dimanche 31 mai 2009

Pas d'idée de titre aujourd'hui



J'adore cette photo.
C'est Samuel Benchetrit qui a eu l'idée de prendre en photo sa femme, Anna Mouglalis, alors qu'elle portait un simple jean à la maison, quelques jours après la naissance de leur fille. Il y a rajouté le pistolet en plastique de son fils. Et l'affiche de son film était toute trouvée.

Est-ce que c'est pour ça que je suis obligée de faire un texte avec? Ben non. Donc j'ai décidé de ne rien écrire de plus... et de vous laisser rêvasser. A très vite!

mercredi 27 mai 2009

Maman part au kravail

Cool! Hélène, sur son blog, reprend mon texte dont je vous parle ci-dessous. Ca promet d'être enflammé, ce débat!

La Ressource Humaine

(en photo: "mmmh... cette tchorgnasse ferait une belle hôtesse pour mon agence de Mères-porteuses à p'tits-culs... quel dommage que ce soit une cul-de-jatte!")

J'avais écrit il y a quelque temps, ici, un petit texte relatant un entretien d'embauche avec un malade mental.
Ca me fait penser qu'en discutant autour de moi, je me rends compte qu'on est pas mal à avoir vécu des entretiens tous plus foireux les uns que les autres. Une nouvelle de mes grandes copines (qui se reconnaitra) a d'ailleurs tout un florilège d'expériences psychokouak à son actif. Du genre, "Montrez-moi vos seins", couplés avec des tests psy tous plus inquiétants les uns que les autres, ou bien "si je vous dis trahison?" (elle avait d'ailleurs répondu "ça me fait ni chaud ni froid", j'adore). Une fois on lui a fait passer toute une journée d'entretiens collectifs de malade pour un poste de juriste, et à la fin, au bout de 7 heures, on lui a demandé de se présenter. Elle a d'ailleurs obtempéré en décrivant tout ce qui se trouvait dans son sac: son téléphone, la tétine de son fils, etc... Merde, quoi, on nous prend vraiment pour des fous.
Et je pense que ça serait marrant de lancer une nouvelle rubrique, que j'appellerai "la rubrique RH", et d'entendre les expériences des uns et des autres. Je suis sûre que vous avez tous vécu au moins un entretien complètement loufoque.
J'espère que vous aurez envie de m'en raconter quelques uns!

Et puis au fait, j'ai participé pour la première fois à la fête des voisins hier! On a été invités au dernier moment par une adorable Canadienne... y avait tout un tas de gens, beaux comme tout, BCBG et bronzés, coupe de Champ' et ribambelle d'enfants Cyrillus criant comme des hyènes dans le jardin, au bord de la piscine. J'ai adoré, ça m'a fait rêver. Et c'est drôle, parmi tous les couples bobo-ingénieurs-mères au foyer, absolument TOUS étaient parisiens au départ! (c'est pratique on a pu parler de Chatelet-Les Halles et de ce putain de tapis roulant qui est long comme tout et qu'on n'emprunte plus). Et tous ont décidé, comme nous, de s'installer près des cigales une fois leurs enfants nés! Comme quoi, il doit y avoir une règle mathématique quelque part expliquant ce phénomène.

mardi 26 mai 2009

Prix d'interprétation féminine


Dimanche, entre deux zappings sauvages sur Roland Garros, j'ai regardé la fin de la cérémonie de remise de la Palme d'Or. Chaque année, je trouve ces cérémonies un peu froides, carton-pâte et artificielles, même si je me passionne pour tous ces films. Je ne sais pas comment je vais faire, d'ailleurs, maintenant, pour trouver le temps d'aller les voir au ciné (en plus, "Y", notre baby-sitter carriériste, demande 10 € de l'heure!). Je pense que je vais devenir experte en "commentaires de films que je n'ai pas vus".
Je suis de plus en plus circonspecte et distante concernant toutes ces actrices (surtout françaises) qui viennent se la péter sur la Croisette en faisant mine d'être bien au dessus de tout ça, MAIS: il y a eu une petite exception hier, un moment très gracieux pendant cette cérémonie. Outre qu'Isabelle Huppert, que j'aime beaucoup, avait mangé un iceberg, Charlotte Gainsbourg a reçu le prix d'interprétation féminine (Sans blague, Sophie Marceau et Monica Bellucci repartent encore sans rien? nan j'déconne), et son discours m'a émue aux larmes. (à un instant où je m'y attendais le moins, puisque c'était la balle de match de Simon et que je mangeais du saumon).
Savez-vous pourquoi? Depuis longtemps, cette fille, pour moi, c'est l'élégance même. Elle est discrète, intervient à chaque fois pour de bonnes raisons (un film à défendre, par exemple!), est une actrice excellente, une femme naturelle et très sexy. Par rapport à toutes les starlettes bodybuildées sous leur robe de bal en satin rose, qui montrent qu'elles ont mis 4 heures à se maquiller, ou à certaines jeunes actrices françaises du 6ème arrondissement qui minaudent comme Fanny Ardant et qui adooooooorent la librairie Ladurée et les macarons la Hune pour montrer que ce sont des intellectuelles, eh bien elle a la classe, tout simplement.
(et même si elle aussi a mis 4 heures pour mettre son gloss, ça ne se voit pas).
Et je dis pas ça parceque j'ai été élevée dans le culte de Gainsbourg et que j'ai failli m'appeler Charlotte. J'ai mon libre arbitre, moi, merde!

Ca me fait penser à une digression (j'aime bien ça): Hier, sur la plage, avec mon beau-père (l'homme parfait qui a commis l'être idéal avec qui je vis), on matait les nanas. Ben oui, il est célibataire, et moi observatrice, on était bien obligés de mater.
Tout ça pour en arriver à cette constatation que sur la plage, beaucoup de femmes, pas si vieilles que ça, avaient des faux seins. Elles étaient toutes faites sur le même modèle: très minces, plutôt musclées, avec deux énormes boobs qui leur remontaient sous le menton. Et mon beau-père d'ajouter: "Te refais jamais faire les seins, Marine, ces filles-là sont trop vulgaires, on dirait des femmes de taulards". Eh bien c'est vrai. Elles répondaient parfaitement aux canons de beauté actuels: abdos de mecs, jambes de travelos, bras maigres (avec veine apparente sur biceps) et poitrine immense et rigide. Le résultat c'est que ces filles ressemblent à tout sauf à des femmes, à mon avis, avec leur démarche de cow-boy, leur tatouage dans le bas du dos et leurs abdos à la Victoria Beckham. Il y avait une femme enceinte, de 5 ou 6 mois, sur les transats, et c'était elle la plus jolie: des formes douces, des cuisses, des hanches. J'ai trouvé que sa beauté était émouvante, contrairement à toutes les autres, qui avaient perdu toute élégance en exhibant, comme un logo, leur postiche mammaire sur un corps d'athlète anorexique et camé.
Je crois que c'est ça que je trouve beau chez Charlotte Gainsbourg: elle a une grâce, une élégance, une simplicité, que l'on n'a plus lorsqu'on fait tout pour correspondre aux canons de la beauté, à coup de chirurgie, de mèches blondes, d'accessoires, de bijoux de peaux et de séances de bronzage.
En tous cas, si un jour Charlotte Gainsbourg décide de passer au 95 D, je vais foutre le feu à l'appart de son père, rue de Verneuil, et la forcer à venir animer un dîner littéraire chez moi avec Loana et Diana de l'île de la Tante-à-fion, tous les lundi, jusqu'à sa mort.

C'est un point de vue féminin sur la beauté, donc... qui reste encore assez ambigü puisque je suis la première à faire attention à ma ligne et à constater que mes abdos ne sont plus très visibles en ce moment... Je ne sais pas ce que la plupart des hommes en pensent. Ceux de mon entourage ont une opinion qui me parait intelligente et saine, mais faut dire que je suis entourée que de mecs au top, fins, cultivés et pleins d'esprit, donc je ne suis pas sûre que leur avis soit représentatif.
En tous cas, z'avez vu, on réfléchit, à la plage, hein?

lundi 25 mai 2009

Pourquoi fait-on des enfants?

(en photo: Famille au Vert-Galant, Willy Ronis)

Il y a quelque temps, Philosophie Magazine avait réalisé ce sondage, qui a été fortement médiatisé. "Pourquoi fait-on des enfants?" (ou veut-on on faire, c'est la même chose)
C'est une question que l'on se pose depuis peu de temps, puisqu'avant l'arrivée de la pilule et des moyens de procréation assistée, on ne choisissait pas d'enfanter, on "subissait" ce phénomène, point. Aujourd'hui nous avons le "Choix", et comme toujours avec ce mot, la liberté qu'il entraîne s'accompagne de pression, d'angoisse. Nous prenons maintenant la décision d'enfanter, à nous alors d'en assumer les conséquences, de justifier cette volonté, la façon dont on la réalise, le nombre d'enfants, les années d'écart entre chacun, le nombre de mois qui s'écoulent avant que notre projet se réalise. A nous aussi d'expliquer pourquoi n'en faire qu'un seul, voire ne pas en avoir du tout. A nous de justifier que, même si aujourd'hui, on fait un enfant quand on l'a décidé, parfois on décide mais l'enfant ne vient pas. A nous de gérer la pression de la société, et les difficultés à venir, que nous avons, finalement, "voulues", en procréant.
Mais savez-vous répondre à cette question de base, pourquoi fait-on des enfants?

Les réponses au sondage sont intéressantes:
Pour 60% des sondés, « un enfant rend la vie de tous les jours plus belle, plus joyeuse »
47% des sondés considèrent que faire un enfant « permet de faire perdurer sa famille, de transmettre ses valeurs, son histoire »
33% des personnes interrogées insistent sur l'amour : « un enfant donne de l'affection, de l'amour et permet d'être moins seul quand on vieillit »
Pour résumer, donc, on pourrait dire que nous faisons des enfants pour nous-mêmes; pour nous aider à vivre, pour transmettre, pour être entouré. Pour donner du sens à notre vie, en somme.
J'entends déjà certains commenter: "quel égoïsme!". Mais j'ai souvent été sidérée par cet argument. Est-ce que dire qu'on fait des enfants pour leur bonheur à eux, c'est réaliste? Moi, cet "égoïsme"-là, il ne me choque pas. Ces enfants, on ne les connait pas encore. Comment les aimer à l'avance? En aucun cas on ne leur fait un quelconque don!

Je crois qu'il existe tout un tas de bonnes, et de mauvaises raisons de faire des enfants, comme de ne pas vouloir en faire.
Certains font des enfants parce que ça se fait (le poids de la tradition, de la société), ou parce qu'il est temps (l'horloge biologique), ou pour matérialiser une histoire d'amour, en créant un mélange de deux personnes. D'autres le font pour se "guérir", même si procréer dans ce seul but est un peu gênant (la grossesse, la maternité, sont des formes de thérapie, qu'on le veuille ou non), ou pour se donner un statut, une contenance, un rôle social.
Et puis il y a l'inconscient. J'avais lu que le phénomène des très jeunes mères adolescentes, en Angleterre, par exemple, était notamment lié à la précarité de la société. Pour certaines jeunes filles, la grossesse est un moyen de se réaliser, d'exister, d'avoir un statut, de trouver une place dans la société, qu'elle ne trouvent pas par le travail.
Quand je réfléchis à ça, je ne vois pas pourquoi j'aurais eu des raisons plus nobles que les autres de procréer. je crois que toutes ces raisons, en proportions diverses, sont un peu les miennes.
Puisque maintenant nous avons ce choix, décider d'enfanter parait être quelque chose d'intellectualisé. Mais peut-être que nous minimisons la force de l'instinct de survie, et de reproduction, de l'espèce humaine? C'est peut-être ça, qui nous pousse le plus, finalement. Nous, petits individus humains, n'avons peut-être pas autant de pouvoir que nous le croyons.

Plus que les raisons, moi, ce qui m'intéresse, ce sont les conséquences.
On dit souvent qu'un bébé change la vie. Matériellement, bien sûr, mais surtout psychologiquement. La grossesse est un voyage intérieur intense (ils sont utiles, ces neuf longs mois!), qui métamorphose une femme, qui la prépare à devenir mère, d'une façon ou d'une autre. C'est un moment où certains conflits se créent, d'autres se règlent. Tout se met en mouvement, pour prendre une nouvelle place. L'arrivée du bébé a été, dans mon cas, une simple continuité de ce bouleversement.
Une amie qui a un bébé de 1 an et demi, m'a raconté qu'au début de sa relation de couple, elle était dans une phase terrible d'insomnie et de dépression, à cause notamment de problèmes dans son enfance qui ressurgissaient. Le travail, la vie de couple, plus rien n'allait à ce moment-là. Elle est tombée enceinte par accident, sans l'avoir envisagé. Ce bébé lui a donné l'occasion de "sortir d'elle-même", de voir les choses autrement, de lâcher prise et d'avancer. Avoir un enfant permet aussi de progresser, parce qu'on y est obligé. En France, j'avais lu que les médecins, dans certains cas de mères très jeunes et déséquilibrées, les poussaient même à mener leur grossesse à terme, car ce bébé allait les révéler, les responsabiliser, les "soigner", en quelque sorte. Toutes ces jeunes mères n'étaient pas identiques, certaines au contraire, immatures ou irresponsables, n'auraient pu gérer l'arrivée d'une petite personne humaine. Mais quelques unes ont bien évolué, grâce notamment à cet évènement. Bien sûr, ce sont des choses qui nous arrivent sans que l'on y ait pensé à l'avance (et heureusement!), mais je constate autour de moi, que bien souvent, la grossesse donne des clés pour régler pas mal de choses en soi.

Et vous, savez-vous répondre à cette question, Pourquoi? Et votre choix, a-t-il eu des conséquences inenvisagées? Cela vous a -t-il transformé? Avez-vous découvert une autre façon de voir la vie, et les gens autour de vous?

vendredi 22 mai 2009

Début de week-end


(en photo: ce week-end j'ai vu le fils caché de Grégory Basso et Arno Klarsfeld!)


Ce week-end de l'ascension ("ascension", mot célèbre depuis qu'un certain Jésus da Cunha de Carvalho, fils du charpentier et peintre en batiment José da Cunha de Carvalho, vivant dans le 15ème à Paris, s'était emmêlé les pinceaux en voulant dire "attention, l'ascenseur!") a commencé de manière irresponsable. Une petite soirée bien arrosée entre gens de bonne facture sur la terrasse, et comme une impression d'avoir perdu 100 points de Q.I pendant la nuit.
En effet, certaines soirées ont un effet fâcheux: nous faire presque oublier, à nous, jeunes parents, que nous avions un enfant en bas-âge qui ne dormirait pas éternellement à poings fermés dans sa chambre.

Donc, le lendemain matin, à 7 heures et quart, je me retrouve bêtement assise sur le tapis de jeu de ma fille pour lui rappeler une énième fois: "et la vache? meeeeeuh. elle fait comment la vache? et le cochon? il fait comment? Teuf Teuf Teuf (toux). Heuh, le cochon il fait rrron rrron. Pffff"(soupir).
Le réveil, le week-end. Une horreur. Je suis crevée, j'ai fait quelques excès de trop. j'ai l'impression d'avoir mangé Gainsbourg la veille.

On passe toute la matinée à comater devant Greg le Millionnaire. Pas à la télé, bande d'incultes. En vrai! On est allés à la plage, à Saint-Jean-Cap-Ferrat et je me suis même baignée! mi-mai! (On voit que je suis une ancienne parisienne, tiens.) Sur les transats, il y avait une multitude d'espèces menaçantes: des touristes russes, des grosses plaisancières en maillot panthère, et même des anglaises. N'importe quoi. Et donc on a vu parmi cette faune le fils caché de Greg le Millionnaire et d'Arno Klarsfeld. Une sorte de musclor à mèche, d'intellectuel body-buildé à Ray-Ban Aviator. Il était totalement imberbe, sauf autour des tétons. On n'a pas regretté de s'être levés ce matin.

Le soir, après une sieste et un épisode des Desperate Housewives saison 5 sur la terrasse, on est tombé nez à nez avec Guilaine Chenu et sa copine. Pas en vrai, grâce au ciel, mais à la télé. On n'a toujours pas compris ce qu'elles étaient venues faire à Eze (d'ailleurs, au fond, à droite, on voyait le Cap-Ferrat), puisqu'elle nous présentaient des reportages de fond sur les régimes ratés. Avec les éternelles photos dégeulasses avant-après, sauf que là après c'était encore plus moche qu'avant. Ils font vraiment du bon boulot d'investigation, à Envoyé spécial.
Le doc sur les savons d'Alep était édifiant, la vérité. On a vu un Syrien qui disait qu'il vendait des savons d'Alep, pas pour l'argent, mais pour le plaisir. Il a ajouté qu'il tenait la recette traditionnelle du savon de son père, qui lui même la tient de son père, qui lui-même la tenait de son père, qui lui-même la tenait de son père, qui lui-même la tenait de son père, qui lui-même la tenait de son père, qui, lui, en fait, la tenait de son oncle (qui était aussi, à mon avis, en vrai, sa tante, mais ce serait trop long à développer).
Un historien du savon (ils sont 1 dans le monde) nous a expliqué que le savon de Marseille venait d'Alep. Merci pour l'info. Le contrôleur qualité d'une marque française, lui, s'emploie à vérifier si les savons sont authentiques ou pas (à l'huile d'olive, ou à l'huile de palme, moins noble). Il compare les mousses des savons, en goûtant. Il aurait mieux fait de bosser chez Kronembourg.
L'historien (toujours le même, tu m'étonnes) nous explique que les premiers fabriquants de savon de Marseille ne sont pas les marseillais mais les allemands et ces enfoirés de Chinois! (toujours eux). Tu vas voir qu'un jour les savons chinois vont être fabriqués à Alep. C'est vraiment un truc d'intellectuel, la mondialisation.
Au final on est bien avancé. On sait pas si c'est bien ou pas bien, tout ça. Je suis sûre qu'il y a des sopalins authentiques et d'autres moins bien fabriqués. c'est pas pour ça qu'on va être traumatisés, à mon avis.

Sur ces reflexions, je vous souhaite une bonne suite de week-end. Et une petite pensée pour Jesùs, qui doit être arrivé tout là-haut, à l'heure qu'il est (espérons qu'y soit pas bloqué dans l'ascenseur).

jeudi 21 mai 2009

Erwin Olaf


Dites, les copains,
Vous trouvez pas que ce type, là, il fait des photos géniales? Sa galerie est ici
S'appelle Erwin Olaf, c'est un ancien punk, photographe de mode, qui visiblement trouve peu à peu la sérénité, tout en faisant des portraits très étranges, un peu angoissants, hitchcockiens (comme dans les séries"hope", "hope portraits", "rain", "grief, "grief portraits", qu'on pourrait observer pendant des heures. Et moi, j'adore. Nan?
Voilà!

mercredi 20 mai 2009

Petit rappel: comment laisser un commentaire?


Suite à une question que je reçois régulièrement (en effet Blogger n'est pas clair pour tout le monde):
Pour laisser un commentaire, allez dans "commentaires" (non, sans blague?)
Choisissez ensuite, dans la liste déroulante, non pas le profil "anonyme", mais celui intitulé "nom/ URL". Entrez le pseudo ou le nom que vous souhaitez, et si vous avez un site internet, rajoutez l'URL correspondante dans la case prévue à cet effet. Sinon, laissez vide.
Ensuite, écrivez votre chef-d'oeuvre
Ne me remerciez pas.

lundi 18 mai 2009

La rubrique de Josiane: spécial sexo.


Mes chats, aujourd'hui, j'ai décidé d'étendre un peu le champs de mes compétences. En effet, vu que je vis depuis des années un bonheur épanoui avec mon mari, Gérard, je me suis dit, un jour que je me cassais le dos à éplucher des pignons devant William Leymergie,: "Josiane, t'es conne ou quoi, faut pas garder tout ce bonheur pour toi. Fais-en profiter un peu les autres, ne sois pas si perso, voyons." Je me suis donc intéressée à l'amour, à la vie à deux, et je me suis un peu documentée en relisant "Madame Bovary", "Les recettes de Ma Grand-Mère", le "Nouveau Testament", "Histoire d'O", la bio de Barbara Cartland sur Wikipedia (dégoutant!), les mémoires de Fabienne Egal et la notice de mon épilateur électrique. En mélangeant le tout, ça m'a donné les compétences de base pour commencer et prétendre y connaitre quelque chose.

Donc, après avoir entendu cette petite voix qui me suppliait de partager un peu les bonnes ondes qui bénissent ma vie tous les matins, j'ai décidé de me lancer dans les conseils sexo, vie de couple et relations amoureuses. Que vous soyez heureuse en amour, avec un simple homme ou avec un héros du quotidien, ou que vous soyez dans un état de détresse profonde à la simple vue de votre moitié qui fait son jardinage déguisé en Michou, que vous soyez célibataire et fière de cette situation subie ou bien à la recherche de LA perle ( "La perle, y'en a pas deux"- désolée), que vous soyez un(e) fieffé(e) polygame se contraignant tous les jours à rentrer dans le droit chemin, ou au contraire que vous ayiez besoin d'un bon coup de fouet pour retrouver l'insouciance de vos quarante ans, cette rubrique est faite pour vous.
J'aimerais donc que vous m'écriviez vos questions, là, en dessous, dans l'espace "commentaires". Une fois n'est pas coutume, je vais utiliser mon autorité naturelle pour vous menacer légèrement: J'aimerais beaucoup avoir un peu plus de commentaires que d'habitude sur ce thème. En effet, j'ai mes statistiques et je sais que vous êtes pas mal à lire mon blog. Faites-moi cette joie, alors, de m'envoyer vos questions, car jusqu'à présent nombre d'entre vous se contentent de se tourner les pouces, ou même de bosser, plutôt que de réagir à mes articles, pourtant si modernes et polémiques (et ça , ça me choque, vous savez).
Donc si je voyais quelques "nouvelles têtes" dans les commentaires, ça serait gentil. Je suis sûre que tu te sens concerné, lecteur.

Quel déshabillé (avec gaine? sans gaine?) adopter pour plaire au cher et tendre? Comment maintenir le désir entre le stress au travail, les enfants cons comme leur pieds et les tâches ménagères? Comment mieux vivre les déviances sexuelles de votre conjoint(e), comme par exemple le fantasme d'être enduit de thon à l'huile avant chaque rapprochement? Comment gérer votre libido et la nouvelle profession de votre femme, bonne-soeur? Comment reprendre le chemin de l'extase après un accouchement, autrement qu'intellectuellement? Ou plus sérieusement, comment garder l'homme qui vous rend si heureuse? L'herbe est-elle plus verte chez la voisine?
N'ayez pas honte de vos questions, aucune ne sera jamais ridicule (et si c'était le cas, je ricanerai un peu en vous lisant, à la limite, mais jamais, au grand jamais, vous entendez, je me permettrai de vous juger!) je mettrai tout en œuvre pour vous aider à y voir plus clair.
Si j'estime avoir reçu assez de questions, je déciderai, de manière totalement arbitraire (car c'est moi le chef, ici, et ça c'est trop bon) de vous répondre, dans un prochain billet.
à bientôt les dingues!

Voyage en Tziganie


J'ai une lubie. Depuis que j'ai vu un de leurs concerts, au Bataclan, puis au Cirque d'Hiver, j'aime passionnément la musique Tzigane, découverte au festival "Voyage en Tziganie" (créé par l'agence Tzigart). Ce festival m'a permis de mieux découvrir la musique Tzigane-gitane-manouche-rom-slave-russe.

Je connaissais déjà le jazz manouche, grâce à Django Reinhardt, mais je me suis prise de passion pour la musique et la danse du peuple Tzigane: La Tziganie, c'est un territoire imaginaire qui va du sud de l'Espagne jusqu'aux frontières Russes, en passant par la France et les Balkans, en faisant même un petit détour par l'Argentine.
La musique peut-être mélancolique, ou très festive. C'est les guitares espagnoles, comme avec le flamenco ou les groupes gitans, mais c'est aussi le violon yiddish (Klezmer) de l'Europe centrale.
Ce sont l'accordéon, les trompettes et les clarinettes, mais aussi les musiques de fanfare, qui mettent une ambiance de folie. Ce sont aussi des chants de femmes aux voies très pures, comme dans la chanson que j'adore, Ederlezi, et des danses joyeuses. Organiser une fête sur le thème "roulotte", ça marche à coup sûr pour retrouver tous vos invités sur la piste au bout de 2 minutes.

Aux festivals, j'ai flashé sur le groupe Les Yeux Noirs, leur album Suites est un parfait portrait de la tziganie.
Si vous voulez découvrir ce festival en musique, foncez sur Deezer, vous y trouverez "Voyage en Tziganie".
A écouter aussi: Le temps des gitans, Goran Bregovic

Sinon, aucun rapport, mais si vous avez l'occasion de regarder le film Lord Of War, sur M6, eh ben à mon avis vous n'allez pas le regretter. Bisous les gens.

vendredi 15 mai 2009

Mes confrères de la blogosphère: Aujourd'hui, Mathilde!


Bonjour! Aujourd'hui, on continue notre tournée des blogs. Je vous présente Mathilde, qui avait déjà publié un texte ici il y a peu, et qui tient son blog, From Paris To Samui.

Comment ça va?

Ca va très bien merci! un peu fatiguée comme toute maman qui se respecte, mais rien de grave!!

Pourquoi tiens-tu ton blog? Comment t'organises-tu pour le rédiger?
Nous avons décidé il y a près d'un an avec ma petite famille de quitter Paris et notre vie de chien pour venir s'installer sur une île en Thailande (bah oui, quand je décide de changer, je change!!).
Du coup, le blog semblait une bonne solution pour donner des nouvelles à familles et amis sans se ruiner en téléphone.
Je donne de nos nouvelles, mais j'informe aussi sur la vie de tous les jours, les petites choses rigolotes que je constate ici, les décalages avec la France...
J'écris sans règle précise, un peu à l'envie, parfois 4 fois par semaine, parfois rien pendant 5 jours ou plus, cela dépend de la matière dont je dispose.

Quel est ton rapport à l'écriture? As-tu toujours aimé ça, ou bien est-ce venu petit à petit?
J'ai toujours adoré écrire, surtout quand j'étais ado (comme beaucoup je pense...) Je rêvais de devenir Mathilde Duras! J'écrivais pas mal de textes courts. Et puis j'ai grandit et j'ai enfin eu une vie (sic!) et là, j'ai un peu arrêté.
Depuis quelques temps, en plus du blog, j'ai repris l'écriture de petits textes, mais de façon beaucoup plus décontractée, sans prise de tête, plus inspirée par d'autres que par moi même.

Quid de la littérature? Es-tu un gros consommateur de bouquins? Si oui, y a t-il un livre qui t'ait marquée, au point de t'aider à vivre, ou de te transformer?
Pareil que l'écriture, je lisais beaucoup enfant et adolescente (j'avais pas trop de le droit de regarder la télé, dont acte...) J'ai été marquée par Duras, Radiguet, Boris Vian et j'ai aussi beaucoup aimé les gros pavés du style Autant en Emporte le Vent (ça prend des semaines et semaines à lire mais ce rendez vous avec MON livre le soir avant de dormir était un point de repère important).
Aucun ne m'a vraiment aidée ou transformée, cependant.
Ces dernières années, j'ai honte de dire que la lecture du soir a été plus ou moins remplacée par au mieux un film au pire des trucs style "changer de look pour changer de vie"...
La lecture ayant été remisée au passe temps de transport.
Depuis notre arrivée en Thailande, j'ai repris gout à la lecture en journée, au calme, cela fait vraiment du bien!

As-tu un secret beauté/ forme/ sex-appeal/ régime sans sel/ bonheur ultime, n'importe lequel, à nous dévoiler et dont mes lecteurs pourraient bénéficier?
Depuis ma grossesse, je me suis convertie bio (tendance Amish). Je fais donc mes produits de beauté moi même à base d'huiles essentielles et huiles végétales.
Au fond, quand on voit la composition des produits du commerce y compris les grandes marques, ils vendent très chers des trucs où la plus grande composante est de l'eau.
La peau de toute la famille est donc désormais douce et en pleine santé grâce à des produits faits sur mesure!
Pour le côté sex appeal et bonheur ultime, j'ai opté depuis longtemps pour le naturel (euh je précise, pas au point de négliger l'épilation et le déo) mais je suis adepte du zéro prise de tête, je suis comme je suis et c'est tout. (notez que cela fonctionne plutot pas mal!!)

Que pensent ta famille, ton entourage, de ton blog?
Ils trouvent que c'est sympa, ils lisent assez régulièrement je pense.
Ce que je trouve bizarre c'est de me découvrir des lecteurs que je ne connaissais pas dont certains dans des coins très loins de chez moi!

Tes qualités? Tes défauts? Ton plus grand échec dans la vie? Ta plus grande réussite? (ça, c'est des questions de DRH, il fallait que je les case)
Moué, je me sens très loin ces temps ci de ces embrouilles de DRH justement...
Je suis entière et optimiste, fonceuse et déterminée. A vous de voir si c'est des qualités ou des défauts.
Quant aux échecs, je n'en ai eu aucun majeur et pour répondre à la DRH: tous mes échecs m'ont construite telle que je suis et m'ont rendue plus forte donc je les considère comme partie prenante de la grande réussite de ma vie.
(et toc!)

Un dernier mot?
Soyez simple, gentil envers les autres, gentil envers vous même, faites attention à la planète, ne sur consommez pas, cela rend heureux!!

jeudi 14 mai 2009

Baise-en-ville


Bonjour, les hommes!
Dîtes, vous trouvez pas qu'il claque pas mal ce titre? J'adore ce mot, mais le voir à l'écrit, ça me fait encore plus d'effet. C'est comme "conciliabule", je l'aime bien, ce mot. Mais aucun rapport.
Aujourd'hui, le thème, c'est les hommes. Ou plus précisément, leur sac.
Ce billet est, si l'on veut, une question ouverte, un appel, une fenêtre sur le monde: Comment vous faites, vous, les hommes, pour transporter vos petites choses du quotidien?

Nan parce que nous, les femmes, nous avons notre sac, évidemment, dans lequel nous mettons notre porte-feuille, nos clés, notre portable, nos barrettes, notre crème solaire, nos Petit-Lu, des lunettes de vue, des tampax, des lingettes, des clopes, des doliprane, une petite bouteille d'eau, un vapo de parfum, un mini-déo, une lime à ongles, nos relevés de la CAF, les photos de notre nain, un bavoir, un carnet, un rouge à lèvres, une mini-brosse, un appareil photo, des mouchoirs, un briquet même quand on fume pas, un accroche-sac (si si, c'est essentiel), un forfait "Portes du Soleil" de 2008, des tickets de métro, des lunettes de soleil, un billet d'entrée pour le Palais des Doges, une lettre écornée qui attend d'être postée depuis 3 semaines, un agenda, un porte-cartes de visites, une ordonnance de renouvellement de pilules, un débouche-nez pour nourrisson, un I-pod et son câble de rechargement. (Ce n'est pas de la fiction, moi, j'ai tout ça dans mon sac -sauf les clopes-)

Mais vous, les gens de sexe masculin, où vous rangez tout ça? Dans le sac de votre copine?
Ca, c'est la technique du mien, le week-end, et j'en peux plus. Je craque. Marre de transporter ses lunettes, son permis de conduire qu'il oublie ensuite toute la semaine dans MON portefeuille, son portable, etc. Est-ce que les hommes célibataires ont plus souvent un sac que les hommes maqués?
Il avait bien une petite besace un peu fashion quand il était jeune et fou, étudiant échevelé, mon partenaire de vie. Mais voilà, monsieur a décrété désormais que ça faisait "baise-en-ville", donc beauf.
Donc il continue à tout mettre dans les poches intérieures de sa veste, de ses jeans, etc.
L'effet mathématique de cette méthode est de deux ordres: D'une part, il perd régulièrement un ou deux trucs (par exemple une carte d'identité), tout en limitant finalement le risque de vol, sa technique consistant à ne pas mettre tous les oeufs dans le même panier. Je ne peux donc juger uniquement négativement cette vision du rangement, mais ça me laisse tout de même dubitative.
J'ai bien vu que les sacs pour hommes étaient tendance, et je trouve ça joli, ces sacs week-end, en cuir, bien branchés, mais monsieur décrète que ça fait "folle" de se balader en ville avec ça au bout du bras. Il utilise le sien juste pour le "week-end", comme le dit l'intitulé du-dit sac. Je ne suis pas totalement en désaccord, pour le coup.

Mais alors, comment ils font, les votres? Et vous, hommes qui lisez cet article, c'est quoi, votre secret? Vous avez une poche secrète, comme les kangourous? Est-ce que c'est ça, que ça veut dire, le "sexe-fort"? C'est que vous n'avez pas besoin d'un sac, contrairement à nous autres, pauvres filles faibles et assistées? Merci pour votre aide, c'est de la plus haute importance.

mercredi 13 mai 2009

Le Family-day


(en photo: le fils du DSI est vraiment un thon)


Glourps.
J'ai vu sur le blog Maman Travaille que l'Observatoire de la parentalité, qui manifestement se tourne les pouces le matin et joue au Mikado l'après-midi, a inventé une chose édifiante:
Le Family-Day, ou la journée de la famille au travail. Ah oui, c'est un truc génial pour montrer aux enfants où travaillent leurs parents, et donc pour qu'ils aillent mieux psychologiquement!
Je suis bien évidemment d'accord avec tous les arguments développés sur Maman Travaille... à quoi ça sert que le fils de la standardiste pique les feutres du fils du DRH, ou que le gamin du commercial dise au PDG: "ah, bonjour, c'est toi le fou qui en veut toujours plus?". Et est-ce que les DRH ne vont pas encore trouver un moyen de tester les salariés en les observant dans leur milieu naturel? ("oh, Mme VonBlush est un peu laxiste sur l'éducation de son dernier... mérite-t-elle vraiment la place de manager que nous pourrions lui proposer?"). J'suis parano, peut-être?

Mais la première réflexion qui me vient à l'esprit est quand-même qu'ils en tiennent une sacrée couche à l'Observatoire!
C'est quoi le but? Au lieu de créer des crèches d'entreprise ou de développer des moyens de garde, c'est d'aller bouffer des toasts au saumon avec d'autres gens d'autres observatoires, afin, lors de brainstorming, de créer des journées à la con?
Si c'est le cas, pourquoi pas alors, une journée-du-cancer-du-colon-suite-à-l'ingestion-de-Mascara, ou bien la journée "tous-chez-le-gynéco-de-Vincent-McDoom-pour-voir-comment-ça-fait", ou encore "la journée-de-tous-ceux-qui-ont-une-voiture-verte-nettoyée-à-la-cire-lustrante-plutôt-qu'au karcher". Sans parler de la "journée de la libido des canonisés", ou encore "la journée Sunlights des tropiques", où on serait obligé de se déguiser en Gilbert Montagné et de se cogner dans les murs!
Vous avez peut-être d'autres idées, vous, pour sauver la cause des phoques. Exprimez-vous, ça fera vachement avancer le débat sur les modes de garde.

Bon allez, je retourne à mon état normal. (mais ça fait du bien de s'énerver un peu, et d'être de mauvaise foi, parfois.) Bisous.

La mer

(photo: chez une amie, le 1er janvier dernier, à 7h du matin...)

Bientôt la saison de la plage!
Pour changer un peu de l'esprit bob, huile solaire, grosses écrevisses échouées sur des serviettes à motif léopard, avions publicitaires "Josiane reviens!", Smirnoff Ice sur les radeaux et régime amincissant sponsorisé par "Alli"...
Changeons d'ambiance, halte à la vulgarité, calmons-nous un peu... en musique.
La mer, la plage... ce n'est pas que du string fluo, du beach volley et du bleu turquoise. Ca peut aussi être poétique, et même un peu sombre, parfois (limite à motiver certains à passer le mois d'aout au bureau). Ca peut être du bleu marine, du bleu gris, du blanc-sable, du bleu pétrole et du gris orage.
Voici ma petite sélection de chansons que j'aime, sur la Mer.

Leo Ferré : La mémoire et la mer
Brassens: Supplique pour être enterré sur la plage de Sète
Julien Doré: les bords de mer
Brel: Le plat pays
Noir Désir: Aux sombres héros de l'amer

et pour finir, une de mes chansons préférées des Pink Floyd, qui me parait idéale à écouter dans son I-Pod, face à la mer, par temps gris ou au coucher du soleil (à deux c'est mieux): Breath (mais elle inspire sûrement chacun différemment)

Et pour vous, la mer, ça représente quoi? Quelles sont les chansons que vous aimez sur ce thème? lesquelles vous inspirent cette sensation d'être face aux vagues?

lundi 11 mai 2009

UN AN!

"Super journée, photo de mon ventre en pj, suis pas prête d'accoucher, je pète la forme."

Donc, ce week-end, c'était le premier anniversaire de ma fille.
Outre le fait qu'elle a été bien gâtée, qu'elle a fait quelques premiers pas (bien accrochée à nous) et qu'elle a passé sa "première journée à la plage", cet évènement nous a surtout rappelé, à nous, ses parents, le jour de sa naissance.

8 mai 2008, 11:00:
Après avoir passé deux mois presque tout le temps alitée, aujourd'hui, jour de l'armistice, il me prend une furieuse envie de marcher dans Levallois. Avec mon chéri, je m'extasie devant les chars Leclerc et les jolis défilés, devant l'hotel de ville. J'en profite pour envoyer un mail à ma famille (éparpillés entre Paris, le sud de la france et le Canada): "Super journée, photo de mon ventre en pj, suis pas prête d'accoucher, je pète la forme."

13:00
Assise à la Brasserie de la Poste, rue du Président Wilson. J'ai une tunique Maje beige, un pantalon en lin blanc et un panama blanc. J'ai tant bien que mal réussi à m'assoir. Après avoir étudié le menu (viande rouge pas cuite- pas le droit, salade probablement pas lavée -pas le droit, -putain de toxoplasmose!-, alcool évidemment- pas le droit), je me rabats sur une omelette. Je mange comme quatre malgré mon estomac compressé. Avec le recul... j'ai eu bien raison de me goinfrer, j'allais ne plus rien avaler jusqu'au lendemain!

14:30
Je suis au lit. En théorie, je dois accoucher dans 11 jours. Mon chéri tue le temps devant l'ordi, fait les cent pas, bouquine.
Je ne dis rien, je m'observe, sur le lit. Depuis qu'on est rentrés du resto, je constate comme des vagues intérieures, mais plutôt espacées.

16:00
"Mon amour, je suis sûre que c'est une fausse alerte, mais je sens des choses bizarres. Comme un flux et un reflux, ma peau tendue qui se tendrait encore plus, si tu vois ce que je veux dire. Mais aucune douleur. Ca doit faire mal, normalement? Bon, on attend encore un peu." Je regarde le programme télé. Il y a un super film ce soir.

20:00
On prend la twingo, chargée de valises. 5 minutes après, nous sommes devant l'entrée du Hertford British Hospital. Il fait très chaud en ce 8 mai. Personne dans les rues, les parisiens sont partis en week-end. Une ambiance de vacances.
A la dame des admissions: "Bonsoir, je suis sûre que je viens pour rien, c'est sûrement une fausse alerte, mais quand-même, je crois que je sens des contractions."

20:15
Je me retrouve dans la salle de travail. "Mademoiselle, vous allez effectivement passer la nuit ici. Pas besoin de rentrer chez vous. Dans quelques heures, vous serez maman." Glourps.
Mon chéri arrive, il a revêtu des sur-chaussures et une charlotte en plastique. C'est de toute beauté. Il a une part de pizza a la main, le salaud. Je n'aurai rien le droit de manger, ni de boire, jusqu'à la fin.

21:00
A partir de maintenant, toutes les heures, une sage-femme viendra contrôler l'avancée du "travail". Cela consiste en la mesure de mes contractions, qui deviendront de plus en plus fréquentes et régulières, et de l'ouverture du col.
Je reste donc allongée, tranquilou. Je ne sens pas trop de douleurs, je ne m'ennuie pas vraiment. J'ai apporté "les piliers de la terre", commencé il y a 10 jours. Je n'ouvrirai finalement pas ce bouquin pendant des mois. Je plaisante avec mon chéri, j'entends les livreurs de pizza à travers la fenêtre de la salle de travail. De toute évidence, la France a décidé de continuer son petit week-end au calme, avec une 4 fromages devant le film de Tf1, alors que je m'apprête à réaliser un exploit. Soit. Le temps passe, ni vite ni lentement.

23:00
La sage-femme me propose la péridurale. Je dis que je ne vois pas trop pourquoi il me la faudrait maintenant, vu que je trouve les contractions supportables. Elle me conseille de vite la faire, rapport au fait que je n'ai pas encore perdu les eaux, et qu'après, "c'est insupportable".

24:00
Je suis à poil, sous ma blouse, avec ma charlotte et mon ventre immense. On me fout une aiguille de 10 cm dans le milieu du dos. Ca "piquotte". L'effet devrait se sentir dans 45 minutes environ.
On m'allonge, et on me perce la poche des eaux. Une drôle de sensation, tout ce liquide.
Effectivement, après ça, je perçois ce qu'est une "vraie" douleur de contraction. Pendant une heure, mon chéri va essayer de maintenir les monitoring sous mon ventre, pendant que je me tordrai de douleur pour trouver la moins pire des positions. Chaque contraction devient plus difficile que la précédente. La sensation d'avoir à expulser un énorme poids de plus de 3 kg, sans savoir vraiment comment faire. C'est carrément paniquant.
Au bout d'une heure de souffrance, je commence à me sentir un peu shootée. C'est presque agréable. Je bénis l'inventeur de la péridurale, et essaie de trouver de la force dans la mémoire des milliards de femmes qui y sont passées avant moi.

9 mai, 3:00:
La sage-femme vient m'expliquer que c'est pour très bientôt, cette fois. "Soyez prête, il va falloir tout donner, l'accouchement va commencer et dans 20 minutes maxi, vous aurez votre fille dans vos bras."
Je regarde mon chéri, je crois que je lui dis que je ne veux plus accoucher, je préfèrerais rentrer à la maison. Un frisson de stress m'envahit, je vais devoir rassembler toutes mes forces, pour faire connaissance avec ma fille. Et si elle ne me plaisait pas? Et si elle avait un problème? Et si je n'avais pas assez de force pour pousser? Et si je n'en étais pas capable? Et si?
Plus le temps de penser. "Il va falloir pousser!".

3:40:
J'ai à peine eu le temps de réaliser ce que j'avais fait, ma fille est sur moi. La moitié inférieure de mon corps ne m'appartient plus, je l'ai oubliée. La sage-femme s'en occupe, je ne sens presque rien, de toutes façons. Mon homme est à côté de moi, on regarde notre fille, son petit museau cherche mon sein, rebondit dessus, et enfin, commence à têter.
la sage-femme s'occupe de tout, des tests du bébé, de la pesée, des réflexes. On me rend rapidement ma fille. Le papa est sidéré de bonheur. Je me laisse faire. Je suis heureuse aussi. Et surtout, à ce moment là, soulagée et fière d'avoir réussi à accoucher. J'ai hâte de faire connaissance avec mon bébé.

6:00
Je rejoins ma chambre.
Je ne dormirai presque pas pendant les 24 heures qui suivront. Je peux enfin boire un peu d'eau. Mon homme a envoyé un sms à tous nos proches et a appelé nos parents.
La première journée avec mon bébé! je me lève, devant une infirmière. Je prends les repas qu'on me propose, je bouffe les médocs, bien sagement. Je laisse la sage-femme m'ausculter 4 fois par jour. Je regarde ma fille, avec son père. J'entends parler d'un tremblement de terre en Chine. Je m'en fous.
La première nuit, je dormirai par tranches de 20 minutes, par ci par là. Je sentirai les petits pieds de ma fille me gratouiller le ventre, collée contre moi. Ce sont mes premiers souvenirs de maman, des moments que j'aurai passés seule avec ma fille.

Allaitement, visites, fatigue, nuits blanches, chaleur, amour, mon couple, culottes en résille de la pharmacie (trop glam!), bodies taille naissance, attente de la montée de lait, ventre gonflé, bonheur.
Est-ce que j'aime déjà ma fille? Je suis tellement fatiguée... Je ne sais pas vraiment!
L'amour va venir petit à petit, je crois qu'il m' fallu 3 ou 4 jours pour commencer à devenir réellement folle d'elle.

Au bout de trois jours hors du monde, passés à la maternité, nous sommes rentrés, tous les trois, à pied, à la maison, avec notre poussette flambant neuve. Tout fiers.
La vraie vie a commencé, c'était il y a tout juste UN AN! Ces souvenirs sont indélébiles, très précis, lointains et proches. Je suis passée dans le clan de celles qui ont donné la vie, j'ai vécu ce moment comme un passage, un rite. A partir de ce jour, je n'étais plus le centre de mon monde. Ma fille est passée devant moi! Nous mesurons tous les jours cette chance.

vendredi 8 mai 2009

Mes confrères de la blogosphère: aujourd'hui, Marie!

Bonjour tout le monde! Aujourd'hui je vous présente Marie, du blog "Comment se marier quand on est con et pleurnichard?"
Bonne lecture!

Comment ça va?

Bien bien : je viens de finir mon mémoire de fin d'études et suis donc en vacances -- ou au chômage, c'est selon.

Pourquoi tiens-tu ton blog? Comment t'organises-tu pour le rédiger?
Au début c'était pour occuper mes (trop) longues vacances coincée à Paris, je lisais des blogs et me disais "bah tiens, je pourrais faireça moi aussi". ça me donne l'occasion d'écrire souvent, sans la contrainte d'une histoire à faire avancer, et puis je rencontre des gens grâce aux commentaires -- toi, par exemple ! Pas d'organisation particulière (comment ça ça se voit ?), j'écris quand j'ai du temps et une idée.

Quel est ton rapport à l'écriture? As-tu toujours aimé ça, ou bien est-ce venu petit à petit?
J'ai toujours aimé ça. Quand j'étais petite, je m'inventais plein d'histoires, et très naturellement je me suis mise à les écrire. J'avais un style très "Club des Cinq", en fait ! Après, j'ai écrit des nouvelles, et plusieurs fois des tentatives de romans. J'ai une ébauche (120 pages quand même) de roman de science-fiction au fond de mon PC !

Quid de la littérature? Es-tu un gros consommateur de bouquins? Si oui, y a t-il un livre qui t'ait marqué, au point de t'aider à vivre, ou de te transformer?
Hmm... Oui, je lis beaucoup. Un livre en particulier, ce serait Belle du Seigneur peut-être, c'est énorme dans tous les sens du terme, drôle et tragique, très fataliste avec cette idée que les histoires d'amour sont forcément vouées à l'échec. J'avais 18 ans quand je l'ai lu et ça m'a beaucoup fait réfléchir. Et j'adore le style, j'ai lu que ces longues phrases à la ponctuation aléatoire venaient de ce que Cohen le dictait à sa secrétaire en prenant son bain, il s'embrouillait lui-même dans ses monologues !

As-tu un secret beauté/ forme/ sex-appeal/ régime sans sel/ bonheur ultime, n'importe lequel, à nous dévoiler et dont mes lecteurs pourraient bénéficier?
Un secret beauté alors, inspiré collégialement par mon prof de marketing et ma grand-mère : les cosmétiques ça sert à rien. Mon prof affirme que les compositions des produits de beauté sont les mêmes dans les produits de luxe et les produits de supermarché, c'est juste le marketing qui change -- sauf peut-être pour les produits bio, mais ils sont bourrés d'huiles essentielles à la place des parabens, donc c'est allergisant ! Et ma grand-mère, qui n'a jamais rien utilisé d'autre que de l'eau de Cologne, avait une peau sublime, même pas ridée. Elle ne s'exposait jamais au soleil non plus, ça aide. Ou alors, ma diatribe est juste une excuse de feignante pour ne pas se
tartiner de crèmes...

Que pensent ta famille, ton entourage, de ton blog?
Ils ne sont pas tous au courant, j'ai mis un tout petit lien sur ma page Facebook, seuls les plus curieux l'ont trouvé. La plupart sont surpris, en fait. Mais je crois qu'ils aiment bien. En même temps, je ne raconte pas (tellement) de vacheries sur eux... La mère de mon fiancé me laisse souvent des commentaires, je crois qu'au fond elle aimerait bien avoir un blog elle aussi !

Tes qualités? Tes défauts? Ton plus grand échec dans la vie? Ta plus grande réussite? (ça, c'est des questions de DRH, il fallait que je les case)
Ouah, tu es dure ! Au dernier DRH qui m'a demandé ça, j'ai répondu : qualités : travailleuse et créative, défaut : j'ai peur de parler en public (c'est tout l'intérêt du blog anonyme). Je n'ai pas vraiment menti, en fait. En vrai, j'ajouterais maniaque -- style Bree Van De Kamp -- paresseuse, et puis une qualité, euh... je pense être quelqu'un sur qui on peut compter. Mon plus grand échec : les moments manqués avec ma famille, et notamment ma grand-mère qui n'est plus là et à qui j'avais encore tellement de choses à demander. Ma plus grande réussite, au risque de faire nunuche : mon fiancé.

Un dernier mot?
Merci pour cette interview, je suis très fière ! Et bon courage à ceux qui se lancent dans l'organisation d'un mariage, ne vous laissez pas impressionner par les robes meringues, jarretières, traiteurs et belles-familles en délire... C'est juste du décorum tout ça, ce qui compte c'est la deuxième part dans la déclaration de revenu ;)

mercredi 6 mai 2009

Week-end en Camargue

(en photo: mes bottes camarguaaaaaaises!)

Je reviens d'un long week-end un Camargue, et j'ai pu vérifier plusieurs choses par rapport à mes souvenirs d'enfance:
Que l'envol du flamand rose est vraiment magnifique (à ne pas confondre avec celui du touriste allemand, sensiblement de la même couleur mais nettement moins gracieux). Que la daube de taureau est presque aussi bonne que celle de tante Mildred. Que les Gardians ont toujours autant la classe sur leurs chevaux blancs. Qu'un week-end en maison d'hôtes juste à côté des Saintes-Maries de la Mer, c'est hyper dépaysant. Que les maisons blanches des gardians, aux toits recouverts de roseaux séchés, sont vraiment croquignolettes. Que le soleil-couchant sur les rizières, c'est émouvant (surtout quand on sait que La Camargue assure 30% de la consommation française de riz, et 90% de la production, c'est trop romantique). Que se balader dans le parc naturel et la réserve ornithologique, c'est passionnant (saviez-vous que la "sarcelle" était un oiseau? Et que les oiseaux n'avaient qu'un seul orifice, servant à la fois à la reproduction et à l'expulsion des matières fécales, appelé le cloaque? édifiant, n'est-ce pas?). Que l'intérieur de ma bagnole est tapissé de moustiques décédés (de mort par écrasement). Qu'on peut très bien dîner en amoureux au son des guitares gitanes, et en profiter, même avec un bébé en poussette (qui reste silencieux grâce à la fameuse méthode éducative du quignon de pain). Que les touristes allemands n'ont aucun sens de l'élégance, comme dit plus haut, mais que les français sont pas mal non plus, niveau chaussettes blanches sous les Crocs et bob "Pneus Continental".
Bref ce week-end était parfait, j'ai adoré retrouver tous ces souvenirs et profiter des paysages, d'Arles, d'Aigues-Mortes, de l'étang de Vaccarès et des balades dans la nature. Si vous ne connaissez pas la Camargue, allez-y! (mais surtout pas du 15 mai à septembre, il y fait bien trop chaud)
Et en plus je me suis acheté des bottes camarguaaaaaaaaises! je les adore j'en suis déjà complètement fooooooooolle! Je sens que je vais les porter dès maintenant, tout l'été s'il le faut, tellement je les aime.

Bon, sinon, mes lecteurs, je vous précise que vous me lirez un peu plus sporadiquement cette semaine, car un évènement de la plus haute importance va se dérouler: le PREMIER anniversaire de notre fille! Autant vous dire qu'une réunion au sommet est prévue, et que toute la famille, la belle-famille, etc, nourrit de grands espoirs pour cette célébration qui devrait se prolonger sur plusieurs semaines. Nous faisons d'ores et déjà de la place dans les placards et la chambre du Roi Soleil (notre fille, donc), pour y mettre les futurs cadeaux. La bar Mitsvah du fils de Coco passerait presque pour une vulgaire boum de garage à côté. Notre fille a intérêt à la souffler correctement sa bougie, vu toute la motivation qui est en train de se déployer autour du truc. Ah! Le 9 mai ne me fait pas pas peur, sacrebleu! Et les robes d'été taille 18 mois en surnombre, qui pourraient vêtir tout Monaco, et même Marseille, tiens (non, je n'exagère pas), encore moins! (Je critique un peu, rapport au fric monstre dépensé pour l'occasion, mais on adore ça, hein, les cadeaux pour notre fille).
Bisous à tous (et vendredi vous aurez une nouvelle interview de blogueuse!)

lundi 4 mai 2009

Wedding Planner


Je me pose tout un tas de questions, moi, vous le savez. Aujourd'hui, le sujet qui a attiré mon cerveau est celui du Mariage. En effet, plusieurs amis se marient autour de nous, et ça donne forcément l'occasion de réfléchir à ce qu'on ferait, nous, à leur place.
Eh bien voyez, pour moi, le simple concept de l'organisation du truc, ça me foutrait un stress de dingue. Il y a juste pour la robe que j'aurais mon idée: marre de l'éternelle robe de bal meringue à bustier, moi, j'aimerais quelque chose d'assez naturel, cheveux lâchés ou savamment coiffés-décoiffés, robe fluide un peu vaporeuse, voire une jolie robe courte toute simple si par chance je perdais 5 kg dans la nuit.
Mais ce qui me parait super compliqué à trouver, c'est le "Thème" du mariage.
Vous savez, il y en a qui se marient sous le signe d'une couleur, ou bien des îles tropicales, ou du coeur frou-frou à volants et plumes.
Bref. C'est difficile de faire original tout en restant traditionnel.
Et donc, j'ai pensé à plusieurs thèmes, à développer:

Le mariage "banque-assurance":
j'imagine des tables aux doux noms de placements: la table assurance-vie, la table bas de laine pour les vieilles tantes, la table panier-percé pour les copains fêtards, la table épargne-retraite.. bref. Le rêve et les valeurs-sûres en même temps! Tout le monde en costard strict et tailleur... et en guest-star le directeur régional de la "banque à qui parler", qui viendrait faire une petite conf' et distribuer des goodies entre le fromage et le dessert. Le virement serait accepté pour les cadeaux de mariage. Trop mignon.

Mais on pourrait tout aussi bien faire un thème foot-tuning! Un truc bling-bling- banlieue, tout ce que j'aime:
La table Makélélé, la table Ribéry, etc... tout ça dans des couleurs chrome, de la gente-alu en veux-tu en voilà, et un joli petit ballon de foot disposé sur chaque table. Je vois des silhouettes en carton, taille réelle, à l'effigie d'Arsène Wenger, ou d'autres entraîneurs, et des nappes siglées Louis Vuitton en lettres d'or. Un atelier tatouage, tenu par Kevin Cissé, le neveu de la dame du catéchisme, serait à disposition. La voiture de la mariée (de moi, donc) serait une Subaru rabaissée Bleu Ile-Maurice. Le Didier mettrait du bon son, comme de la Tektonik et un peu de Céline Dion pour le quart d'heure américain. On mangerait des hamburgers de caviar. J'en rêve déjà.

Pour pousser un peu, on pourrait aussi faire un romantic-coke-porn-Wedding: chaque table aurait le nom d'un personnage de Disney, on distribuerait plein de capotes avec les dragées et il y aurait un écran géant diffusant les scènes tournées dans la piscine, derrière la grotte en carton-pâte. Le pasteur m'aurait mariée, dehors, sur l'herbe fraîchement coupée, devant un autel fleuri et la vue d'une plage de Malibu représentée en poster, derrière. J'aurais des demoiselles d'honneur un peu boudinées dans leurs robes de princesse en satin pastel avec un diadème.Sur chaque table, serait disposée une carte Gold, une paille et des menottes en fourrures. La statue de Hugh Hefner, fondateur de Play-Boy, trônerait au milieu de la piste de danse. David Hasselhof ouvrirait le bal avec moi.

Et vous, comment avez-vous fait pour trouver des idées pour votre mariage? Que pensez-vous des miennes? Avez-vous des suggestions?

vendredi 1 mai 2009

Mes confrères de la blogosphère: Aujourd'hui, Aude, de Nectar du Net!


Aujourd'hui, je vous présente Aude, de Nectar du Net (encore une maman blogueuse! Si vous n'êtes pas maman mais blogueuse, votre profil m'intéresse aussi, hein! N'hésitez pas à m'envoyer un mail en répondant à cette interview!).
J'aime beaucoup son blog... fait de chroniques du quotidien et de réactions à chaud.

Comment ça va?
J’aime beaucoup cette question. Je nous imagine prendre un petit thé en discutant. Il pleut mais j’ai un bon livre en cours et mes enfants vont bien, donc ça va, merci.

Pourquoi tiens-tu ton blog? Comment t'organises-tu pour le rédiger?
J’adore écrire, raconter ma vie avec humour mais aussi inventer des histoires qui partent en vrille. Je commente aussi l’actualité quand une nouvelle me fait réagir.

Ecrire, c’est vraiment un moment de détente et de plaisir, parfois je ris toute seule de mes conneries.

Je le rédige quand j’ai le temps, certains soirs ou pendant les siestes (j’ai des jumeaux de 8 mois à la maison pour quelques mois encore), et même en bonne mère indigne quand les deux sont à plat ventre sur le parquet à mes pieds. Je leur chantonne (faux) un truc pour faire diversion.


Quel est ton rapport à l'écriture? As-tu toujours aimé ça, ou bien est-ce venu petit à petit?
Sans l’ombre d’une hésitation, j’ai toujours aimé ça. J’étais super sociable petite, mais j’adorais aussi avoir mes moments tranquilles à moi pour dévorer des tas de contes et autres bouquins.
A 9 ans, j’ai demandé une machine à écrire à Noël. J’ai commencé à composer des petits poèmes (j’adorais chercher des rimes, les bons mots) et des contes tout droit sortis de mon imagination.

Quid de la littérature? Es-tu un gros consommateur de bouquins? Si oui, y a t-il un livre qui t'ait marqué, au point de t'aider à vivre, ou de te transformer?
Depuis le CP je lis énormément. C’est une chance d’aimer lire, de réussir à s’évader, être à fond dans un livre, dans la peau d’un personnage, une période de l’Histoire, une autre ville, on a vraiment une vie parallèle, et c’est souvent dur de terminer un bon livre.
Un livre qui a changé ma vie ? Avec l’Assommoir de Zola j’ai réalisé quand j’étais ado à quel point la vie des classes sociales « laborieuses » était difficile au 19ème siècle, et qu’on était privilégiés pour la majorité à notre époque, en France. De plus, on s’identifie super bien aux héros de Zola, on vit avec eux c’est passionnant. Je vous rassure, je lis aussi Voici.

As-tu un secret beauté/ forme/ sex-appeal/ régime sans sel/ bonheur ultime, n'importe lequel, à nous dévoiler et dont mes lecteurs pourraient bénéficier?
J’essaie et j’arrive de mieux en mieux à vivre au jour le jour sans stresser par avance pour l’avenir, profiter de chaque jour et même de la routine comme si j’allais bientôt mourir, c’est glauque mais ça permet de savourer des instants qu’on ne regarde même plus passer parfois, voire qu’on subit. Bref, être plus philosophe sur la vie, ne pas trop en exiger pour éviter toute frustration, essayer d’être heureuse avec ce que j’ai sans regrets. Et ne pas abandonner mes rêves, même si certains me disent que ce n’est pas raisonnable…(ex : faire un boulot qui me plaît vraiment même si ça rapporte moins et plus dur à trouver)

Que pensent ta famille, ton entourage, de ton blog?

Mes parents ne sont pas au courant. Pas envie de me sentir bridée, ils sont assez angoissés et pudiques, alors j’aurais droit en permanence à des commentaires du genre : « quoi tu racontes que tu te retrouves seule au ciné avec un inconnu ? Pourquoi t’es allée seule au ciné d’abord, c’est dangereux ? Et t’as vu ton vocabulaire, c’est grossier parfois, et puis faut pas critiquer le Pape…etc ! ».

Mon mari le lit quand il a le temps. Quand il me dit avoir ri tout seul en me lisant ça me fait plaisir. Il voit que j’aime le tenir, écrire, avoir des retours aussi, donc il est content.

Par contre quand j’ai des périodes trop blog-addict, où j’oublie l’heure du dîner pour finir de rédiger un billet, il gueule : « Y’en a marre de ton blog, tu pourrais arrêter quand on est là etc »
Ma fille était fière de voir ma trombine en première page du journal Vendredi, quand ils ont repris un de mes billets en janvier !

Tes qualités? Tes défauts? Ton plus grand échec dans la vie? Ta plus grande réussite? (ça, c'est des questions de DRH, il fallait que je les case)

Faut répondre comme en entretien : perfectionniste, trop parfois ?
J
Pour te répondre vraiment, qualité : curieuse et spontanée, je dirais trop parfois mais pour de vrai cette fois.

Défaut : impulsive.

Mon plus grand échec : ne pas avoir fait des études littéraires, de journalisme ou de droit. Avoir écouté des parents obtus qui ne juraient que par les classes prépas, et avoir été trop jeune et immature pour dire merde. Résultat, c’est compliqué mais je change de voie petit à petit.

Ma plus grande réussite : avoir galéré des années, pensé à adopter mon 2ème enfant, finir par considérer la grossesse comme un miracle pas fait pour moi, et boum, attendre des jumeaux, gars et fille !


Un dernier mot?
J’aime beaucoup découvrir de nouveaux blogs et les échanges, commentaires qui m’apportent chaque jour des visions du monde différentes, colorées et riches.

Bref, heureuse de t’avoir rencontrée ! Un vrai thé un jour peut-être ?