jeudi 31 décembre 2015

Fin d'année 2015


Regarder en arrière...

Bon. 31 décembre oblige il faudrait que je vous ponde un billet digne de ce nom.
Mais voilà, les bilans de fin d'année, ça n'est pas ma spécialité.
Je ne suis pas très fan des anniversaires (même si je n'ai rien contre non-plus), mais disons que les cotillons, les sorties sur les Champs Elysées à minuit et les "à l'année prochaine" chez la boulangère me laissent... Songeuse.
Un peu comme les "bon débarras année 2015 de merde" qui n'ont pas plus de sens pour moi.
Je vous souhaite bien sur la santé, qui est la chose la plus importante, l'amour, la prospérité et la chance...


samedi 26 décembre 2015

DIY: Des costumes de Wonderwoman pour petites filles...






Pour Noël, j'ai offert à mes nièces et à mes filles le même déguisement, que j'ai conçu et cousu moi-même: quatre petites tenues de Wonderwoman! (j'ai aussi cousu une cape en plus, pour mon fils).
Deux tenues en 3 ans, une tenue en 6 ans, une autre en 8 ans.


samedi 19 décembre 2015

Retrouver son corps après bébé... Mes progrès en Yoga: les postures inversées




Cela fait donc 3 ans que je me suis mise au yoga (avec une pause de 6 mois pour mon troisième bébé).
A un rythme de 1h30 par semaine en cours, et un peu par-ci par-là à la maison, seule ou avec Jean-Chou, quand j'ai le temps, quand mon corps le réclame.

Le bilan:


mercredi 16 décembre 2015

Petits bonheurs post-13 novembre



Depuis cette soirée du 13 novembre, pas vraiment volontairement, j'ai mis en suspens la rubrique "petits bonheurs".

Pas vraiment la tête à ça, beaucoup d'autres choses à faire, pas tellement de temps pour trier mes photos...
Mais surtout, comme une impression de crouler sous les Petits Bonheurs, d'en ressentir beaucoup plus qu'avant, et donc d'avoir l'impossibilité de les consigner dans un billet!

mercredi 9 décembre 2015

Exigence, travail, devoirs, notes sur 20, efforts, et plaisir d'apprendre... l'école de mes enfants.

Mmmh... l'époque bénie où l'on faisait un petit plongeon après l'école!

 Depuis le temps que j'écris sur ce blog, sur notamment tout un tas de thèmes relatifs aux enfants, je crois que je n'ai jamais abordé réellement le sujet de leur éducation scolaire. Celle que l'on souhaite pour eux, quelle est notre vision.

Depuis le début, ils sont dans la même école (semi-privée). Un vrai choix de notre part. Et depuis le début, et comme chaque année, nous en sommes ravis. Pour plusieurs raisons. Je ne les en changerais pour rien au monde... sauf déménagement lointain, bien-sûr.
Mon aînée est en CE1, mon fils en grande section. Et on découvre, en même temps qu'eux, la richesse du corps enseignant, la personnalité forte et fédératrice de chacun des maitres qui se sont succédés.

Cette année de CE1, ma fille a des devoirs assez exigeants (un peu moins en quantité qu'au CP, tout de même).
Des leçons tous les soirs pour le lendemain, des dictées chaque semaine, des poésies "sérieuses", extraits de textes classiques (la Fontaine, etc...), mais aussi des leçons plus globales a apprendre pour dans deux semaines (ce qui apprend déjà aux enfants à gérer leur temps et leurs efforts... On sent déjà la préparation aux bonnes habitudes pour le collège)


lundi 7 décembre 2015

Elections régionales: Message à tous ces français qui ne savent pas voter "correctement"...


Vous me copierez cent fois: "je cesserai d'être un affreux beauf inculte et centré sur sa petite vie de merde, d'être déçu par les hommes politiques, et je ne voterai plus FN".

Sans entrer dans des considérations personnelles (si on vote dans un isoloir ce n'est pas pour claironner partout pour qui on vote/ne vote pas), je trouve ridicule, inutile et surtout contre-productif d'insulter, comme après chaque élection, les électeurs du Front National.

Chaque fois que je vois un statut de ce type sur les réseaux sociaux ou ailleurs (argumentation niveau CE1, du genre "bouh si vous votez FN pour êtes un gros caca qui pue des fesses"), je m'interroge.
Si d'emblée, au réveillon de Noël, vous insultez tata Jacqueline, qui a l'outrecuidance de ne pas penser comme vous, pour essayer de la convaincre et de se ranger du côté de la Vérité (i.e. votre opinion), je vous parie que ça ne fonctionnera pas bien et que votre dinde aura un goût amer toute la soirée -c'est mon côté medium, je devine des trucs incroyables-


mercredi 2 décembre 2015

Ma petite marotte de Noël: la Crèche Provençale...


Région PACA oblige, depuis toute petite, pour les préparatifs de Noël, je suis habituée aux traditions provençales. 
Avec une famille maternelle provenant de la région de Marseille, j'ai rêvé et inventé mille histoires, enfant, devant les petits villages perchés et les cyprès en terre cuite, comme dans le Luberon, que ma mère installait dans la crèche. Je me demandais, certes, si au temps de Jésus les gens s'habillaient vraiment avec des indiennes d'Arles, et s'il y avait une poissonnière, des femmes déjà équipées d'une grosse croix autour du cou, et un ravi... mais ces anachronismes me plaisaient bien.

samedi 28 novembre 2015

Coucher de soleil sur les collines niçoises






Cours de yoga ce matin, puis balade en famille dans les collines cet après-midi, pour assister au coucher du soleil: une journée sport-nature, comme on aime!
Depuis qu'on vit à Nice on profite énormément de la nature... dans l'arrière-pays notamment. En ce moment, comme beaucoup je pense, on en a encore plus envie; se retrouver seuls au monde, juste entre nous, dans le silence et les grands espaces. Loin de l'actualité, de la foule, des marchés de Noël de centre-ville et des temples de la consommation.

Aujourd'hui nous sommes allés sur le Mont-Chauve, spot d'entrainement de trail de Jean-Chou (il y part en courant de la maison). Cette petite montagne offre une vue à 360°, Nice et la mer d'un côté, de Saint jean-Cap-Ferrat au Cap d'Antibes, et les montagnes du Mercantour tout autour.
Il y a même un petit terre-plein de pelouse, à peu près plat, pour dérouler son tapis de yoga et faire quelques salutations au soleil... après s'être dégourdis les pattes et avoir batifolé gaiement dans le maquis. Le bonheur absolu pour nous, donc... (Je suis équipée de Chaussures de trail depuis cet été, et ça fait toute la différence la marche: l'impression d'être dans des espèces de chaussons-propulseurs, le cou-de-pied maintenu mais les orteils et les chevilles en liberté, c'est hyper confortable)

Régulièrement, on s'imagine vivre dans un coin perdu comme celui-là, élever nos chèvres, coudre nos robes, distiller notre eau de vie d'herbes folles (il faut bien s'occuper, et recevoir comme il se doit les visiteurs!) et voir grandir nos nombreux nains, aux joues rosies par l'air de la montagne, connaissant par cœur le moindre petit sommet, la moindre petite prairie entre deux collines (bon, et puis on rentre chez nous bien au chaud, hé hé)

Lumière et couleurs d'hiver, voici quelques aperçus:

lundi 23 novembre 2015

Recommencer à sourire (suite): faire un calendrier de l'Avent, ambiance "état d'urgence".



Voici quelques petites choses qui me mettent en joie, surtout depuis que j'ai des enfants... et comme beaucoup d'entre vous sûrement: les préparatifs de Noël.
Et par les temps qui courent, ma bonne dame, on n'est pas contre un petit remontant, n'est-ce-pas? Ne nous faisons-donc pas prier, lâchons notre colère et notre frustration dans des petits flocons en papier et autres mignardises Noëlesques.

Entre deux attentats terroristes, pendant que la police scientifique ramasse patiemment les débris de djihadistes réduits à l'état de micro-paillettes disséminées ça et là, on ne vante pas assez les bienfaits de la fabrication de délicats petits Père-Noël en bouchon de Champagne ou autres éblouissantes fabrications de guirlandes à base de rouleaux de papier toilette. Ça aide à penser à autre chose (le petit verre à l'apéro aide aussi). Jingle bells.


vendredi 20 novembre 2015

Recommencer à sourire après les attentats: mes trucs et astuces







- Augmenter la dose à l'apéro. Le rendre quotidien.

- Essayer de rester rationnel, de se maintenir au niveau de l'intellectuel, sans céder à l'émotionnel à outrance, et donc, à la psychose. Raisonner par statistiques. Prendre du recul, regarder l'Histoire de France et du monde d'un peu plus loin.
Avoir conscience que la France est un pays fort, une civilisation puissante, qui a déjà vécu des moments durs, été touchée par des vagues d'attentats. Certes, cela risque de sauter encore, mais la France s'en sortira.


lundi 16 novembre 2015

Mais je ne veux pas "continuer à vivre comme avant"




Face à des attaques de guerre, on ne peut pas se contenter de réagir en allumant des bougies, en jouant une jolie mélodie sur un piano.
Je repense à mon grand-père, résistant, Général de l'Armée de Terre, qui a fait quatre guerres, mort quelques jours avant le 11 septembre, et qui n'a pas vu ce monde changer.

Alors oui, j'ai envie de boire du vin en terrasse, continuer à vivre, fumer des pétards, faire l'amour, faire un quatrième enfant, porter des jupes courtes, faire des blagues potaches et mettre du rock à fond.
Mais je n'ai pas envie d'entendre qu'il faut "continuer comme avant". qu'il faut réagir comme-ci ou comme-ça, qu'on n'a pas le droit d'être en colère. Certains ressentent le besoin de continuer, d'aller à la soirée qui était prévue, à la sortie sportive. D'autres, et j'en fais partie, de faire une pause dans le tourbillon quotidien. d'arrêter les aiguilles pour réfléchir, me retrouver. Chacun fait comme il peut.

 Je n'ai pas envie non-plus d'entendre, comme après Charlie Hebdo, des leçons de morale de la part des médias ou des ministres, des injonctions à bien penser, des "vous pensez mal", des "ceux qui critiquent le gouvernement sont des beaufs racistes incultes", des "nous sommes dans un État de droit, et même si vous êtes en colère que des délinquants n'aient jamais fait un jour de prison après avoir été condamnés huit fois, nous n'avons rien à vous proposer de plus pour vous protéger".
Cette fois-ci, je pense que les français ne pourront pas entendre à nouveau les jolies berceuses de l'année dernière.


dimanche 15 novembre 2015

Attaques terroristes du 13 novembre 2015 à Paris: mon témoignage

Le restaurant dans les toilettes duquel nous avons passé la soirée, cachés.

Ce week-end, c'était prévu depuis des mois, je devais le passer à Paris, pour me faire du bien, prendre du temps pour moi, profiter de mes amies. Un week-end entre filles.
J'avais laissé mes enfants avec jean-Chou à Nice (non sans quelques scrupules... c'est toujours un déchirement de quitter mon cocon)

Le vendredi soir, avec mon amie M. chez qui je logeais, on a un peu hésité avant de sortir. On a finalement décidé de se retrouver à 21h, avec une autre de mes amies (elle aussi témoin de mon mariage), qui tient le blog Ingliche Titcheur, au Petit Commines, rue des Commines, dans le Marais.

Un peu avant 22h, et après dégusté une bonne côte de bœuf et un verre de Graves, nous avons commencé à voir des gens courir dans la rue. Une cliente nous dit, les yeux plongés dans son smartphone: c'est un attentat.
Après quelques secondes sans réaction particulière, les clients du restaurant ont commencé à se lever. Certains sont partis directement. Les autres, dont nous, ont préféré se réfugier dans les toilettes.
C'est là que nous avons passé une bonne partie de la soirée, les yeux rivés sur la vitrine du restaurant, et sur l'Ipad du serveur, diffusant les infos en boucle.


mercredi 11 novembre 2015

Que coudre avec de vieux draps?




C'est vrai, ça, c'est une vraie question!
J'ai ressorti de la cave de vieux draps, en bon état mais plus aux dimensions de notre lit actuel. D'habitude je suis plutôt du genre à jeter facilement tous mes vieux machins... mais j'ai tout de même cherché ce que je pourrais bien faire à partir du drap housse et la housse de couette... car je suis fan des rayures bleu/blanc, que je trouve chic et fraiches, notamment pour les tenues d'été des filles.


mardi 10 novembre 2015

Education bienveillante: révolution ou pipeau?


Guillaume Guedre


J'ai écouté l'émission sur France Inter en replay: "éducation bienveillante, révolution ou pipeau?"
("Un jour en France", 10 novembre 2015)

J'ai eu les mêmes doutes et questionnements du journaliste sur le sujet.
"L'éducation bienveillante" (le terme ne me plait pas! tellement culpabilisant pour les parents qui ne se réclament pas particulièrement de cette théorie...) me paraît être, plus qu'une révolution, surtout du bon sens érigé en méthode d'éducation.





samedi 7 novembre 2015

Halloween niçois




 Samedi dernier, le lendemain de notre retour de Paris, c'était Halloween.
Un peu fatigués tout de même, et pas spécialement américains Jean-Chou et moi-même, on ne voulait pas faire quoi que ce soit de spécial pour les enfants... Mais ils y tenaient tellement que j'ai tout de même essayé de les faire baigner dans l'univers "monstres et vampires" pendant une journée!


dimanche 1 novembre 2015

Golden hour: un 1er novembre sur la Prom'...


 Quand on aime bien la photo, on s'arrange pour sortir en balade en famille à l'heure dorée...
Surtout quand on est un 1er novembre, qu'on hésite encore entre short et jupe, et que la lumière d'automne enflamme tout sur son passage!


samedi 31 octobre 2015

Paris, jour 5/5: le Chateau de Versailles (et Trianon, Petit Trianon, Hameau de la Reine)



Pour notre dernier jour, nous avions prévu... le clou du spectacle!
On adorait flâner dans les jardins du Château de Versailles, quand nous vivions à Paris, pour nous échapper un peu dans la nature, souffler! Avec une petite préférence pour l'étonnant et dépaysant Hameau de la Reine, à quelques dizaines de minutes de marche du Château.


Paris avec les enfants, jour 4/5: Notre-Dame, le Marais, rue des Rosiers, Place des Vosges, quartier Saint-Paul.



Encore une journée extraordinaire, pas mal de kilomètres parcourus, et du dépaysement!


Paris avec les enfants, jour 3/5: Rive gauche; tour Montparnasse, Jardin du Luxembourg.


Une petite journée de visite, un peu moins intense que la veille, dans notre ancien quartier!


Paris avec les enfants, jour 2/5: Tour Eiffel, Louvre, Palais Royal, galeries Vivienne et Vero-Dodat, Concorde.



Pour notre deuxième jour sur place, on a fait une très grosse balade... en commençant par un petit tour en RER (qui a passionné mon fils, évidemment) pour nous rendre à la Tour Eiffel!


Paris avec les enfants, jour 1/5: Le jardin d'acclimatation et la Fondation Vuitton




Pour notre premier jour à Paris, nous ne disposions que de trois petites heures pour nous balader.
Nous avons choisi d'aller juste à côté de là où nous logions, dans le Nord-Ouest de Paris, pour faire un saut à Neuilly, au jardin d'acclimatation, qui a enchanté les enfants (évidemment!).


Paris avec les enfants (Toussaint 2015)


A la Toussaint dernière, nous étions partis à Edimbourg en famille. Ça c'était tellement bien passé, un vrai moment privilégié avec les enfants, que nous avons eu envie de renouveler le concept (petit trip dans une ville européenne, moins d'une semaine, pas trop compliqué d'accès) chaque année. Nous avions prévu depuis pas mal de temps d'aller à Istanbul tous les cinq, mais nous avons annulé le voyage il y a quelques jours, la situation nous paraissant un peu compliquée en Turquie.


lundi 19 octobre 2015

mardi 13 octobre 2015

"D'autres vies que la mienne", "Richie" et "Greffier": quelques lectures...




Voici un petit billet pour vous parler de certaines lectures qui m'ont marquée, ces derniers jours. En bien... ou en moins bien.


jeudi 8 octobre 2015

Gay and Proud... par procuration




Je suis quelqu'un d'assez traditionnel dans sa façon de vivre. J'ai un mari, des enfants. Je n'ai pas pour intention de révolutionner le monde, ni les mœurs. Mes enfants sont baptisés. Je vais parfois à la messe. Ils sont dans une école catho.
Même si je vis de manière "traditionnelle" (sans que ce soit réellement voulu, j'ai conscience de reproduire un modèle familial que je juge positif), depuis toute petite, j'ai une tendance à être assez réfractaire aux idées préconçues, aux idéologies, à la politique... En gros, j'ai toujours du mal avec les gens qui expliquent qu'il faut penser de telle ou telle manière. J'ai un besoin assez fort de discuter, remettre en question, comprendre... de rester libre dans ma tête.


lundi 5 octobre 2015

Ma fratrie.

"Les fratries" dessinées par l'auteur du blog Célestine et Compagnie


J'ai trente-quatre ans, un frère et une soeur d'âge proches, avec qui je m'entends vraiment bien. De mieux en mieux, même.
Parfois, comme tout le monde, on traverse des choses, des tempêtes, et on s'aperçoit que c'est bon d'être trois.
Par rapport à nos parents notamment, parce que toutes leurs attentes (inconscientes, parce qu'ils sont plutôt cool) ne reposent pas sur les épaules d'un seul.
Être plusieurs nous donne plus de liberté. On nous fout un peu plus la paix.
Cela démultiplie aussi les façons de voir la vie, ouvre l'esprit, force au partage. On est tous très differents, avec des caractères propres et des choix de vie variés


vendredi 2 octobre 2015

Des mères (2)


Modigliani

Le matin, je reste clouée au lit. Je n'ai pas dormi la nuit précédente, comme depuis quelques semaines maintenant. Je suis enfin enceinte, je vis le rêve que toute femme peut souhaiter. Mais je n'ai plus envie de me réveiller. Plus ce petit étranger grandit en moi, plus mon énergie diminue.


lundi 21 septembre 2015

Alimentation, sport, hygiène de vie après bébé et "diktats" sur le corps des femmes: mon point de vue


ben oui, elle est canon.

Suite au billet de Marie des Mamans Testent, "l'injonction permanente faite au corps des femmes", j'ai découvert l'existence de la coach sportive Lucile Woodward, et sa mise au point "à propos de mon job" après la polémique ayant suivi son billet "ne me parlez plus de kilos de grossesse".

Ayant suivi avec plaisir, ces derniers mois, les progrès sportifs et l'amincissement de Marie sur son blog, j'ai été un peu surprise par sa réaction. Je suis donc allée voir le blog de la coach pour me faire mon avis... d'autant plus que les sujets du corps, de la remise en forme après bébé, me parlent (j'en ai fait une rubrique), et que je publie régulièrement des billets sur la question (avec de parcimonieuses photos pour illustrer le tout.)


jeudi 3 septembre 2015

"Mais comment vous faites pour être catho?" ou "Choisit-on sa religion?"

"la Cène", David Lachapelle


Parfois j'entends cette question, posée aux cathos par des athées: "comment pouvez-vous être catho?" (Rapport aux divers messages du Pape, à l'avortement -message qui évolue, d'ailleurs-, au mariage pour tous, et aux clichés si rebattus de l'Inquisition, de l'esclavage, de la contraception, des intégristes, du FN, des Magdalene Sisters ou bien d'autres... N'ayons pas peur d'y aller avec les gros sabots; de faire des amalgames et de tout mélanger ;-)
Et je trouve cette question... incongrue.



vendredi 28 août 2015

Les petits bonheurs: Jean-Chou et l'Ultra-Trail du Mont-Blanc: mes impressions de femme de sportif.


Aujourd'hui ma rubrique des Petits bonheurs sera consacrée à un seul d'entre eux... la fierté d'avoir un mari qui a réussi le défi qu'il s'était lancé: finir l'UTMB, l'Ultra Trail du Mont-Blanc, une course mythique dans le monde entier. Il s'était inscrit à la TDS ("sur les traces des Ducs de Savoie"), une course de 119km, environ 7000m de dénivelé positif, sur une trentaine d'heures environ.
Un challenge impressionnant, donc.

mercredi 26 août 2015

Ispirazione... Pour la cuisine du quotidien.






Quand je vais à Menton, j'en profite régulièrement pour aller faire quelques courses à la frontière.
C'est un petit rituel... Comme le fait ma mère depuis des années. Passer son enfance tout près de l'Italie donne forcément des habitudes culinaires un peu plus typées qu'ailleurs en France.
Faire un petit tour dans un supermarché étranger est tout de suite plus sympa et exotique que chez nous!

A la maison, on mange méditerranéen. La cuisine niçoise est très proche de la cuisine italienne. Jean-Chou est à moitié italien. On va souvent en Italie et c'est une cuisine qui nous parle forcément beaucoup.

Voilà, en vrac, les produits que j'aime acheter là-bas... Et des exemples de ce que l'on cuisine:




Des antipasti (champignons à l'huile, que je pourrais manger du réveil au coucher...)
des artichauts, qui servent à l'élaboration de ma salade de pâtes préférée: elle consiste simplement en ces ingrédients qu'il faut mélanger: artichauts à l'huile (antipasti), tomates cerises, roquette, quelques pâtes al dente, copeaux de parmesan, morceaux de jambon cru, poulet mariné au citron puis grillé, pignons grillés)

Du pesto (pesto alla genovese, ou pesto rosso -à la tomate-), qui sauvent n'importe quelles pates en quelques secondes et sans avoir de cuisine à faire. 
De la crème à la truffe, de la tapenade.

Des gressins, nature ou aux herbes, sésame, etc..., idéaux avec la tapenade, les fines tranches de jambon cru... Ou tout simplement pour grignoter quand on part en balade (les enfants en sont fous)

Des escalopes de veau, pour les déguster soit panées avec un filet de citron, et quelques pâtes à l'huile d'olive parsemées de parmesan... Soit en "saltimbocca", c'est à dire cuites enroulées de jambon cru, accompagnées de sauge ou de romarin, et arrosées d'un peu de vin blanc à la fin de la cuisson. Un régal.

Des cèpes séchés, qu'on fait regonfler en les trempant deux heures dans l'eau froide.
Des riz arborio et carnaroli, pour les différents risotti: en automne j'aime les faire aux cèpes et parmesan, au printemps aux pointes d'asperges et aux petits pois frais... Les risotti évoluent selon la saison.

Du peperonccino, qui pimente discrètement les sauces tomates et qui fait partie de mon petit ingrédient fétiche pour la sauce bolognaise (avec quelques gouttes de ketchup que j'ajoute au dernier moment, qui, avec les carottes, ajoute un léger petit goût "morbido", sucré)

Des pâtes colorées: noires à l'encre de seiche, jaunes au safran, pour mélanger à quelques fruits de mer, ou apprécier simplement avec un filet de huile d'olive ... Et multicolores, avec des formes originales et des arômes de légumes, pour les enfants.

Des pâtes nature aussi, de marque et de très bonne qualité... Ne souffrant évidemment pas une cuisson approximative! Le choix est gigantesque, je peux passer des heures à rêver devant les multiples formes et consistances de pâtes sur les présentoirs... Ma recette adorée de spaghetti alle vongole vaut bien ça!

De l'huile d'olive parfumée à la truffe, pour une recette de pâtes, simplissime, que j'adore et qui peut sauver n'importe quelle soirée "flemme de faire la cuisine": pâtes (spaghetti ou linguini) al dente, huile d'olive à la truffe, et copeaux de parmesan, e basta.

Des bidons d'huile d'olive, évidemment... Parce que nos réserves faites en Toscane l'année dernière commençaient à arriver vers la fin et c'était un scénario assez angoissant.
Du vinaigre balsamique, notamment dans sa déclinaison "velours", plus doux et consistant.

De la polenta (purée de farine de maïs) , toujours une bonne idée pour les petits comme pour les grands, et qui accompagne de manière succulente la daube niçoise (recette transmise par ma maman)
J'aime bien en acheter nature, mais aussi parfumée de petits copeaux de truffe.

De la farine de pois-chiche pour la socca ou les panisses.

Des bouteilles de coulis de tomate et des tomates pelées.

Des tomates séchées, pour les salades, ou en apéro tout simplement.
Du thon de très bonne qualité, des anchois.
Des bouillons "brodo" pour la cuisson des pâtes, qu'on ne trouve pas en France.

De la scamorza fumée, un fromage exquis, pas très connu en France, qu'on fait griller à la poêle (on peut le faire en brochette) et qu'on sert avec un peu de salade verte et de jambon cru en entrée... je suis accro.

De la charcuterie.
Du parmesan, un des aliments quotidiens principaux de mes enfants (pratique, c'est riche en calcium et en protéines!)... Qui accompagne les plats de viande, les pâtes, les salades, se grignote tout seul, ou qu'on passe au four dans des moules à madeleines avec quelques brins de romarin pour en faire des chips.

Du vin, bien sûr, du Chianti principalement... Et une bouteille de limoncello pour le digestif des invités (je ne suis pas très fan, personnellement, de cette saveur trop sucrée), d'Amaretto, liqueur d'amande dont je raffole et qui est parfaite aussi pour la pâtisserie, et de Martini pour l'aperitif !

Des biscuits "Mulino Bianco", car il y a un choix fou et qu'ils sont exquis... Il n'y a pas que les Baiochi, certes extraordinairement bons, dans la vie! Les canestrini, cuoricini, abracci, cuor di mela et autre batticuori sont à se damner!
Sans oublier les biscuits à l'amande Amaretti, et les addictifs chocolats pralinés Gianduiotto.

Des panettone pour le petit déjeuner, pas très chers tout au long de l'année... En en achetant de qualité supérieure à Noël.

Et enfin quelques Kinder... Mais pas de Nutella, qui est un peu l'aliment tabou dans la famille... Car quand on achète un pot (pour les occasions exceptionnelles, comme les vacances... en Italie par exemple), il est mystérieusement fini le lendemain...

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Peut être que ce petit inventaire à l'italienne vous aura inspiré, donné de nouvelles idées, envies de cuisine familiale... Et fait voyager!
Si vous avez des plats fétiches du quotidien qui plaisent à toute la famille, si vous vivez près d'une frontière ou dans une région à la cuisine caractéristique, n'hésitez pas à les partager... 






















À lire aussi:


Ma rubrique "cuisine", écrite de manière un peu, disons... "décalée", voire borderline (si si) qui reprend des recettes citées plus haut.

L'Italie avec les enfants, notre voyage en Toscane


vendredi 21 août 2015

Bloguer, photographier ses enfants, les exposer (et en tirer du profit)


Annie Leibovitz


Je lis des blogs où les enfants de l'auteur sont exposés en photo très régulièrement, et à chaque fois cela me procure les mêmes sentiments ambivalents.
D'un côté je trouve ces blogs beaux, intéressants, attachants, avec un talent esthétique évident, une vraie signature, et un format "feuilleton quotidien" permettant au lecteur de s'y attacher, et qui créent un sentiment d'identification plus forts que d'autres blogs, moins généreux en images de vie de famille, et plus anonymes.
Et de l'autre -et c'est peut être mon imagination un peu noire parfois, voire mes angoisses ou ma tendance à échafauder des scenarii, des plus loufoques aux plus catastrophistes- je ne peux m'empêcher de trouver que certains blogueurs utilisent, usent, voire abusent -très facilement- de l'image de leurs enfants pour leur propre succès, les instrumentalisent de manière assez addictive et égoïste.

 Ces questions, je me les pose depuis longtemps, mais c'est en lisant un article de Télérama sur la mère d'Eva Ionesco, "Irinia Ionesco, photographe libre, mère toxique", que j'ai eu envie d'écrire ce billet.
Bien évidemment, l'horreur de ce fait divers est lié, d'abord, à la sexualisation d'une petite fille. Mais même sans imposer à un enfant une telle perversité, ce cas d'espèce soulève tout de même des questions plus générales sur l'exposition des photos de son enfant, et la relation de dépendance qui peut se créer entre le parent-photographe, libre, et son enfant-modèle, par définition moins libre, voire à sa merci.
 En effet, le parent photographe est totalement libre, c'est un fait... Mais l'enfant l'est-il?



Ces blogs posent plusieurs questions: sur les dangers directs qu'ils peuvent générer d'abord pour l'enfant, et dont on parle le plus souvent, notamment avec cette fameuse "mémoire numérique" (risque de voyeurisme, impossibilité de maîtriser le lectorat et ses réactions, etc). 
Une chose est de partager ses photos sur internet en mode plus ou moins "privé" sur les plateformes prévues à cet effet, voire sur les réseaux sociaux (même si la sécurité de la méthode est discutable, l'intention reste de publier les photos auprès d'un cercle d'intimes -ou moins intimes-), une autre est de prendre des photos, non pas pour partager certaines images avec certaines personnes, mais dans le but de les rendre publiques, accessibles au monde entier, 24h/24h, n'importe où...
Mais la démarche peut aussi poser des problèmes à plus long terme, non pas extérieurs, mais qui vont influer sur la personnalité même du petit modèle: l'enfant va être façonné, grandir habitué à être pris en photo, non pas pour qu'elles soient intimes, mais pour qu'elles soient diffusées publiquement. Il s'habitue à "poser" pour que son parent puisse nourrir son blog, il devient finalement une matière première pour son parent, qui l'aime évidemment pour ce qu'il est, mais est, forcément, aussi flatté par l'image renvoyée au monde par son enfant. L'enfant va peut-être intégrer que pour exister, il ne lui suffira pas d'être, mais de paraître, et pire, d'être exposé.
Dans le film "Into the Wild", le héros découvre à la fin de son aventure que "le bonheur n'a de sens que s'il est partagé". Aujourd'hui, le bonheur n'aurait de sens que s'il est... publié sur le net?
Le risque de l'addiction à sa propre image peut s'envisager. Le narcissisme sera un vrai sujet...

Et comment les choses se passeront-elles quand l'enfant grandira? Quand il ne sera plus forcément photogénique, ou plus aussi docile qu'avant? Et quand il voudra garder son intimité, et son visage et sa vie privée pour lui, ne plus donner au quotidien, à ses copains, à ses profs, ou même à son banquier, toutes ces informations précises et en temps réel sur son emploi du temps, ses lieux de vacances, la déco de sa chambre, ses problèmes d'acné, son premier chagrin d'amour, la marque de ses caleçons? N'arrivera-t-il pas un moment dans la vie de l'enfant où celui-ci en voudra à son parent de s'être servi de son image sans son autorisation? Se vengera-t-il en publiant à son tour, dans de longues années, les photos de son parent grabataire, à la maison de retraite, pour des billets sponsorisés sur les fauteuils roulants ou les couverts en plastique spécial dentier?
Comment gérer ce "clash" inévitable avec son parent blogueur à ce moment-là, dont les intérêts, différents, seront forcément en jeu et fragilisés?

Je ne veux pas être alarmiste ni dans le jugement, je pense que certains parents blogueurs font ça très bien, publient de magnifiques photos, et ont des comportements sains, non abusifs, et réfléchis en amont. J'aime beaucoup lire certains de ces blogs et je considère certains parents photographes comme hyper talentueux. Mais je me dis aussi que, comme dans la vie, il peut se développer sur le net des comportements parentaux plus ou moins toxiques, selon les gens, et qu'il me semble important de toujours avoir ça en tête.

En fait je crois que ces blogs ne posent pas tellement de problèmes lorsque les enfants font simplement des "apparitions", illustrent sporadiquement des billets d'humeur, d'ambiance, de déco, sans que mille infos sur leur quotidien soient dévoilées, ni que leur présence soit pensée à outrance, ou que les photos soient composées pendant des heures en amont.
Ce qui pose vraiment question, ce sont les blogs où l'enfant à le premier rôle, devient le véritable héros du feuilleton quotidien, dont la présence est la substance même du blog, et sans la présence duquel le blog n'aurait plus autant d'intérêt.
Sans parler du marketing qui s'engouffre dans le système, alimente le parent blogueur en accessoires de puériculture et autres vêtements (là aussi, c'est facile d'accepter de rentrer dans le jeu/piège), et donc régente, voire enferme, en quelque sorte, la relation parent-enfant. A cause des marques, l'enfant exposé n'est plus seulement source de flatterie pour l'égo de son parent, il est aussi une source de revenus. Situation compliquée... qui peut, me semble-t-il, être mal gérée si trop spontanée et pas analysée sérieusement avant.

Avec un peu d'imagination (et j'en ai), on pourrait aussi concevoir que çertains parents soient moins sains que d'autres, plus assoiffés de célébrité et de "like", et donc plus capables de passer outre, sciemment, le respect de la vie privée de leur enfant... (Des Kardashian du blog, en somme). On pourrait même envisager un scénario à la "Gone Girl" de David Fincher (très bon film, je vous le recommande), dans lequel une femme, habituée depuis toute petite à être dans la lumière et mise en scène par ses propres parents artistes, accumule des névroses liées à ces fameuses "apparences" dont elle a été trop longtemps le bon petit soldat toute son enfance, pour le bon plaisir parental... et devient littéralement perverse et psychopathe.

Blogueuse, fan de photo (en tant que photographe et en tant que spectatrice), tentée bien souvent de crier et montrer au monde à quel point mes enfants sont géniaux, magnifiques et uniques, je me pose la question chaque fois que je publie une image ou un billet... Et je continue de ne pas montrer leurs visages, de privilégier des ambiances, des univers, des anecdotes visuelles, plus que des portraits.
 Parce que, quand je réfléchis une minute, ce serait trop facile de les montrer (ils sont à ma disposition, je les ai sous la main et peux, objectivement, user de ma toute-puissance et en faire ce que je veux), et que j'ai besoin de sentir que je (me) contrôle en me frustrant un tout petit peu, en ne m'accordant pas ce plaisir immédiat. Ensuite parce que, même si ma vie quotidienne me rend fière/heureuse/comblée sur bien des aspects, je ne crois pas qu'elle intéresse quiconque. Ce qui est intéressant c'est plutôt de pointer du doigt l'universel de nos situations quotidiennes, de les transcender en faisant appel à la digression/imagination, et c'est ça, selon moi, qui va créer une relation avec mes lecteurs, qui se sentiront en phase, ou pas, avec ma vision. Ils n'ont pas besoin de savoir à quoi ressemblent les visages de mes enfants. Même si je le répète, je suis fervente lectrice de certains blogs où les enfants sont joliment mis en scène, et que, en tant que lectrice, ils me procurent du plaisir.

J'ai conscience de mes contradictions et de mon ambivalence, puisque je me nourris évidemment de ma vie, et de leur existence aussi, pour écrire et alimenter mon inspiration... Être photographe, c'est "montrer", et il y a forcément cette question de la liberté d'expression qui doit être protégée, car c'est elle qui permet au photographe d'être libre et de réaliser un travail intéressant. Il n'est pas question de censurer.
Je suis aussi une vrai esthète: j'adore l'image, la forme, le style, l'apparence. Ce sont des choses qui comptent pour moi, j'habille mes enfants en choisissant les couleurs avec soin, pour créer des harmonies de couleur en fonction des lieux où l'on va, des paysages, en pensant aux prochaines photos que je ferai d'eux... Un cadrage original, une association de couleurs, une déco signée, une lumière apprivoisée ou le graphisme d'une mèche de cheveux tombant sur un coin de visage peuvent me faire trépigner de joie pendant de longues heures. L'image me procure de vraies émotions fortes. Je suis une visuelle, et je peux rester bloquée sur la photogénie de quelqu'un quand il me parle, sur l'aspect de ses mains ou sur les mystères de son choix vestimentaire du jour, plus que sur ce qu'il me raconte...

Mais il me semble que, en bas de sa rue ou lorsqu'on voyage au bout du monde, avant de prendre en photo l'autochtone, l'inconnu, et parce que les yeux sont le miroir de l'âme, le lieu de toutes les émotions, le visage une partie intime du corps (si, si), il faut d'abord l'apprivoiser, lui demander son accord, plus ou moins tacitement. Le photographe qui rend publiques les portraits de ses enfants, lui, ne s’embarrasse pas de ce principe, qu'on le veuille ou non il s'arroge un droit sur l'image de son enfant.
Je suis ambivalente puisqu'évidemment, en bloguant, je me livre, je livre une part (certes choisie et maitrisée) de mon intimité. Les inconnus qui me lisent reçoivent des bribes de ma vie et se font leur propre idée, une petite cuisine dans leur tête, avec mes billets d'humeur, mes photos, et ce qu'ils s'imaginent de moi. Mes proches ou moins proches reconnaissent forcément plus de choses, voire peuvent même savoir comme je vais en lisant mon blog.

 Je n'ai aucune leçon à donner, je me pose simplement des questions. Et je me dis que ces questions soulèvent des thèmes passionnants:
Ambivalence, limites, société du spectacle, fierté de mère, flatterie, enfant-objet ou enfant-individu, narcissisme, besoin de plaire, liberté d'expression, art, risque de voyeurisme voire tendance à la "vie par procuration" chez certains lecteurs fragiles, internet et droit à la vie privée... Ça en fait, des questions éthiques, juridiques, psychologiques à prendre en compte.

Vaste débat!

mercredi 19 août 2015

Quinze ans.



LA vue

Il y a quelques années, un 19 août, un parisien réussissait à m'attraper sur la plage avec un "vous êtes charmante, mademoiselle". Un dîner à la pizzeria plus tard, et un premier baiser dans la voiture qui a duré le temps d'un album entier de Ben Harper, je lui en mettais plein les yeux en l'emmenant à une soirée chez une de mes meilleures amies, dans une villa surplombant Monaco et la Méditerranée.

Le lendemain, après quelques parties de Trivial-pure-cuite au bord de la piscine, et pas beaucoup d'heures de sommeil, il est reparti à Paris (il avait son rattrapage de partiels à réviser). On avait juste eu le temps de s'apercevoir qu'on n'allait plus pouvoir vivre l'un sans l'autre.