vendredi 2 mai 2014

A la question "Trois enfants! Mais comment vous faites?": voiciquelques éléments de réponse...

L'histoire du soir


Elisa sur son blog Et Dieu Créa parle de son organisation avec trois enfants. J'ai eu envie de m'en inspirer pour ce billet.
J'avais écrit un premier billet , "Être le petit troisième", qui avait été beaucoup lu et commenté. Un autre ensuite, "Time", sur le temps qui passe tellement vite et ce recul qu'on a sur les moments difficiles quand on a un troisième enfant.

Comme Elisa, j'ai entendu beaucoup de remarques de certains proches et moins proches sur notre projet de troisième enfant. J'en avais d'ailleurs fait un billet, "Mais vous allez faire comment, financièrement?"
Des remarques agréables, mais aussi d'autres vraiment déplacées. Des moues un peu dégoutées "ah! je ne pourrais jamais!", de l'admiration cachant un peu de condescendance "je t'admire!", ou, souvent, des "oh la la mais quel courage!", jamais très engageants.
La répétition des remarques désagréables, même quand on a un caractère assez affirmé, peut devenir troublante, à la longue. On finit par se demander, parfois, si c'est si terrible que ça, de faire un troisième. Alors pendant ma grossesse, j'ai eu besoin de me rapprocher des gens qui me voulaient du bien, qui étaient sincèrement heureux pour nous. Et des mères de famille nombreuses, pour observer comment elles se débrouillaient, leur piquer quelques astuces, et m'en inspirer.
Avec le recul, j'ai compris que les femmes qui éprouvaient le besoin de me faire douter s'exprimaient en fait sur leurs propres angoisses, leurs propres frustrations. J'ai aussi remarqué après-coup avec amusement, sans faire de la théorie psy de comptoir mais juste après avoir un peu observé autour de moi, que la plupart des femmes qui me disaient que c'était de la folie de faire un bébé de plus, ou qui me plaignaient carrément quand j'annonçais ce futur bonheur, étaient souvent des mères frustrées de ne pas avoir pu, des années auparavant, faire l'enfant supplémentaire dont elles avaient rêvé. Si si.

Alors non, faire un troisième enfant, ce n'est pas "du courage". C'est un choix qu'on fait à deux, et c'est un cadeau lorsque la vie décide de nous permettre d'exaucer ce souhait. Je n'ai pas perdu un membre à la guerre, ni fui mon pays en boat-people, ni sauvé l'humanité. J'ai juste de la chance d'avoir pu agrandir ma famille comme j'en rêvais.

Alors, comment se débrouille-t-on, depuis que ce bébé est arrivé?



Le contexte: 

Mon ainée a bientôt 6 ans, mon fils 3 ans et demi. Mon bébé a maintenant 5 mois.
Jean-Chou et moi avons un peu plus de 30 ans. Il travaille pas mal pendant la semaine (8h30/20h environ), alors je gère toute la vie de famille la semaine. Je me lève la nuit, je m'occupe des enfants la journée. Le week-end, il prend le relais, me laisse dormir le matin, prendre du temps pour moi.
Je n'ai pas particulièrement d'aide de la famille au quotidien, mais je peux compter sur mes parents qui vivent à quelques dizaines de kilomètres pour me soulager quand j'en ai vraiment besoin.

La petite complication "bonus":

Un mois après la naissance de notre troiz', Jean-Chou s'est fait opérer et a du prendre un congé de 3 semaines. L'opération s'est suivie de complications, si bien que j'ai du l'amener en urgence à l'hopital en pleine nuit (avec les 3 petits en pyjamas et gigoteuse...), scénario qu'on redoute tous... ou comment gérer le stress du mari qui va très mal, mon stress à moi, et sortir les enfants du lit, les attacher dans la voiture, faire le trajet jusqu'à l'hosto le plus rapidement possible, attendre un long moment sur place, sans biberon de prévu, que les médecins me rassurent, et rentrer à la maison seule avec les trois vers 3h du matin, le bébé hurlant de faim à l'arrière.
BREF, on a attaqué fort, j'ai passé 3 semaines à m'occuper SEULE, jour et nuit, en mode warrior, des trois petits et d'un mari au bout du rouleau... DUR. je ne vous cache pas que j'ai bien craqué, à la fin. Mes parents ont eu le privilège de me ramasser à la petite cuillère et de me reconstituer patiemment une journée durant en allant chercher les petits bouts de Marine disséminés dans toute la maison après mon implosion.
Mais aujourd'hui tout le monde pète la forme, cette période est oubliée, et c'est bien l'essentiel.
Juste, je n'ai pas tenté le diable et j'ai préféré ne pas faire de ski cette année, imaginant avec effroi le scénario qui nous attendrait si je me retrouvais, par malchance, les deux jambes dans le plâtre...hum hum. Pas pour cette année.

Passons à l'organisation:

A la base je ne suis pas quelqu'un de très organisé, ni de très carré. J'ai besoin de laisser de la place à l'imprévu, à la fantaisie, au changement. Rien n'est plus mortel pour moi que de regarder un agenda surchargé, complètement figé.
Mais bon avec trois enfants j'ai bien du me rendre compte que je devais devenir un peu plus militaire... ne serait-ce que pour optimiser le temps et cadrer les journées de manière à ce qu'on ait toujours ces moments de liberté qui me sont chers.
Dois-je préciser que mon I-phone est mon deuxième cerveau... et que l'I-Cloud est en quelque sorte le disque dur externe supplémentaire de ma boite cranienne. Des bips de rappels sonnent toute la journée: faire virement, prendre rdv chez le doc, acheter cadeau pour telle copine, m'épiler... Un agenda familial est, en plus, scotché au frigo pour que tout le monde soit à peu près au courant de ce qui est censé se passer dans les jours qui viennent.

Les courses:
Tout sur internet! je n'aime pas trop faire les magasins, encore moins aujourd'hui. J'essaie de ne pas avoir besoin d'y mettre les pieds, Picard alimente mon congélo, Houra mon frigo. Amazon est ma librairie (oui, je sais, c'est très mal), Place des Tendances est mon dressing, Sarenza chausse les petits. La VOD nous sert de sortie au ciné.

Les repas:
Planifier les repas sur une semaine et faire toute la cuisine le dimanche, c'est au dessus de mes forces. J'aime bien faire à manger à l'instinct, je commence à y penser quelques minutes avant... je me retrouve donc régulièrement un peu stressée à l'heure du déj, à devoir préparer les purées du bébé, et imaginer des plats pour les deux estomacs qui me servent d'enfants. Il faut vraiment que je fasse des progrès à ce niveau.
Parfois, prise au dépourvu, je fais un peu de cueillette préhistorique, je pioche dans le frigo des crudités, morceaux de fromage, fruits et ça forme un repas équilibré et rapide. D'autres fois j'anticipe un peu plus et je prépare un plat énorme dont je congèle la moitié.
En vacances, j'aime bien improviser un petit resto tout bête à midi avec les enfants au dernier moment (une part de socca, une salade...) quand je n'ai VRAIMENT plus envie de me creuser la tête pour cuisiner.
Ah c'est sûr, je ne gagnerai jamais Top-Chef, mais je défie les candidats de venir faire une épreuve de préparation de diner pour des enfants hurlants de faim, au quotidien, c'est du sport.

Le ménage:
 Nous avons la chance de ne pas toucher au ménage de la semaine. Sainte Paola, patronne des causes domestiques desespérées, prend en main notre intérieur 3h par semaine pour lui donner un semblant de cachet et de charme pendant la demi-journée qui suit son passage.
La veille du passage de la femme de ménage, c'est un peu open-bar à la maison; j'accepte les activités pâte à sel, sable, repas à base de semoule et autres trucs générant des miettes. Parfois, dans un sursaut d'orgueil, je passe vite fait l'aspi juste avant qu'elle arrive.
J'ai aussi acheté aux enfants un véritable petit aspirateur de table; ils aspirent leurs miettes après le repas, autant joindre l'utile au rigolo, c'est plus sympa pour tout le monde que ce soit un "vrai" jouet!
Notre femme de ménage est géniale, puisqu'elle fait le repassage des 5 chemises hebdo de Jean-Chou -le reste, je ne repasse rien, je fais juste sécher bien comme il faut-, et qu'elle est aussi dispo si on le souhaite pour faire du baby-sitting, ou venir en pleine nuit nous aider en cas d'extrême urgence. Si elle a un empêchement en semaine, elle s'arrange toujours pour venir chez nous un autre jour, parce qu'elle sait que le ménage, chez nous, c'est une question de survie. C'est une perle, on le lui dit et on la chouchoute.

Les mercredi:
Depuis que notre troisième est né, mon ainée ne veut plus faire de danse le mercredi. Je dois dire que ça m'arrange parfaitement, car on a, pour cette année au moins, des mercredi super cool, journées pendant lesquelles j'essaie d'avancer heure par heure sans me faire dépasser par les montagnes de choses à faire à la maison... tout en prenant du plaisir. Avant mon dicton fétiche c'était "à chaque jour suffit sa peine". Maintenant, " à chaque heure".
Mon but étant de faire passer les jeux, l'imaginaire et la créativité avant les tâches ménagères sans intéret. Si un enfant veut jouer avec moi, j'essaie au maximum de me rendre disponible pour ça même si au premier abord ça ne me tente pas beaucoup, en repoussant à plus tard le reste. Parce que si on essaie de tout faire en même temps, on ne profite de rien et on se retrouve super énervée à la fin de la journée.
J'ai instauré une activité "piscine" dans la baignoire le matin vers 11h, ça amuse les nains et ça les détend en même temps... et moi ça me permet de souffler, de m'occuper un peu de mon bébé. Même si je retrouvre de l'eau jusque dans le couloir ensuite.
(heureusement, je ne suis pas maniaque du tout).

Depuis que cette petite soeur est née, on invite encore plus de copains à la maison le mercredi (un seul à chaque fois); je me suis aperçue que, fatiguée pour fatiguée, ce n'était pas vraiment plus épuisant d'avoir un enfant de plus à la maison; ça occupe les enfants, ça rend service aux autres mamans... qui automatiquement, me le rendent d'une autre manière, en me prenant l'aînée ou même les deux grands pour me soulager en retour. C'est donc stratégiquement gagnant de copiner avec les autres mamans, car on s'aperçoit qu'avec un ou quatre enfants, plein de boulot, une grossesse en cours, un mari en mission à l'étranger, ou plus de mari du tout, on est un peu toutes dans la même galère, et qu'on attend toutes la même chose; un peu de soutien. Ça permet aussi de se faire de vraies amies, au passage.

Le bain du soir:
depuis la naissance du bébé, c'est tout le monde au bain dès le retour de l'école, et tous en même temps dans la baignoire. C'est un peu une des seules choses sur lesquelles je sois stricte: ça permet de désamorcer l'état d’excitation extrême des enfants lorsqu'ils reviennent de l'école, de calmer tout ce petit monde et d'attaquer le rush pyjama-diner-histoire du soir-coucher un peu plus sereinement. J'avoue que j'essaie de les cadrer comme ça parce que je redoute un peu l'année de CP de ma fille l'année prochaine, et les devoirs à gérer en plus, avec une petite dernière qui va cavaler partout.
Je m'estime chanceuse parce qu'on est tous à la maison à 17h, et que ça nous laisse objectivement du temps. Malgré tout, je trouve qu'entre 17h et 20h, le rythme est effréné et j'arrive modérément à accorder vraiment du temps à chacun.

Le sommeil:
Le troisième enfant n'a pas vraiment le choix, contrairement au premier; il arrive dans une famille au fonctionnement déjà établi, et qu'il pleure, qu'il ait faim ou qu'il soit fatigué, ses parents n'arriveront jamais à la seconde auprès de lui pour répondre au moindre de ses besoins.
Mon bébé a appris à attendre quelques minutes, le résultat est qu'elle est super cool. Elle a été habituée à son lit très vite, puisque je l'y installais le soir à l'heure de l'histoire, sans lui demander son avis. Elle s'est adaptée à ce rituel, et désormais son lit est synonyme de plaisir et de calme; elle sourit aux anges dès qu'on l'y pose, sans pleurer. Elle s'endort n'importe où très facilement, et le bruit et l'agitation ne la dérangent pas, au contraire, même... Ce qui est exactement le schéma inverse de ce qui se passait pour sa sœur ainée au même age, pour laquelle nous prenions beaucoup plus de pincettes... logique.

L'attention portée à chacun:
J'entends des gens craindre que l'arrivée d'un bébé soit vécue comme un problème par les autres enfants. Ici on part du principe que c'est une chance, un cadeau d'avoir une fratrie. On n'impose rien aux grands, on essaie que les choses soient naturelles. On a la chance que nos deux premiers enfants soient très complices, ce qui n'est pas forcément le cas partout, notamment, d'après ce que j'ai observé parfois, lorsqu'ils sont du même sexe... cette entente entre eux nous permet de nous économiser: pas trop d'energie à dépenser pour gérer leurs disputes ou leurs cris. L'avantage d'avoir un troisième enfant est que les deux premiers enfants forment un petit groupe: ils s'occupent ensemble, prennent leur bain ensemble, sont automisés petit à petit grâce à une émulation entre eux, débarassent... et jouent des heures et des heures. Ce n'était pas aussi évident lorsque notre deuxième enfant est né, car il fallait occuper l'ainée qui se retrouvait un peu seule à tourner en rond.

 Les sorties, voyages, activités en tous genre:
Maintenant que j'ai trois enfants, je pars du principe que TOUT est possible... à une condition: baisser ses exigences.
Avant, j'espérais à chaque sortie que ça se passe super bien, qu'il n'y ait pas de chutes, de bobos, de vêtement troués et de caprices, qu'on rentre tous souriants et épanouis après une jolie expédition instructive. Maintenant que j'ai 3 enfants, j'ai compris que ces moments idéaux n'arrivaient que rarement, et mon but est qu'ils se défoulent, et qu'ils rentrent sains et saufs (voire tout juste vivants) à la maison le soir.
On est donc déjà partis en vacances dans le Lubéron, et au ski, avec les 3. J'essaie d'emmener notre puce partout, aux anniversaires, au cirque, à la plage, parce que je ne veux pas que les sorties des deux grands soient trop limitées. Parfois je me retrouve dans des plans un peu compliqués, je ne passe pas forcément un moment idéal, mais les enfants, si. Et maintenant avec un peu plus d'expérience, j'évite directement les choses trop compliquées.
J'essaie de tout SIM-PLI-FIER.

Le couple:
super important, comme toujours. Etre bien tous les deux est une priorité pour avoir l’énergie, l'envie de nous occuper de cette petite tribu. On essaie de régler toutes les choses matérielles par mail, à distance, pour que ça n'empiète pas trop sur les les moments, toujours trop courts, qu'on partage ensemble. 
On essaie d'avoir du plaisir au quotidien, l'apéro du soir pour souffler est un rituel incontournable. Jean-Chou fait du sport de son côté, et moi du yoga une fois par semaine. On essaie de prendre le relai de l'autre autant qu'on peut, de laisser l'autre avoir un peu de temps pour lui en dehors de la famille, et quand il n'est pas au travail on partage au maximum les tâches. Et on a parfois la chance de passer 2 jours juste tous les deux, avec resto, journée au ski ou à la plage, ciné... c'est rare mais c'est toujours bon.
Pour résumer, l'arrivée du troisième enfant n'a pas bousculé grand-chose par rapport à avant. C'est même un avantage parcequ'on se connait bien en tant que parents, et qu'on passe moins de temps à débattre sur des broutilles concernant l'éducation des enfants. Le plus gros choc pour le couple, c'est tout de même l'arrivée du premier enfant...là, globalement, c'est surtout beaucoup de bonheur en plus, de la fierté, de la satisfaction, de l'amour supplémentaire.


Voilà donc un petit résumé de notre façon de procéder quand on est tous les cinq.

Il y a des moments épuisants, des moments pas drôles, des moments ennuyeux. Quand les trois se réveillent à des heures différentes pendant la nuit parcequ'il y a une épidémie de gastro, quand il faut faire des heures de shampooing anti-poux toutes les deux semaines, quand on a l'impression d'enchainer les lessives, et de faire la cuisine pour un régiment. quand il faut faire 5 valises et que, même pour un petit week-end, ça nous prend une demi-journée. Quand on a un mari malade (mais oui vous voyez ce que je veux dire ;-). Quand il faut faire les allers-retours à l'école en voiture sous la pluie, alors qu'on n'a pas dormi. Quand il faut compter deux heures trente de préparation le matin pour qu'ils soient nourris, habillés, propres et à l'heure à l'école, pendant les périodes où Jean-Chou ne peut pas les y accompagner à cause de son travail.

Mais il y a aussi plein de choses plus simples avec trois enfants: même si on est crevés (et pourtant on n'est pas si vieux), on gère tout de même mieux la fatigue. On a beaucoup plus de recul sur les moments pourris: on sait qu'ils passent, et plus vite qu'on l'imagine. Voir les trois enfants ensemble, les grands s'occuper de leur petite sœur, est magique.
Étonnamment on a parfois l'impression d'avoir plus de temps pour nous deux, quand ils sont tous dans la même chambre à s'occuper entre eux.
Et quand je suis un peu perdue j'aime bien m'imprégner de nouvelles idées, voir comment font les copines qui ont 3, ou 4 enfants.
Je comprends maintenant qu'avoir une famille nombreuse, c'est possible parce que, fatalement, on autonomise plus les ainés. Ils deviennent un peu plus débrouillards, par obligation... d'où l'intérêt des camps scout, par exemple (pas trop mon truc à la base, mais maintenant j'en comprends l'intérêt, notamment pour les enfants issus de familles nombreuses). C'est important d'avoir un petit réseau, des copines sur lesquelles on sait qu'on peut compter, de la famille si on a la chance d'en avoir près de chez soi.

BREF. C'est le bordel à la maison, mais c'est surtout beaucoup de vie, beaucoup de rires, de sourires. Tout plein de nouvelles combinaisons et relations entre les membres de la famille. Plus d'ouverture sur les autres.
Cette petite troisième nous émerveille au quotidien, chacun de ses progrès nous parait nouveau et magique!
Faire un troisième enfant a été une des meilleures idées qu'on ait eues...
Et maintenant qu'elle est là... on se dit souvent "mais comment on a fait pour vivre sans elle?"

















27 commentaires:

  1. A quelques mois près tes enfants ont le meme age que les miens et je me retrouve dans tout ce que tu racontes. Oui le troisième a été une très bonne idée. Vive les enfants!

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  2. Magnifique récit de belles choses et d'un quotidien animé ! Ça fait envie ! Ton blog a été le premier blog de maman que je suis depuis quelques temps, depuis que l'idée me trotte dans la tête !

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  3. Suite du commentaire : merci d'être une source d'inspiration pour une jeune femme de 24 ans qui l'envisage dans un futur pas trop lointain. Mon instagram Sam.medjani

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  4. 3 ici aussi..je travaille....on s'organise....merci pour ce beau post....on est surhumaine, juste mère d'un nombre qu'on a envie et envié ou pas, je m'en fiche....

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  5. haaa je nen ai pas trois et je galèr avec 2 déjà mais sans doutes car je nai pas encore trouvé mes bases et que je suis épuisé des nuits aux multiples réveils, et de la grande très dur en ce moment. Mais je sais que ça ne dur pas hein ? dis moi ouiiii!

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  6. Bonjour, je suis un peu attristée de lire que vous prenez les remarques des gens pour de la condescendance. Je dis souvent aux mamans de 3 enfants "Wouah! C'est du boulot!" ou "Moi, je m'en sens pas capable". Et je peux vous jurer que c' est loin d'être de la condescende. C'est de l'admiration avec une pointe de jalousie parce que moi aussi, j'aurais adoré l' avoir ce 3 eme mais nous avons arrêté à 2 car j'ai déjà beaucoup de mal à les gérer au quotidien. Je suis une personne très stressée et angoissée et du coup, je pense réellement que j' aurais du mal à gérer un 3eme. Bref, vous avez une très belle famille et je vous admire pour cela car malgré tous les moments compliqués, vous avez l'air de super bien assurer! Quel bonheur de vous lire!

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  7. Heureuse de découvrir cet article!
    Maman de trois aussi (8 ans, 5 ans et 19 mois), j'entends les mêmes choses et ressens beaucoup de choses en commun!
    Ce n'est pas simple tous les jours (ni toutes les nuits) de gérer 3 enfants mais le bonheur que cela apporte n'a pas de comparatif!
    Personnellement je vois la la différence entre 2 enfants et 3... je suis plus fatiguée, j'ai moins de temps pour moi, mais j'aime voir ma (grande?!) famille au quotidien!
    Et puis on s'y habitue... quand l'un d'eux n'est pas là, on s'ennuierai presque!
    :)

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  8. Merci pour vos commentaires!
    @ Laure, il y a tout un tas de réactions, et aussi plein de réactions positives (ou indifférentes)!
    Et ne y inquiète pas, on fait tout de suite la différence entre le "je vous admire!" Sincère, et celui plus méprisant, dit dans un soupir en levant les yeux au ciel, suivi d'un "c'est de la folie-vous allez faire comment?-ah bah ça va pour vous financièrement-et votre couple vous y pensez?" ;-)

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  9. Très intéressant cet article !
    Et ce qui est gênant dans les réflexions des autres c'est que, comme souvent, ils te parlent d'eux avant de t'écouter ou de chercher à te comprendre. On ne demande à personne de décider pour soi et on ne demande pas d'approbation non plus.
    Au lieu de se satisfaire pour les autres et de faire preuve d'empathie, on dit "c'est inconscient" ou "c'est admirable".
    Vraiment l'écoute se perd et pas que sur ce sujet-là.

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  10. Très bel article! 3 c'était une evidence...4, une nécéssité !
    Mais je n'ai pas trop de "mérite": école juste en face, bébé super cool, grands entre 5 et 10 ans, pas maniaque et super copines qui me faisaient toutes les conduites extra scolaires...un pur bonheur!

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  11. Encore un beau billet !
    Je suis, moi aussi, une maman de 3 enfants (plus grands). 3 c'était une évidence, 3 fois plus de bonheur !
    Aude

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  12. Rhoôô dis-donc ! Prête pour le quatrième alors !!?
    Blague à part (quoique...) je me suis bien retrouvée dans cette description !
    Les miens sont quatre et un peu plus grands maintenant (4 1/2 pour le dernier) mais nous avons vécu les mêmes choses... pas si différent à l'arrivée du quatrième. Juste un poil plus compliqué lorsque Chéri a changé de taf et augmenté ses horaires de façon conséquente... A ce moment concilier enfants+maison+boulot est devenu un peu hard... et j'avoue que les hivers sont toujours longs et fatigants... Mais quel bonheur en famille !
    Bravo

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  13. Ouaip, sauf que tout le monde n'a pas la chance d'avoir ses parents.

    Et les jours d'implosion, tu te ramasses toute seule à la petite cuillère.

    Ensuite tu consoles les enfants qui pleurent de t'avoir vu imploser.

    Et tu continues.

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  14. Bonjour !
    Je découvre ton blog et cet article a tout de suite attiré mon attention, parce que moi aussi, j'ai 3 enfants (9, 7 et 5 ans).
    C'est rigolo, parce que je me trouve dans la situation inverse : je suis l'aînée de 6, mon mari le 4ème de 7, nos frères et soeurs ont eux-mêmes des familles nombreuses, et la plupart de nos amis aussi. Du coup quand nous avons annoncé que nous en restions là après la naissance de la 3ème (j'avais 36 ans et mon mari 55), on a plutôt eu des réflexions sur le fait qu'on s'arrêtait "à mi-chemin".
    De ce fait, personne n'a jamais eu la moindre remarque désagréable, admiratrice ou condescendante, mais nous vivons le revers de la médaille : nous travaillons tous les deux (mon mari à son compte, moi à 39h/semaine, depuis toujours et sans pause autre que les congés de maternité légaux), nos parents sont loin, nous recevons peu d'aide extérieure, et personne ne semble se rendre compte de la difficulté que représente le fait de gérer 3 loustics, une maison (en travaux !), l'intendance etc. tout en menant 2 carrières professionnelles à responsabilité. J'ai l'impression qu'autour de moi tout le monde trouve ça "facile" et ne comprendrait pas que je puisse parfois avoir besoin de souffler ou de vider mon sac dans les moments de craquage ...

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  15. Ouaip, et j'ajouterai que parfois ce sont les 2 parents qui travaillent de 8h30 à 20h.
    Voire même retravaillent en accès distant à partir de 22h, une fois les enfants couchés, le diner à deux partagé, le linge de la veille plié et la lessive du jour étendue

    Et n'ont pas de grands parents pour aider.

    Et la femme de ménage 3h par semaine, pas plus.

    Alors tu comprends que ton message "d'organisation" fasse sourire ; même avec deux enfants "seulement " ?

    Anne

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  16. Bonjour, suis d'accord avec vous que avoir 3 beaux enfants, ce doit être bcp de bonheur mais tout le monde n'a pas la chance d'avoir une femme de ménage 3h/semaine, de partir en vacances même "simplement" et de ne pas ou peu travailler!! Je suppose que dans ces conditions, ce doit être déjà bcp plus "facile", n'est-ce pas? Et non ce n'est pas de la jalousie face à votre bonheur intense d'avoir 3enfants, je trouve cela merveilleux mais il faut dire les choses comme elles sont vous faites parties des priviligiés!! Cassandra

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    1. Oui nous avons de la chance de pouvoir partir en vacances et d'avoir une femme de ménage, et nous avons beaucoup de gratitude pour ça! Et mon mari qui bosse 12h par jour appréciera qu'on lui dise que nous vivons la dolce Vita, à la cool quoi ;-)
      Bref, nous n'avons aucun mérite, la vie est teeeeeellement facile pour nous :-)

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  17. Magnifique article !
    J'ai 2 petits garçons de 3 1/2 ans et 18 mois et je me retrouve dans beaucoup de choses que tu racontes. J'ai vraiment rigolé au passage du ménage. Chez nous, c'est Sainte Maria notre sauveuse. Nous voulons un 3ème et un article comme le tien donne des ailes ! Merci :)

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  18. Anne et Cassandra, vous pourrez noter que Marine, l'auteure de ce blog, a bien précisé dans cet article : "Nous avons la chance de ne pas toucher au ménage de la semaine." Elle ne cache pas sa chance, contrairement à ce que vous semblez écrire.

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  19. Oups ... je n'avais pas encore lu le commentaire de Marine de 14H14 ;-)

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  20. Je ne vois aucun intérêt à venir étaler sa jalousie malseine en écrivant des commentaires désagréable.Personne n'est obligé de lire ce qui se trouve sur ce blog,si on choisit de lire,on respecte un minimum celle qui l'a écrit.
    si certaine sont aigrie de leur quotidien au point de devoir blesser les autres pour se réconforter,c'est qu'elles doivent peut être réfléchir à leur choux de vie et à leur priorités.Je travaille toute la journée,je reviens parfois trés tard,j'ai des enfants,pas de femme de ménage et pas de grand-parents,mon conjoint travaille,on fait ce qu'on peut mais au moins on est acteur de notre vie,on a fait des choix qu'on assume et surtout,on oublie pas d'être heureux.

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    1. Choix de vie biensûr

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    2. J'aime bien les "choux de vie" ! :-)

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  21. Effectivement la plupart du temps, les gens qui sont négatifs et décourageants face à une situation qui te réjouis parlent avec leurs peurs, leurs doutes, leurs frustrations... l'idéal ? trier.

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  22. Coucou j'ai lu tous les avis, jeune maman de deux fifilles nous hésitons pour le troiz' en espérant secrètement que ce sera un pti boyz même si une petite puce sera une grande joie également.

    je reconnaît bien la certain avis négatif que l'ont pourrai avoir, me concernant voici des réflexions type de ma propre mère: " quoi un autre enfant!! moi je pourrai pas....ou " tu veux déformer ton corps ma fille".... ou " pense à ton mari tu veux le garder??" puis deux semaine plus tard dans une autre conversation... :" je vais me remarier et nous allons avoir un enfant pour sceller notre couple..." donc je pense que ton billet n'est pas si faux notament quand tu parle de l'envi secrète de ce femme qui nous juge négativement d'avoir un autre enfant pour te dire je le sens chez ma propre mère alors je n'imagine pas chez les autres en dehors du cercle familliale.

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  23. j’aime bien cette article aussi j’ai trouvé sur Serie
    une episode qui parle sur le meme principe c’est Serie
    Une chance de trop
    je te remerice encore fois de bien accepté mon commentaire car je suis amusé de lire votre article

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  24. J'aime beaucoup. C'est très jolie avec toutes les photos des enfants, c'est vraiment mignon !

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