça ne se passe pas bien? Et celle de faire connaissance avec votre bébé, ce petit être que, finalement, vous ne connaissez pas encore et que vous aurez peut-être du mal à aimer?
Autre sujet: l'allaitement: Pour moi, la question ne se posait pas, j'allais allaiter. mais on ne m'avait pas dit à quel point c'était difficile! "C'est douloureux simplement lorsqu'on s'y prend mal" disaient les pro-allaitement. Connaissez vous une seule jeune primipare ayant réussi à allaiter du premier coup? C'est à peine culpabilisant, ce message! Moi, je faisais tout comme on me disait, mais je ne savais pas que mes seins saigneraient pendant une semaine, et que je donnerai le sein en pleurant de douleur les deux ou trois premiers jours! J'ai adoré allaiter, finalement, mais il faut une persévérance et une motivation dont je n'avais pas idée!
J'ai vécu la grossesse comme une période magnifique, et eu la chance que tout se passe "normalement" à la naissance... Mais c'est aussi une période qui fut riche en angoisses, en peur de l'inconnu, de l'irréversible, de la mort. Des nuits peuplées de mauvais rêves, de jours à attendre des décisions de médecins pour des résultats d'analyses anormaux.
Tout ça, personne ne nous l'explique vraiment avant. Mais peut-être qu'il faut tout simplement y passer, pour le comprendre, finalement. Et avoir du recul, pour prendre la mesure de cet évènement. Mais maintenant encore, je regrette vraiment qu'on ne nous dise pas assez à quel point donner la vie, c'est un des plus grands bonheurs, mais aussi une des choses les plus difficiles qu'on puisse vivre.

vendredi 6 mars 2009

la journée "spéciale femmes"


Bonjour la foule en délire!
Alors, dimanche prochain, le 8 mars, il y a une journée spéciale, chère à mon coeur, c'est... La journée de la Femme! Qu'est-ce-que c'est? Est-ce que c'est comme le mois du blanc aux Galeries Lafayette, ou le mois de la puériculture (qui est en janvier dans tous les supermarchés, je sais ça depuis l'année dernière)? Est-ce que c'est le jour où on a deux femmes pour le prix d'une, ou bien des promos sur les femmes à la limite de la date de péremption? Est-ce que c'est le jour où on peut acquérir pour une somme dérisoire une "femme de voyage"? (ça c'est un sketch de Groland, assez douteux mais parfait).
Non, espèces d'imbéciles, la journée de la femme, c'est une journée dans l'année (comme pour la journée du dépistage de l'angiome, ou la journée du cheval), qui sert à honorer les déesses féminines qui vous entourent, dont vous-même, si vous êtes une femme (bien sûr).
Alors, en quoi ça consiste: les hommes doivent-ils tous se déguiser en femme, ou bien offrir à la leur un plumeau ou un wok? Vous n'y êtes pas, malheureux. Cette journée, vous devrez penser à toutes les femmes dans le monde qui souffrent, à tout ce qu'elles subissent, par la faute des hommes la plupart du temps (violences, esclavage domestique ou/et sexuel, absence d'éducation, etc...). L'inégalité de traitement existe aussi dans nos pays développés, faut pas oublier (z'avez déjà entendu parler de l'inégalité des salaires, ou de la double journée de travail?). Donc quand vous regarderez votre chérie, ou votre soeur, ou votre mère, dimanche; ayez un regard compréhensif, voire compatissant et condescendant (ce jour là, c'est d'accord). Ensuite, dès le lendemain, c'est bon, vous pourrez retourner à vos activités normales. C'est à dire aller boire un verre avec vos collègues "pour entretenir le réseau" pendant que bobonne garde les nains.
Bon, allez, les gars, vous avez compris que je fais un peu d'humour! Je parie que les lecteurs de mon blog sont bien plus modernes et intelligents que le français moyen. Et puis les hommes, moi je les trouve géniaux (sauf quelques petites teignes qu'on rencontre parfois, mais c'est pas si fréquent, finalement). Ils ont souvent beaucoup de mérite, subissent bien des pressions et ont une sensibilité "grosse comme ça". (C'est beau, Marine, ce que tu écrit, vraiment)
Ah! Juste un truc, quand-même: J'ai une dent contre toutes ces filles, à la télé, dans les magazines, ou autour de nous, qui disent: "Attention, hein, je ne suis pas féministe! mais..." Pourquoi se justifier? Est-ce une tare d'être féministe? Est-ce que l'être, c'est avoir les cheveux courts, vouloir émasculer les hommes et prendre leur place? Moi, je me sens féministe, tout naturellement, au même titre qu'on est Humaniste. Vouloir se battre pour l'égalité des droits avec les hommes ne fait pas de nous un cliché de féministe lesbienne intégriste américaine des années 70. Et puis, le droit de prendre la pilule, de faire ou non des enfants, de travailler, de réfléchir et de faire ce qu'on veut de ses fesses (sans être "trop" traitée de s.....) ne me paraissent pas des droits acquis pour la vie. Alors, autant continuer à rester lucide sur la chance qu'on a d'être nées après les années 50, et à se battre au quotidien pour que ça continue. Non?

mercredi 4 mars 2009

Un vrai fourre-tout, le billet du jour!


Bonjour mes chéris!
Aujourd'hui j'ai plein d'idées qui me viennent, alors impossible de faire un billet construit, vous me pardonnerez.

Alors primo: Il m'est arrivé un truc marrant(oh, rien d'extraordinaire, ne vous étranglez pas avec votre café), enfin, disons que si il y a deux ans je m'étais imaginée vivre ça j'aurais rigolé: Je me suis fait une copine au jardin d'enfants! Oui, oui, comme dans Desperate Housewives! Bon, quand on a un enfant en bas-âge, c'est un truc qui, statistiquement, arrive, mais j'ai tout de suite pensé que ma mère glousserait en me voyant. N'empêche, je suis toute contente, car dans la nouvelle ville où nous avons emménagé, je n'ai aucune copine "mère de famille". Et finalement, je pense qu'on pourra peut-être échanger des trucs. On doit se prévoir une virée au parc ensemble, elle a l'air plutôt sur la même longueur d'ondes que moi (Une fille exceptionnelle, en somme). On pourra échanger nos recettes de cookies (heuh, de cocktails), s'esclaffer sur les progrès de nos merveilles (et surtout souffler quand elles seront enfin endormies), comparer les prix des Kinder-Pingui dans différents supermarchés, s'échanger nos trucs et astuces pour faire briller nos plaques en vitro-céramique (c'est essentiel!) et critiquer les autres enfants/mères/maîtresses/nounous/voisines comme dans une série américaine. Je vais devenir une mère parfaite, ça va être terrible. Je crois que si j'avais croisé René Coty ou Charles Ingalls près des balançoires, ils seraient littéralement tombés amoureux de moi.

Deuxio: Hier, au Grand Journal (je ne supporte plus cette émission, qui est une succession de promos et de pubs, mais j'aime bien le Petit Journal People et surtout la minute de Guillaume Galienne), il y avait Florence Foresti, qui est une de mes idoles de l'humour, et elle nous disait que son prochain spectacle était en cours d'écriture. Il s'appellera "Mother Fucker" (c'est mignon), et traitera de la... maternité (non, non, je ne suis pas en boucle), et surtout de l'image de femme responsable et sérieuse qu'on aimerait que les mères aient, alors que ces filles là, elles peuvent avoir enfanté dans la douleur comme le veut la tradition, être folles de leurs enfants (et c'est mon cas!), et continuer à avoir de l'ESPRIT(oui!), faire de l'humour noir, avoir un mode de vie que la morale réprouve et aimer beaucoup trop le Muscadet. Eh bien, moi, j'ai hâte de la voir sur scène!

Enfin, Troisio: Hélène, sur son Blog de Fille, a fait un petit billet marrant aujourd'hui, avec une photo d'elle, maquillée avec tout ce qu'elle proscrit habituellement dans ses rubriques make-up (elle est un peu intégriste du make-up, faut pas lui en vouloir). Les filles peuvent aller faire un tour sur l'article! (les hommes, vous pouvez vous abstenir, j'essaierai de vous faire un p'tit billet spécial "vrais hommes", avec coupage de bois dans la forêt, chemise à carreaux, transpiration et Ligue des Champions)
Cordialement.

mardi 3 mars 2009

Le Facebook group


Mes lecteurs, si vous ne l'avez pas encore fait, n'hésitez pas à rejoindre le groupe de mon blog sur Facebook! Cliquez ici, mes mignons.

lundi 2 mars 2009

Venez retirer vos Tickets-psy au CE!


Depuis quelque temps, on entend parler de cette nouvelle idée farfelue apparue dans les entreprises: la distribution de tickets-psy, au même titre que les tickets-restau ou les chèques-vacances.
Waouh. Vous imaginez l'avantage social! on vous sucre vos chèques-emploi service pour les remplacer par 5 séances chez un psy agréé! Trop sympa votre boss, il va vous aider à lutter contre le stress... non pas en vous augmentant, en embauchant un peu plus ou en vous laissant partir à l'heure le soir... mais en vous envoyant vous faire traiter! Une bonne petite thérapie comportementale à l'américaine, et hop! guéri! vous serez vachement moins stressé ensuite, devant votre boss, une fois que vous aurez parlé de votre enfance et de vos cauchemards à un toubib.
Désormais, à l'entretien d'embauche, vous pourrez non sans ridicule demander à combien de tickets-psy vous aurez droit, en plus de votre package en k€ et de vos RTT. Rassurant, non? De là à tout psychologiser, on n'en est pas loin. Déjà que votre chef paye des formateurs à 2000 € la journée, qui vous expliquent que pour gagner plus de clients en temps de crise il faut savoir visualiser son stress, prendre du recul et faire quelques exercices de gym, tout en répétant 10 fois votre but: "If I win a customer, I am a winner" (merci d'être venu, grand gourou, nous n'avons pas perdu notre temps). Et puis, une étude d'un chasseur de têtes suédois, Lars-Olof Tunbraa, avait prouvé que statistiquement, il y avait beaucoup plus de psychopathes chez les patrons que chez les employés de base (est-ce inné ou acquis, là est la question!).
Bref, bientôt, le matin, vous vous rendrez en camisole au bureau, la machine à café vous proposera "petite pilule blanche?" au lieu de "sucre ou sans sucre?", et votre n+1 vous conviera aux points mensuels dans la salle de réunion "Francis Heaulme". Le PDG, lui, siègera dans un grand bureau renommé "Charles Manson".
A la reflexion, vous prendrez peut-être directement 10 tickets, non?

dimanche 1 mars 2009

Tiens, un père!


Ah! dans la série "blogs" sur la maternité... parlons paternité! Un père qui s'exprime (bien) à ce sujet, ça me paraît plutôt rare... il voit juste, et correspond un peu à l'idée que je me fais de l'humour, de l'écriture et du décalage. Allez voir papa-anonyme! Et puis, au fait, cet homme il feuillette le Elle de sa femme (comme le mien, quoi), et comme moi, il est resté pétrifié devant le numéro de la semaine dernière, écolo-vert avec un édito moralisateur de Marion Cotillard (le pire étant le débat, hautement intellectuel vous vous en doutez, entre la jeune actrice... et Hubert Reeves! pas moins!) Bref, du gros n'importe quoi chez Elle. Heureusement que cette semaine j'ai reçu un pavé 100% mode, bien flashy, fashion et pas du tout écolo-paturâges-robes vichy. Un vrai Elle, quoi. Donc, ce type, papa anonyme, ça m'a l'air d'être un gars bien!