mercredi 21 décembre 2016

Obtention du diplôme des mères, mention très bien.

Mater dolorosa. Our lady of Sorrows
(Figure de la douleur maternelle...)


Ici, même si c'est un blog "parental", j'essaie de ne jamais parler des sujets racoleurs qui font le miel des polémiques sur l'épineux sujet de la puériculture sur les blogs.

Pour ou contre l'allaitement, le cododo, le portage, les petits-pots, le Père-Noël, les draps en lin ou que sais-je encore (par définition, ces sujets n'existent la plupart de temps que pour le plaisir chez celui qui les aborde de lancer des polémiques qui font du buzz à peu de frais)... tous ces sujets sur lesquels les jeunes mamans inexpérimentées se font parfois embrigader par manque de confiance en elles, et sur lesquels, une fois qu'elles ont réussi à prendre une décision, elles se focalisent ensuite à l'excès, transformant des actes éducatifs personnels et intimes en actions publiques et militantes, et devenant à leur tour ensuite des promotrices du Bien contre le Mal, ne sont à mes yeux que des sujets accessoires, voire insignifiants, au regard de ce que peut véritablement signifier "éduquer un enfant".
Oui je sais, c'est audacieux, hu hu.


samedi 10 décembre 2016

"Anna Karénine" de Tolstoï




"Toutes les familles heureuses se ressemblent. Mais les familles malheureuses le sont chacune à leur façon." 
(incipit)

Cela va faire presque faire un an que j'ai refermé ce livre et que je n'ai pas pris le temps de vous en parler ici. J'y pense très souvent... en fait, comme certains autres grands livres, il m'accompagne (et m'a poursuivie longtemps, pendant les semaines suivant sa lecture).

J'avais envie de lire un roman russe depuis un bon moment... tant je suis consciente de mon manque de culture en la matière, et de la perte de chance que cela représente. En terme d'opportunité de plaisir de lecture, de qualité littéraire, d'informations sur une culture disparue, celle de la Russie d'avant la Révolution, un monde d'une richesse culturelle, intellectuelle, d'un raffinement hors du commun. L'aristocratie dans toute sa splendeur... son système élitiste fascinant, et voué à disparaitre, remis en cause radicalement au début du XXème siècle pour son inégalitarisme injustifiable.
(Je ne vais pas faire de la politique de comptoir en vous disant "la Révolution bolchévique c'était chouette mais pas top non-plus quand-même hein", ni faire de jugement sur le fond, car on comprend bien que le peuple ait eu besoin de reprendre ses droits, mais force est de constater que c'est tout un univers culturel exceptionnel qui a été détruit, et quand on voit par quoi il a été remplacé aujourd'hui dans ce pays, il y a de quoi s'interroger. Mais bon. Fin de la brève de comptoir)


lundi 28 novembre 2016

Les primaires de la droite et du centre... et moi et moi et moi.

Moi, dimanche 27 novembre matin... avant d'aller voter (oui, je sais, je ressemble beaucoup à Bernadette Soubirous)



Mon blog n'a pas vocation à être politisé. Je n'ai quasiment rien publié pendant les primaires de la droite et du centre ici (même si le sujet m'a personnellement beaucoup intéressée)

Je n'ai aucune intention de vous gratifier ici de mes grandes et belles idées pour la France, d'une part parce que ce n'est pas la vocation de mon blog au départ, d'autre part parce que je suis, dans ce domaine, plus quelqu'un qui doute que quelqu'un qui a des certitudes (même si, bien sûr, je penche plutôt d'un côté, j'ai aussi des idées qui pourraient être attribuées à l'autre... comme la plupart des français "modérés" et pour l'alternance, je pense), enfin parce que, en règle générale, la politique à tendance à me dégoûter de plus en plus, les militants m'interrogent (même si je respecte vraiment leur engagement quand il est cohérent) les courtisans, les retourneurs de veste et autres opportunistes professionnels, les mêmes qu'on voit depuis trente ans, restent des personnages mystérieux et surtout agaçants pour moi, sans parler des hommes politiques eux-mêmes que je trouve, pour la plupart, et quel que soit leur bord... quasi-psychopathes.
J'ajoute que, globalement, je comprends que les gens votent différemment, que tout cela n'est pas que rationnel, mais a aussi un rapport avec l'héritage, l'éducation, le milieu dans lequel on a grandi... je ne suis pas de ceux qui sont prêts à déployer une énergie monstrueuse pour aller convaincre les autres de lutter contre le Mal pour aller vers le Bien.


mardi 22 novembre 2016

Couture: un coin à moi.



Ca y est! On a enfin notre petit coin bureau-couture... installé dans une alcôve qui abritait auparavant des étagères.

Ce n'est pas grand-chose, mais ça change tout... je n'ai plus à ressortir à chaque fois l'engin, l'installer sur la table à manger, coudre en urgence quand j'ai une petite heure de libre et dans un désordre monstre, avec des fils par terre et des tissus dans tous les sens (on ne change pas, je suis une bordélique invétérée...), et devoir tout ranger, nettoyer, à chaque fois que la vie de famille reprend ses droits - c'est à dire 98% du temps- et que la table doit servir à tout le monde (ça c'est vraiment ce que je déteste, ranger mon bordel). Parce que les envies, la création et l'inspiration, c'est quand ça veut bien venir, et généralement ça ne vient pas aux heures de bureau.


lundi 21 novembre 2016

Qui es-tu, lecteur?




C'est vrai, ça, qui es-tu?
Tu me connais un peu à travers mes billets... je t'invite régulièrement dans ma chambre à moi... mais moi, je ne te connais pas.

mercredi 9 novembre 2016

Elections américaines: Comme toute bonne française, j'ai moi aussi mon opinion.




Bon. Donald Trump est donc le Président des Etats-Unis depuis cette nuit.

En regardant les réseaux sociaux ce matin, j'ai aussi constaté que, globalement, 100% des français ont une opinion à ce sujet (je vous laisse deviner laquelle)

Je n'avais pas voulu donner mon avis de française sur la campagne, car même si j'avais, comme toute française évoluée, intellectuelle et progressiste, drapée dans ma supériorité et forte des valeurs de mon Vieux-Continent de génie, connu pour son époustouflant dynamisme, sa croissance fulgurante, ses belles idées droitsdelhommiste si bien mises en pratique et son talent pour lutter contre le terrorisme -huhu- (pas comme tous ces rednecks rougeauds pleins de Coca et pro-armes qui ne connaissent rien à leur propre pays, quoi), - sans parler de mon chic naturel/sophistiqué de bonne française, rhaaan, je m'aime! qui envoûterait n'importe quel connard de ricain sorti de sa cambrousse-, une petite tendance, bien évidemment, à être, dans une posture de courage et d'audace dont je ne suis pas peu fière, pour le Bien contre le Mal (mon côté bernardhenrilevyesque). Bref, à pencher plutôt, en toute nuance et avec subtilité attention, pour Les Lumières, la civilisation, l'intelligence et la culture, plutôt que pour l'obscurité, la bêtise, la vulgarité et la fin du monde. On n'est pas des sauvages!

lundi 7 novembre 2016

Un 13 novembre.




Cette semaine, cela fera un an que les attentats du Bataclan auront eu lieu.

Cela fera donc un an que j'ai diné au Petit Commines, en compagnie de mes amies M. et Ingliche Titcheur, en plein milieu des sept fusillades, et que nous n'avons pas pu gouter les desserts de la carte, pour cause de réclusion dans les toilettes du restaurant avec les autres clients.

Mon récit est ici. Celui d'Ingliche Titcheur, là.


dimanche 30 octobre 2016

La Corse du Sud à la Toussaint (2/2): Rondinara, Porto-Vecchio, Sartène, Sites préhistoriques de Cauria, Bastia




Et voici la suite du premier billet.

Temps libre sur les superbes plages de Rondinara et Tamaricciu, par temps brumeux... mais je crois que j'aime encore plus la plage comme ça! déserte, grise, intense.


La Corse du Sud à la Toussaint (1/2): Palombaggia, Bavella, l'Ospedale, Bonifacio



Petite, j'ai passé de nombreux étés en Corse du Sud, à Santa-Giulia. Adolescente, avec mes copains, j'y ai fait du camping plusieurs étés. Les matins d'hiver, en ouvrant les volets chez mes parents sur la Côte d'Azur, on avait parfois la chance d'admirer le mirage de l'Ile de Beauté sur l'horizon.

Un dimanche matin à l'Opéra de Nice... en famille.





Cela faisait un moment que je voulais y emmener les enfants... maintenant qu'on vit tout près, nous avons pu enfin l'organiser: profiter de l'offre culturelle intéressante de l'opéra de Nice pour les enfants, en emmenant toute la famille à un concert le dimanche matin.

Au moins un dimanche par mois, dans le cadre de "l'Opéra en famille", un évènement musical est organisé: gratuit pour les moins de 12 ans, 8€ pour les adultes.
(le programme est disponible ici)


lundi 17 octobre 2016

"Dans le jardin de l'Ogre" et "Chanson Douce" de Leïla Slimani. Ou les affres de la féminité et de la maternité.



Une très bonne amie m'a prêté "Dans le jardin de l'Ogre" et "Chanson Douce" de Leïla Slimani (Gallimard).
J'avais entendu parler du premier livre prometteur de cette auteur, puis le temps a passé et je n'y ai plus pensé... mon amie me connait bien, elle a visé juste en me les offrant: je les ai dévorés.



mercredi 12 octobre 2016

Trois enfants, 8 ans, 6 ans, bientôt 3 ans: le traditionnel petit bilan de rentrée




Tout comme l'année dernière (et l'année d'avant), j'ai eu envie de me poser un peu pour dresser un petit bilan de rentrée pour mes enfants. Je sais que la rentrée a eu lieu il y a moult semaines déjà, mais  le temps passe de plus en plus vite chaque année...


mercredi 14 septembre 2016

Femmes


modigliani


 Je suis belle, je suis mince, je souris du matin au soir. J'ai fait le petit dernier un peu sur le tard. Chaque matin je cours en accompagnant les grands à l'école, ma queue de cheval blonde se balance sur mes épaules. Je suis enviée, et je le sais. Ce weekend mon mari m'a annoncé qu'il pensait vouloir me quitter pour une autre. Le mois dernier nous avions signé le compromis de vente pour notre nouvel appartement, plus grand, plus lumineux. Même quand je pleure, je souris.


lundi 12 septembre 2016

Une rentrée à Nice, premier arrêt: One Love Barber Shop




Depuis la fin de l'été, nous avons quitté notre colline tranquille de Nice, pour venir vivre en centre-ville.
Cela signifie: pas mal de changements.


jeudi 8 septembre 2016

"La Petite Femelle", de Philippe Jaenada





J'ai -enfin!- terminé "la Petite Femelle" de Philippe Jaenada... (Livre qu'on m'a offert cet été)
Après "Anna Karenine" de Tolstoï cet hiver, cela faisait un moment que j'attendais d'être emmenée par un livre, de vivre à nouveau un coup de coeur littéraire, de me plonger dans un pavé approfondi et passionnant.

C'est chose faite avec ce portrait de femme.

mardi 30 août 2016

Des vacances françaises




 Je n'ai pas beaucoup ouvert mon ordinateur cet été...
depuis les évènements du 14 juillet, qui n'ont eu lieu qu'il y a un mois et demi, j'ai l'impression qu'il s'est passé une vie...
Cet été a été intense: dur, et revigorant à la fois.


mardi 19 juillet 2016

Nice. La foule



le Figaro



Je n'ai jamais été fan de la foule. Depuis longtemps, j'évite les rassemblements, les salles de concerts, les stades.
D'abord parce que je ne m'y suis jamais sentie en sécurité (mon petit côté claustro), ensuite parce que je n'aime pas les phénomènes de groupe. C'est mon côté animal solitaire, mais je trouve que le groupe rend idiotes des personnes qui, individuellement, sont d'intelligence normale (oui, c'est un peu mon côté radical).
(Vous devinez donc aussi que je n'aime pas spécialement les manifs)
Logiquement, après le Bataclan, j'évite encore plus ces endroits.

Je n'étais pas sur la Prom' pendant la minute de silence, pour plusieurs raisons aussi. Bon, d'abord parce que j'avais mes enfants, ensuite parce que je trouve ça ridicule, enfin parce que j'ai besoin de me maintenir un minimum en dehors de tout ça pour gérer le truc, et toutes les angoisses qui vont avec. C'est très personnel.

Entendons-nous bien, je ne critique pas du tout ce rassemblement, je l'ai d'ailleurs trouvé émouvant et fort. C'est juste qu'à titre personnel, je ne m'y serais pas spécialement sentie a l'aise.

Je n'ai pas de problèmes non plus avec la façon dont chacun gère le choc, le deuil. Je comprends à la fois ceux qui ont besoin de se recueillir, d'exprimer leur tristesse ensemble, que ceux qui ont besoin de continuer à vivre, à sortir. (Même si, pour moi, la Promenade des Anglais a quelque chose de sacré en ce moment, et il me paraîtrait incongru d'y faire mon footing ou d'aller me baigner juste à côté)
Mais je n'aime pas la foule.

Même si dans le fond, le niçois est grande gueule, et c'est pour ça qu'on l'aime, et que je comprend tout à fait les sifflets contre Manuel Valls (franchement, qui aurait envie de serrer dans ses bras des gouvernants qui ont du sang sur les mains, et nous expliquent, philosophes, que rien ne pourra être fait, qu'il faudra s'habituer à voir nos enfants crever d'une mort violente, que "tout a été fait, et bien fait", dans la lutte contre le terrorisme? -je développerai cela dans un prochain billet, mais, vu de Nice, où la gauche a été quasiment éradiquée, où les discours baba-cool n'existent pas et où la langue de bois n'est pas admise, ce discours angélique n'est pas audible, et les élites parisiennes devraient prendre plus en compte cette colère), que ce n'est pas à lui de décider si ces sifflets sont indignes ou pas, et qu'il doit juste se taire face au deuil que vivent les Français, je suis mal à l'aise avec ce hurlement collectif. Une personne se met à huer, et puis une autre... Et tout le monde suit, par mimétisme. Cela aurait pu être des pleurs, ou des insultes, ou plus que ça... Et cet effet moutonnier me fait peur.

J'ai vu qu'à l'emplacement du camion, il y avait tout un tas de détritus déposés par la foule. Je comprends ce besoin de se défouler, d'expulser la colère, ce petit mausolée morbide a une valeur cathartique... Mais ce défoulement collectif ne m'inspire pas.

Le soir du drame, j'ai vu sur Facebook un statut dénonçant le comportement d'un restaurant, le Grand Balcon, qui aurait fermé ses portes aux personnes ayant eu besoin de secours... Et j'ai surtout vu que ce statut avait été partagé des milliers de fois en très peu de temps, en en rajoutant contre la gérante, sans prendre la peine de savoir ce qui s'était passé.

Ce genre d'acharnement de violence contre une personne, ce jugement version far-west, c'est selon moi, proche du lynchage. Quelque chose qui fait du bien à la foule assoiffée de revanche, au détriment de quelques pauvres victimes. (Que je sache, ne nous trompons pas... le monstre ce soir là était cette petite bite ignare, ce rebut de la société, ce fils de chien alcoolique, pas assez couillu pour assumer sa sexualité, ce putain d'enfoiré de terroriste... pas cette dame) (pardon, ça c'est mon côté Gilles de la Tourette)
D'autant que le gérant -et ami- d'un restaurant, situé en face du High Club (boîte de nuit abritant ce soir là un hôpital de guerre improvisé), a reçu lui aussi pour ordre de fermer ses portes afin d'abriter la cellule psychologique d'urgence pour recevoir les proches.

Ce genre de mouvement de foule me fait penser aux vengeances populaires, aux tontes des femmes après la Libération.
L'être humain a un côté obscur, une part de violence... Nul besoin de l'encourager, car, en groupe, il peut faire des choses folles très rapidement.

Alors ok, parce que certes, je suis un peu sauvage, mais pas complètement misanthrope non-plus, je sais aussi que le groupe a des vertus, que l'humain a besoin de se retrouver, de se coller à ses semblables pour se réchauffer... les messes et autres rassemblements, les chants, les chorégraphies, ont un pouvoir immense sur le cœur et l'âme...

Quand ils sont là pour transcender la douleur, pas pour y répondre sur le même mode.
(Même si, au fond, je comprends que face à tant d' injustice, l'animalité, la sauvagerie qu'on a tous en nous, à peine enfouie sous la fine couche de civilisation et d'éducation de chacun, ait besoin de ressortir)

J'espère qu'on y arrivera.



l'Insoutenable Légèreté de l’Être

mercredi 6 juillet 2016

Une mère (en vacances)


"Domestic bliss", Susan Copich


Vous hésitez entre ajouter une sixième heure de sommeil dans vos 24h en faisant une petite sieste... Ou vous préparer à manger? (Je croyais que ça valait juste quand on avait un nourrisson, mais des années après, j'y suis encore...)

Vous n'avez trouvé, comme créneau pour vous épiler, que le lundi soir à 23h?

Entre une soirée apéro-resto-festival de jazz, pour votre anniversaire, et retrouver votre lit avec un bon livre en éteignant les lumières à 21h, vous connaissez évidemment votre préférence, mais vous n'osez pas trop le dire, de peur de passer pour un bonnet de nuit mormon au régime, abstinent et dépressif?


lundi 4 juillet 2016

"Une jeunesse sexuellement libérée (ou presque)" de Thérèse Hargot.

http://www.albin-michel.fr/ouvrages/une-jeunesse-sexuellement-liberee-ou-presque-9782226320124



Depuis un moment, ce livre  Une jeunesse sexuellement libérée (ou presque), de la philosophe et sexologue Thérèse Hargot (jeune trentenaire, mère de trois enfants) était dans ma pile à lire, sur ma table de chevet. Bien qu'attirée par le sujet, j'étais aussi un peu rebutée par le thème, d'apparence clairement déprimante.

J'ai trois jeunes enfants... je suis déjà prévenue par l'entourage (parents d'enfants un peu plus âgés, profs de 6ème-5ème...), je sais que les très jeunes ados d'aujourd'hui ont accès aux images porno bien plus facilement que notre génération (merci les smartphones, merci à cette société qui fait que les parents sont les premiers à pousser des cris d'orfraie, s'alarmer du fait que les enfants font tout de plus en plus tôt, mais qui sont aussi, paradoxalement, les premiers à croire devoir équiper leurs enfants en smartphones le plus tôt possible, à les jeter littéralement dans la gueule du loup...), et que c'est bien avant la fin de l'école primaire qu'il va falloir préparer nos enfants à la réalité, leur parler...
Mais, c'est humain, il y a certaines choses qu'on sait ou qu'on devine, en tant que parents, et qu'on aimerait ne pas trop regarder en face, de peur d'être dévastés en constatant l'évolution de la jeunesse en 30 ans (sans parler du coup de vieux qu'on y prend au passage).

samedi 2 juillet 2016

Mare Nostrum. Retour au pays natal.




Quand on a grandi près de la Méditerranée,
 qu'on a vu son papa, tous les matins, le regard émerveillé, ouvrir les volets face à l'horizon,
qu'on a plongé son regard, chaque jour, en prenant son petit-déjeuner avant d'aller à l'école, dans un bleu différent.
Qu'à l'aube, l'hiver, les jours de grand beau temps, on y a souvent aperçu se découper le mirage de l'Ile de Beauté,


mardi 31 mai 2016

Yoga et Côte d'Azur: Enso Yoga Shala, à Sophia-Antipolis




 Ardha MatsyendrasanaNamaskara mudra

crédits photo: Enso Yoga Shala

Cela faisait des mois que j'en avais envie... j'ai enfin bravé ma flemme, et suivi une copine, aussi addict que moi au yoga, jusqu'à Sophia-Antipolis, pour prendre un cours d'alignement au Studio Enso Yoga Shala,

Pourquoi braver les éléments (en l’occurrence, la distance, l'autoroute sans parler du soleil et de la chaleur, hu hu) me direz-vous...? Eh bien parce que j'ai eu la chance de pratiquer deux fois avec Aman Singh il y a trois ans environ, lorsqu'il n'avait pas encore créé son studio et donnait des cours à Nice... et que, emballée par sa technique, son physique de chat, sa gentillesse, son humilité, son sourire et sa voix envoutante, j'en avais gardé un excellent souvenir, j'avais énormément appris, et je rêvais de recommencer!


vendredi 27 mai 2016

"Marie-toi et sois-soumise" et "Epouse-là et meurs pour elle" de Costanza Miriano





 Bon. Fidèle à mon honnêteté intellectuelle (vous connaissez mon intégrité hors du commun!), j'ai prolongé la lecture de "Marie-toi et sois-soumise" par le tome 2, "épouse- là et meurs pour elle" (Costanza Miriano).

Ce billet est donc la suite de celui-ci, dans lequel j'écrivais mes réflexion avant lecture.

Ce livre est effectivement "affreux", car au lieu de décrire des vies de couples aseptisées et politiquement correctes "Najat Vallaud Belkacem approved", un partage des tâches parfait et purement mathématique, des mamans parfaitement à l'aise dans leur carrière ET dans la maternité, et des papas qui prennent le congé parental... Il parle de la réalité.

Il y a ce qu'on voudrait donner comme image... Et il y a nos discussions avec nos copines (plus sincères et réalistes, donc). Ce livre a cette sincérité-là.

Dans ce livre il y a des propos avec lesquels je ne suis pas d'accord, d'autres visions (plus nombreuses) de la vie de couple que j'approuve.



lundi 23 mai 2016

"Marie-toi et sois soumise" (de Costanza Miriano): mes réflexions avant lecture...




Je suis indécrottable: un peu alléchée par la lecture de quelques critiques sévères écrites contre ce livre -"un brûlot anti-féministe encourageant la violence conjugale, a censurer de toute urgence"- (les incitations à la censure c'est quand-même une méthode marketing hyper efficace!) j'ai eu envie de me faire mon idée par moi-même.

D'autant que je suis bêtement ravie de mon sort d'épouse, que je pense sincèrement que, alors que je n'ai jamais rêvé d'avoir des enfants, si je n'étais pas devenue mère, je serais finalement passée complètement à côté de ma vie, que je me suis mise à la couture, et que j'ai une rubrique "bobonne à la cuisine"! Je réunis donc quasiment tous les critères de la femme soumise, hé hé!

dimanche 22 mai 2016

Festival de Cannes, Vieux-Nice, Mud Day et "Allumés de la Pleine lune": une semaine en photos





Cette semaine, nous avons eu l'opportunité d'aller passer une soirée au festival de Cannes.
Comme je ne dis pas souvent non à une petite sauterie sans les nains, qui plus est en portant autre chose que mon jean, j'ai accepté cette invitation!

Le Festival de Cannes ne me fascine pas du tout. J'aime le cinéma, mais j'avoue que ce genre de mondanités organisées sur la Côte d'Azur, et participant aux clichés qui, aux yeux de certains, rendent détestable notre région, n'est vraiment pas mon truc. 
Ajoutez à cela mon peu d'attrait pour le monde de la nuit en général, ainsi que pour la foule (oui, je suis un peu sauvage...), et ça correspond à tout, sauf à du rêve.


dimanche 15 mai 2016

Nice et moi (quitter Paris, 7 ans après)



J'ai grandi sur une petite ville de la Côte d'Azur. Avec l'horizon pour repère, les volets s'ouvrant chaque matin devant la mer, l'école à quelques minutes en voiture en bas de la colline, le plongeon dans la piscine entre midi et deux avant de retourner au cours de maths.

J'ai vécu, étudiante et plus tard, presque 10 ans à Paris. Avec mon parisien de Jean-Chou, lui même très attaché à ma région, nous avons su forcer un peu le destin, et eu la chance que ça fonctionne, pour revenir quasiment au bercail.
 J'étais devenue le cliché de la parfaite petite parisienne, speed, stressée, et même un peu névrosée... mais je sentais au fond de moi que je me perdrais, si je restais dans cette vie urbaine à l'excès. Et surtout, ayant eu mon premier enfant à Paris, j'ai vite compris, en courant pour être à l'heure chez la nounou chaque soir pour apercevoir mon enfant quelques minutes avant qu'elle se couche, en voyant le ciel gris à travers la fenêtre de notre petit salon le samedi matin et en nous creusant la tête pour savoir comment s'aérer avec notre bébé pendant le week-end, en comptant les jours et en rêvant de manière absurde et disproportionnée à nos prochaines vacances comme seule façon de nous relâcher enfin et de supporter notre vie quotidienne, que ce n'était pas là et comme ça que j'envisageais la vie, la maternité, ni comme ça que je voulais élever mes enfants (d'autant que j'en voulais plusieurs)

A Paris, une fois que j'ai su que nous allions pouvoir redescendre sur notre Côte d'Azur chérie, je me suis prise à fantasmer: je m'imaginais déambuler au marché, sur le cours Saleya, en petite robette à fleurs, espadrilles compensées et cheveux aux vents, mon panier en osier sur l'épaule, entourée de ma marmaille, sentant bon la fleur d'oranger. Comme dans une pub du Petit Marseillais. Le retour aux sources de la parisienne en burn-out.


vendredi 6 mai 2016

La maternité (version réaliste)






S'accrocher, tenir bon, serrer les dents, y croire, résister, patienter, essayer de prendre 2h pour soi, s'entretenir comme une sportive, essayer de dormir un peu par-ci par-là.

Ne pas trop ressasser, admettre que oui, c'est dur, que oui, on a le droit de se plaindre, que non, les hommes, même s'ils nous comprennent, ne vivront pas les choses aussi durement, même s'ils ont leur part de difficultés eux aussi, qu'on sera toujours un peu en décalage, qu'évidemment pour le couple c'est parfois la quadrature du cercle, que c'est beaucoup de frustrations, mais que ça va passer, je te l'assure.
Ne pas trop en vouloir à l'autre, essayer de rester positive car être optimiste, voir le bon côté des choses, ce n'est pas naturel, c'est un choix, une technique de survie.